‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 100 sur 232 · EVAPORATION PAR DISSOLUTION DE LA VAPEUR DANS L'AIR · texte numérisé non relu

EVAPORATION PAR DISSOLUTION DE LA VAPEUR DANS L'AIR

une notable quantité de soude qu'il est intéressant de récupérer.

L'appareil que nous allons décrire est destiné à l'évaporation des vinasses et peut traiter 1,600 hectolitres par journée de a4 heures.

L'opération comprend deux phases successives : la concentration et l'incinération. La concentration s'effectue dans le carneau e situé près de la cheminée et l'incinération s'opère dans la série de fours à réverbère a. Les masses à évaporer arrivent des réservoirs, où elles sont emmagasinées, par un tuyau muni d'un robinet à flotteur L destiné à maintenir constant le niveau du liquide, qui couvre sur une épaisseur de om,2o tout le fond de la cheminée et le radier du carneau e.

Pour activer l'évaporation, on a monté deux et même parfois trois arbres g munis de bras de o,o5 de diamètre terminés par des sortes de cuillers et plongeant d'une dizaine de centimètres dans le liquide. Ces arbres et ces ailettes sont animés d'un mouvement de rotation de 3oo à 4°o tours par minute et projettent jusqu'à la voûte une pluie de gouttelettes en sens inverse du mouvement des gaz chauds qui se rendent à la cheminée.

Les surfaces de contact sont ainsi tellement multipliées que les gaz chargés de vapeur s'échappent à une température de 60 à 8o° seulement.

Quand le liquide a atteint un degré de concentration suffisant, 00 le fait écouler par des carneaux découverts dans les fours à incinérer ; ceux-ci sont chauffés par de la houille qui brûle sur 4 grilles, adossées deux à deux, qu'on peut voir en plan sur la figure 547.

Le liquide achève d'abord de se concentrer et, bientôt, il se dégage de la masse une grande quantité de gaz qui s'enflamment tu contact de l'air neuf qu'on laisse pénétrer par des ouvertures spéciales pratiquées dans la paroi d'extrémité c du four.

Pour obtenir une combustion plus parfaite et une meilleure utilisation, on divise le courant d'air en une série de petits jets au moyen d'une cloison, disposée à l'intérieur du four et formée de plaques de fonte d< percées d'un grand nombre de petites ouvertures.

Se*. II. — 2i

ÏVAP0RAT10N.

Pendant que la masse est en feu el se calcine, il faut la remu énergiqnenient avec un ringard ; cette opération Érts pénible, dure parfois une heure, exige la présence 'l'un bûmmé |>our service d'un four à incinérer.

ti

Entre le carneau v d'évaporalion et la chambre d'incinén

se trouve un large espace destiné à permettre le dépôt des p sières salines ainsi que des cendres provenant des mati cinérées el qu'entraînent avec eux les produits de la combust

KYAPORATION A LA TEMPERATURE DE I/ÉBULLITIOS.

tillM souvent les gaz chauds sortant lie générateurs de r produire l'évaporation avec une moindre dépeate bustibla.

lis les papeteries et les distilleries, on a constaté que la quan-

eau enlevée par ce procédé pouvait atteindre 19 à ao kilogr.

ranime de houille brûlée sur les grilles* A première

ces résultats défiassent le rendement théorique, mais il

avoir soin de remarquer qu'on devrait compter la chaleur

ri* par les foyers des générateurs et celle provenant de la

utslion des matières organiques renfermées dans la masse

alternent sur les soles des fours a. Il faudrait de plus tenir

• chaleur dépensée par la machine servant à action-

es arbres des agitateurs. Cette chaleur correspond à un tra-

ilenviron 2 chevaux pour chacun d'eux, soit 100 kilogr. de

Ile par > i heures et par arbre,

est en outre probable que Y évaporai ion n'est pas tout à M quVlle parait être. On doit perdre du liquide par entrai-

tt à la cheminée ainsi que par infiltration dans les maçonet il peut y avoir altération des matières salines Iraitééi >ntact des produits de la combustion de la houille. Quoi qu'il >it, le four Forion est assez économique et rend des services s usines où il est employé.

ÊVAPORATION A LA TEMPERATURE

hE LÉBULLITION.

uand on n'a pas de chaleur perdue à utiliser, il est plus locnique d'opérer l'évaporatiou à la température d'ébullition. elle ébullition se produit à une température d'autant moins ; que la pression est plus faible et on a souvent avantage à un vide partiel dans les appareils» afin d abaisser cette nttm el d'éviter 1 altération des matières traitées, comme xemple, lorsqu'il s'agit de jus suer

EVAPORATÏON.

Quand on opère à l'air libre, la température d'ibulUtû

I «au contenant des matières dissoutes s'élève au-dâaauadt c'est généralement le cas îles liquides sucrés nu salés qu'on met à l'évaporation.

Nous considérerons deux cas ;

i° Évaporation sous la pression atmosphérique

tf Evaporation dans le vide.

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