‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 108 sur 232 · ÉVAP0RAT10N A EFFETS MULTIPLES · texte numérisé non relu

ÉVAP0RAT10N A EFFETS MULTIPLES

ication du sel par évaporation, on compte qu'un kilogr.

rrnri d'extraire au maximum 3 kilogr. de sel. Lors-

opère dans de telles conditions on est entraîné à une

énorme de combustible pour obtenir un produit de

N nécessité qui doit être vendu à bas prix. 11 y a donc

avantage à opérer dans des chaudières disposées pour

Hiner comme le triple effet employé dans les sucreries. En

ît la chaleur latente de la vapeur d'eau à chauffer d'autres

feres, on peut arrivera réaliser une économie considérable

dépense du combustible et diminuer beaucoup le prix de

it de l'opération.

omme dans tout appareil 1 effets multiples, la première

idière est chauffée directement soit à feu nu, soit par de la

Hir provenant de l'échappement des machines ou empruntée

générateurs de l'usine. Chaque chaudière suivante est

Jfée par la vapeur se dégageant de la chaudière qui la préît la dernière chaudière envoie sa vapeur au condenseur, température va en décroissant d'un appareil au suivant, ste ainsi dans chaque chaudière un écart de température tle fluide chauffant et le liquide chauffé, ce qui permet la m de la chaleur, ir utiliser la chaleur de l'eau condensée, on fait passer ri descendant, dans un serpentin immergé dans la dissosalée froide. Celte dernière monte en s'échaulTanl et la lie la plus chaude sert à l'alimentation des chaudières à éva- La circulation est méthodique et l'utilisation de la chast aussi complète que possible.

uih oo petit, sans inconvénient, concentrer à une tempé-

quelconque nnr dissolution salée, on ne fait pas comme

triple effet passer le liquide d'une chaudière dans la sui-

on se contente de produire un va-et-vient de la chau-

i son récipient et <>n conserve à chaque caisse d'évapo-

son alimentation particulière.

point de vue de la vente, il est important que le sel se

en cristaux de grosseur et de formes déterminées,

>ultal, il faut que pendant leur développe-

ËVAFOÏUTION.

méat les cristaux restent en suspension dans la dissolution salé où ils ont pris naissance; de plus, il est important d'éviter qu'il ne s'agrègent en masses confuses et ne s'attachent aux pa • 1rs chaudières en formant des croûtes qu'il faudrait désagrège enfin il convient d'effectuer séparément le chauffage de la dis lution el son évaporation.

M. Piceard s'est inspiré de toutes ces considérations pourcon truire un appareil qui peut être appliqué toutes les fois qui; s'agit de séparer par voie de cristallisation un résidu solid d'un liquide» mais qui a été étudié spécialement pour pernietti l'extraction continue du sel marin que renferment les dissolu lions salées.

L'appareil représenté (fig. 5jj) se compose : d'une chaudièri tubulaire verticale À chauffée à Taide de la vapeur ou à feu nu; d'un récipient cylindrique horizontal B dans lequel la pressiou est moins élevée que dans A, et où s'effectuent Févaporation de l'eau ainsi que la cristallisation du sel; enfin d'un organe spécial R disposé pour forcer le liquide en traitement à circule! constamment de la chaudière A au récipient B et vice* M

Le chauffage s'effectue dans la chaudière tubulaire A dont I disposition a été plusieurs fois décrite {caisses de triple effet, bouilleurs pour la distillation de l'eau de mer). Un tube exN rieur de gros diamètre établit une communication eotn dessus el le dessous du faisceau tubulaire et facilite le retou du liquide destiné à remplacer celui qui s'échauffe el s'élev dans les tubes autour desquels circule la vapeur. Le li<i chauffé à température convenable se rend par le conduit Z au récipient B, où s'effectue lévaporalion et dans lequel on maintient une pression inférieure à celle qui existe danslachain Le liquide entre dans B par l'orifice 0 pourvu d'un ajuta conique à aiguille qui permet de régler la section de passa et, par suite, de faire varier la température et la pression dans 1 chaudière A. A son arrivée dans le récipient B, le liqui< immédiatement en ébullilion, une partie se vaporise dans te qui s'échappe de Forifice 0, le reste tombe à la température correspondant ù. la pression dans le cylindre B. Il résulte de là

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