OS
Cette opération donnera la valeur de l’angle ç , avec une précision suffisante , parce que O S est supposé très-grand comparativement à O P.
Pour que l’objet qui sert de mire puisse être ainsi observé par réflexion et par réfraction , il faut qu’il soit suffisamment lumineux ; il faut aussi qu’il ait peu de diamètre , afin que l’on pointe plus exactement à son centre. Rien n’est plus propre à remplir cette condition que la flamme d une lampe à courant d’air autour de laquelle on place , outre sa cheminée de verre, une autre cheminée ou enveloppe cylindrique de ferblanc percée d’un trou rond à la hauteur du centre de la flamme. On a ainsi pour point lumineux un petit disque extrêmement brillant , qui peut très-bien s’observer par réflexion et par réfraction à cinq cents toises de distance, quand l’air n’est pas chargé de brouillards. Les observations de réflexion peuvent se faire de jour, en plaçant derrière le prisme un morceau de drap noir pour intercepter les rayons directs venus des objets environnans qui , se mêlant avec l’image réfléchie, l’affaibliraient quelquefois au point de la rendre à peine visible. Pour la réfraction, il n’est pas possible d’employer un moyen semblable ,
parce qu’en interceptant les rayons venus des objets extérieurs qui se trouvent dans la direction du point lumineux , on cacherait nécessairement ce point : aussi la mesure de la déviation du rayon réfracté doit elle se faire de nuit.
Pour l’obtenir, on choisira à volonté un point O , fig. 36 , sur la direction du rayon réfracté I' O , et l’on y placera le centre d’un cercle répétiteur, dont on dirigera le limbe de manière que l’image réfractée et l’image directe se trouvent l’une et l’autre dans son prolongement. On y parviendra d’abord par approximation, à la vue simple, et ensuite on rendra la condition rigoureuse en se servant du fil horizontal de la lunette pour vérifier le parallélisme comme nous l’avons dit plus haut. Cela fait, il ne restera plus qu’à mesurer l’angle I' O'S , selon l’usage ordinaire de l’instrument. Cet angle sera la déviation que nous avons désignée par A. Il faut connaître aussi l’angle J formé en S par les rayons S O, SI, menés de l’objet à l’observateur, et au point d’incidence. Comme cet angle sera très-petit , puisque nous plaçons le signal à une grande distance , on le déterminera simplement par une opération graphique. Du point O l’on tendra un fil dans la direction O S , et l’on mesurera la plus courte distance IP du point I à ce fil. Comme on est censé connaître la distance O S , on connaîtra aussi P S , et par consé-