XX. A
y ' «— a2 sin 0 sin -sr.
Ce sont les trois coordonnées du point de contact. En résolvant l’équation qui donne z\ je n’ai pris que le signe négatif du radical , parce que, dans la construction que nous avons adoptée , le point de tangence est nécessairement situé du côté des z négatifs. Maintenant soit r" la longueur du rayon mené de ce point au centre de l’ellipsoïde , on aura , d’après nos notations précédentes ,
t / If A /
z ~ r cosÔ£ æ r sin 0 t cos *ïïx y m: r sin B r sin ;
de là on tire
tang 6 , ' cos zr x
tang Ô / sin zz1
et en mettant pour x , y' , z" , leurs valeurs, il vient
a 2 sin 0 sin zz
tang 9/ sin srt =
ïang 0/ cos ’zzl
\/ A — a 2 sin2 0 ( A sin2 zs - -p b2 cos2 zz ) a2 b 2 sin 0 cos zz
A y A - — a 2 sin2 ô (A sin2 3- -p b2 cos2 zz)
DE LA DOUBLE REFB ACTION. 3/|3
sur quoi il faut se rappeler qu’on a
A rrr a? sin2 A -{- b2, eos2 A ,
B ( b2 — a 2) sinA cos A ,
b étant la constante de la réfraction ordinaire , et a celle de la réfraction extraordinaire , observées l’une et l’autre sur une face d’incidence parallèle à l’axe du cristal , et dans un plan d’incidence perpendiculaire à cet axe.
Pour vérifier ces formules , cherchons d’abord à en déduire les résultats particuliers que nous avons obtenus immédiatement. Faisons, par exemple, A— go0, l’axe sera dans le plan de la face , et nous aurons À a2 , B =; o. C’est le cas de notre plaque parallèle à l’axe. Les formules générales étant particularisées par ces suppositions , donnent
. , . a sin 9 sin 73 -
tan g 9 , sin zr[ = - — —
[/ 1 — sin2 6 (b2 cos^ sr <2“ sin* zr)
tang 9/ COS rr:
b 2 sin ê cos •zr
a 1 — sin2 9 [b% cos2 -sr -f- a2 sin2 zr) *
En divisant ces équations l’une par l’autre, on en tire
tang srx = — tang ar.
Quand sr — o , zs-, r=r o ; quand zr c)o° , •sr, ~ qo° : mais , dans toute autre position du plan d’incidence , les valeurs de •sr et -aï-J diffèrent. Aussi avons-nous remarqué que, dans les deux premières directions, le rayon réfracté extraordinairement ne sort pasdu plan d’incidence, tandis qu’il en sort pour toutes les autres.
Si l’on fait -sr — qo0 , nous aurons le plan d’incidence perpendiculaire à la section principale, et parconséquent aussi à l’axe du cristal, puisque nous avons fait A — go. Cette supposition rend cos zsqnul, et donne srt~g o° ; après quoi, la première équation
a sin 9
se réduit à tang 0/ — - ;
\/ 1 — #2sin2ô
d’où l’on tire sin 6/ = a sin 6 ,
comme nous l’avons déduit de l’expérience. Si, au contraire, nous
DE LA DOUBLE REFRACTION
faisons wrro, il viendra a-, nr: o, et la seconde équation donnera
b b sin 9
tang 0 — .
a \/ ! — sin2 9
Or , dans le rayon ordinaire , on a
sin 0' — b sin 0 ;
par conséquent
tan 9'
b sin 9
\/ 1 — b2 sin2 9
et cette valeur substituée dans notre formule nous donne
tang 0/ = - tang 0' , a
comme nous l’avions aussi trouvé.
Veut-on, au contraire, que l’axe devienne perpendiculaire aux faces du cristal , il n’y a qu’à faire A = o j ce qui donne
et avec ces valeurs , on aura
, . a2 sin 9 sin 23-
tang 9t sm^rr: - ■
b [/ 1 — a2 sin2 9
a2 sin 9 cos w
tang 8/ cos ■ar, ■ ■ .
b V 1 — a2 sin2 9
En divisant ces équations l’une par l’autre , on en tire
tang 7srl — tang vr ;
et par conséquent «rf ~ •ar , c’est-à-dire que le rayon réfracté extraordinairement ne sort pas du plan d’incidence. C’est un résultat tout simple , puisque la force répulsive émane de cet axe. D’après cela , les deux équations précédentes s’accordent
f a2 sin 0
pour donner tang 0t = — — .
b V 1 — <za sin2 0
Pour bien analyser ce cas , soit , fig. 101 , K IL le plan d’incidence, et IK la section faite par ce plan dans la face par laquelle la lumière pénètre ; l’axe A À' de l’ellipsoïde, toujours parallèle à l’axe du cristal, sera perpendiculaire à IK. Alors les deux réfractions seront données par les tangentes KO, KE, menées du point K au cercle CAC' et à l’ellipse B AB', situés
1)E LA DOUBLE REFRACTION. 3/F5
l’un et l’autre dans le plan d’incidence, et décrits, l’un avec le rayon b , l’autre sur les axes 2 b et 2 a. Il est facile de vérifier cette construction par la formule même. En effet , considérons
un angle auxiliaire tel qu’on ait
. a sin 0
sin ôa = a sin 0 , on en tirera tang ôa — — — ,
V i-—a* sin2 d
et par conséquent,
tang 6/ — - tang 0a.
Or, pour construire , il n’y a qu’à décrire du point I, comme centre , un cercle B N' B' avec le rayon I B = a , et du point K mener à ce cercle une tangente Ke; alors l’ordonnée correspondante de l’ellipse donnera le point E qui convient à 0/ : mais il est évident qu’on l’obtiendrait de même en menant du point K la tangente K E à l’ellipse j ce qui réalise encore la construction de Huyghens.
Ce résultat peut se vérifier comme celui de la page 33a , par des observations d’amplitude , en mesurant l’écart des deux rayons ordinaire , extraordinaire , après qu’ils ont traversé une plaque de l’épaisseur e. Soit, fig. 102 , IN' la normale au point d’incidence , et I O , X E les deux rayons , les deux surfaces de la plaque étant supposées parallèles , on aura
esin(0.'— 6')