MANOMÈTRES
790. Le manomètre a pour but, ainsi que nous l'avons dit, de faire connaître à tout instant la pression de la vapeur dans la
APPAREILS ACCESSOIRES DE SLHETÉ. loS
chaudière. C'est d'après ses indicatioas que le chaufTeur conduit son feu. Quand le manomëlre a une tendance à baisser, le chauffeur active le tirage et pousse le feu de manière à relever ]a pression afin d'éviter de trop grands écarts.
Les premières chaudières à vapeur fonctionnaient h basse pression ; l'excès de la tension intérieure sur la pression atmosphérique, était inférieur à une atmosphère, c'est-à-dire à la pression exercée par une colonne d'eau de 10",33 de hauteur, ou par une colonne de mercure de0'",76. Cette pression pouvait se mesurer au moyen du manomètre à mercure, appareil formé d'un tube de verre à deux branches recourbées en siphon renversé et contenant dumercure. En mettant l'une des branches en communication avec la chaudière et l'autre avec l'atmosphère, la différenée de niveau dans les deux branches indiquait en hauteur de mercure la pression de la vapeur. Généralement, on graduait les colonnes en fractions d'atmosphère.
Le mercure avait été choisi à cause de sa grande densité, qui permettait de répartir sur nne h&uteur de o",76 les indications de l'instrument.
Quand on commença à uUliser des pressions plus élevées, il &llut augmenter la hauteur des branches du manomètre qui devint plus ' fragile et plus difficile à installer. En même temps les ^aods déplacements du niveau du mercure rendaient la lecture peu commode. On dut modifier la construction ,,
et on donna à la branche
libre du manomètre un diamètre notablement supérieur à celui de l'autre branche. D'autres fois, on construisit un appareil composé d'une série de tubes recourbés, dont la partie inférieure était remplie de mercure jusqu'au niveau MN, et la partie supé-
i;i8 CHAUDIÈRES A VAPEUR,
ricure remplie d'eau. Le mouvement du mercure dans l'une des branches se transmet exactement dans les autres ; il est facile de voir qu'en se servant d'un appareil à dix branches, le déplacement du niveau du mercure sera un peu plus de 0,10 de la pression effective à mesurer. Une échelle graduée cd permet àv faire directement la lecture. Les tubes sont en fer, sauf la partie ah sur laquelle se lisent les indications et qui est on verre (fig. 449). On peut se dispenser d'employer un tube de verre en se servant d'un flotteur équilibré disposé pour que la lecture puisse être faite sur une échelle graduée.
Ënfm on eut recours au manomètre à air comprimé (fig. 4^0-451); la course du niveau se trouvait limitée, mais on mAme temps elle diminuait, suivant la Ifiidc Mariotte,àmesurequela pression augmentait; les indications devenaient donc de moins en moins précises. Pour régulariser autant que possible les divisions on était obligé de recourir à l'emploi de tubes coniques qu'on graduait par comparaison avec un manomètre étalon. Mais un autre inconvénient se produisait, le volume d'air contenu dans l'appareildiminuaitprogressivemcnlpar suite de l'oxydation du mercure. 11 est vrai que l'on pouvait remédier à cet inconvénient en remplaçant l'air par un gaz inerte tel que l'azote ou l'acide carbonique ; mais c'était là une complication assez délicate.
On a été amené à remplacer tous ces appareils fragiles el généralement encombrants, par des manomètres métalliquesuniversellement employés aujourd'hui.