THÉORIE PHYSIQUE DE LA RÉFRACTION
expérience que ces erreurs peuvent souvent aller à 4 et 5 minutes. L’horizon apparent sera ainsi abaissé , quand la mer sera plus chaude que l’air. Au contraire, si elle est plus froide, le décroissement des densités suit une loi beaucoup plus rapide qu’à l’ordinaire , et l’horizon apparent s’élève à une hauteur très-considérable. On éviterait ces erreurs en n’observant pas les hauteurs des astres au-dessus de l’horizon de la mer , mais au-dessus d’un horizon artificiel placé hors des couches inférieures où se fait toujours la variation extraordinaire de la densité. Mais ce moyen n’est pas toujours facile , et à bord des ■vaisseaux il est tout-à-fait impraticable, à cause du mouvement de la mer. Dans ce cas , on corrigera l’erreur en prenant , s’il est possible , la distance des deux horizons opposés de la mer ; l’excès de celte somme sur deux angles droits donnera le double de la dépression apparente de l’horizon qu’il faudra employer dans le calcul. Ainsi on connaîtra cette dépression en prenant la moitié du résultat. Malheureusement cette observation des deux horizons, qui a été indiquée par M. Wollaston, paraît très-difficile à faire avec exactitude ; mais s’il n’est pas en notre pouvoir de rectifier l’erreur qui se produit dans ces circonstances, il est du moins utile d’être prévenu de son existence et du sens dans lequel elle peut agir , afin de pouvoir s’en défier ; c’est pourquoi j’ai cru devoir dire deux mots des résultats précédens.
DE LA DOUBLE RÉFRACTION