‹ Traité de physique expérimentale et mathématique (volume 2)Chapitre 62 sur 121 · DES VASES · texte numérisé non relu

DES VASES

MAXIMUM APPARENT de condensation en degrés de Réaumur.

Calculé ,

Observé.

Excès

de l’observation.

Flintglass. ......

Fer »...

Cuivre

Laiton

Poterie d’étain. . . .

Plomb

(1) J’emploie cette valeur telle qu’elle se trouve dans la Chimie de Thomson, tome 2, page 256, traduction française. Dans le Journal de Nicholson, le nombre de degrés rapporté pour î’étatn est le même que pour le cuivre ; ce qui est probablement une faute d’impression , d’autant que la valeur donnée par M. Thomson s’accorde bien avec la théorie.

DES LIQUIDES, 24 i

Les différences qui existent entre le calcul et l'expérience sont extrêmement petites. Elles peuvent tenir à quelques faibles différences entre les dilatations des matières observées par MM. Lavoisier et Laplace, et les dilatations de celles qni formaient les vases de M. Dalton; d’autant plus que les erreurs de la dilatation sont extrêmement agrandies par la petitesse du diviseur dont elles sont affectées dans l’expression de T. Mais de plus, comme les légers écarts de la formule affectent en général des valeurs négatives , je serais porté à croire que l’eau employée par M. Dalton n’était pas parfaitement pure , et qu’elle contenait quelque petite quantité de substance saline, qui abaissait un peu son maximum de condensation. Cela expliquerait pourquoi , en se servant de vases dont la dilatation était presque insensible, par exemple, de poterie de terre, M. Dalton a trouvé le maximum apparent plus bas que le terme ordinaire dû maximum véritable, et une fois entre autres à + i°,78 R , tandis que notre formule, pour l’eau distillée pure, et privée d’air, donne le maximum vrai à 20, 74 R 5 près de i° R, plus haut que l’observation de M. Dalton.

M. Dalton a encore observé que, dans ses vases , l’eau se tenait à égale hauteur , pour des changemens égaux de températures, au-dessus ou au-dessous de celle qui répondait au maximum apparent de condensation. Ceci est encore une conséquence de notre formule ; en effet , l’expression générale de la dilatation apparente Ax , dans ces basses températures , est

At — (« — K) T -f 6Ta4-cTL

En nommant T' la température du maximum apparent de condensation, nous avons vu qu'elle était donnée par l’équation

o ~ (a — K- ) ~b 2&T' -f 3 cT'a.

Faisons en général

c’est-à-dire, comptons les températures au-dessus ou au-dessous du maximum de condensation apparent ; en substituant cette valeur de T dans Ax, nous aurons

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