‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 109 sur 232 · ÉVAPORA TION · texte numérisé non relu

ÉVAPORA TION

que, si le liquide a atteint soû point de saturation, < produit forcément au bout d'un certain temps de marche, poids de sel dépendant de la quantité de vapeur qui ft du jet se précipite à l'état de cristaux dans le liqui«i et chaud. Les cristaux se développent dans la dissolut ru descendant au fond de la chaudière.

Une hélice disposée sur un arbre horizontal ramèm ment les cristaux de sel vers rentrée F du tuyau d'exlractii Ce dernier est muni de deux tiroirs IL H', qui permettent de communiquer l'espace G, compris entre eux, alternative avec le récipient B et avec l'extérieur. Le tiroir II est ordim ment fermé et les cristaux de sel déplacés par l'iiélicr \ien s accumuler au-dessus de lui et finissent par remplir la chambre

Pour retirer une certaine quantité de sel, on ferme H' et ouvre H : les matières solides tombent dans la poche L où ell se tassent. Elles sont ensuite remontées jusqu'à l'extrémité supérieure du tuyau incliné K et on laisse l'égoultage se prod pendant un certain temps, ordinairement jusqu'à ce que l'on opère une nouvelle extraction.

LTeau provenant de la condensation de la vapeur de chauffage s'écoule par un purgeur automatique S et sert au chauf thoilique de la dissolution saline destinée à alimenter l'appareil.

Quant à la vapeur formée dans le récipient B, elle est évacuée par le tuyau E et se rend à l'appareil suivant de la batterie à effets multiples.

Nous avons dit que la dissolution salée allait constamment la chaudière À au récipient B et revenait de celui-ci dans première. Les deux cylindres A et B étant à des pressions différentes, le va-et-vient est produit par un organe mécanique cial, formé d'un vase cylindrique vertical R qui communique d'une part avec la chaudière À par le tuyau M et, d'autre parU avec le récipient B par le tuyau P. Le tout est disposé pourvue le vase R ne puisse jamais se trouver en communication à la fois avec À et avec R. Les tubulures M et P sont munies, vers Fintcrieur du vase R, de prolongements cylindriques dans lesquels circule un piston plongeur et qui sont percés de fenêtres M1 et

ÊVAPÛRATION a effets multiples.

Eiativcment découvertes par le jeu du piston M <jue mme une roue \. rue autre ouverture, représentée en r et » à la partie supérieure du récipient, établit en temps opitun la communication de t-i- dernier avec lune OU l'autre des ambres de vapeur des deux corps cylindriques A et B. Ce giiltat est obtenu par l'intermédiaire des conduits m et p dont s orifices t et v sont ouverts et fermés chacun par le jeu d'un roir double n commandé par la roue X qui, comme nous lavons •jâ dit, entraine le piston N. Le calage des manivelles actionnant ton N vl le tiroir // est tel que la communication s'établit la fois avec le haut et le bas du récipient cylindrique B par les s v ri l*\ tandis que les orifices t et M1 de la chaudièiv \ ml fermés et inversement.

Dans le premier cas, du liquide sortant de B entre dans le mu R, et dans le second, du liquide sort de R pour entrer [ans la chaudière A, Cette manoeuvre convenablement répétée let d'établir un courant presque continu entre le réservoir B •I la chaudière A établie à un niveau inférieur, mais fonctiont à unr pression [dus élevée, et de parvenir à maintenir truilr la hauteur du liquide dans B.

dissolution concentrée rentrant dans la chaudière A se ufle au contact du faisceau tabulaire et retourne enautte le cylindre B où la pression est moindre que dans A. i ment al ion de T appareil s'effectue de la manière suivante : dissolution salim* qui sert à remplacer Teau vaporiser aat ee dans le vase V par Feau condensée provenant du chaufta chaudière A. Cette dissolution passe dans le tuyau ) , rend à l'extrémité du récipient B et entre dans ce dmiirr par Vffet même de la pesanteur.

Le vase V est lui-même alimenté par une caisse à flotteur J,

manière que la pression soit sensiblement constante.

Un petit moteur spécial met en mouvement tous les organes

îles des appareils de circulation, et c'est la vapeur déchap-

nt de ce moteur qui sert au chauffage de la première caisse.

L'appareil que nous venons de décrire peut être fort sïmplilîé

uand les conditions th- la cristallisation ne sont pas les mêmes

ÊVAPO RATION.

qiR'.jiuiir le sel «le cuisine ; une seule chaudière suffit al le chauffage et Févap oral ion.

980, Utilisation dun travail mécanique. — M ! a proposé un aulrc moyen d'utiliser économiquement la chale renfermée dans la vapeur qui se dégage de son appareil siai[>l< ce moyen est applicable flans le cas où Ton dispose il un.- fnn motrice à bon marché, telle qu'une chute d'eau.

On comprime, au moyen d'une pompe, la vapeur qui du liquide en traitement; cetle compression a pour effet d'éler la température du fluide gazeux d'une quantité suffisante qu'il puisse être condensé entièrement au contact des plus froides de la chaudière même qui Fa produit. La vap en se condensant restitue à la chaudière A la chaleur latenl< qu'elle a absorbée en se formant.

En pratiqua ta travail s'opère de la manière suivante :

La vapeur formée dans le récipient B est aspirée pu dans la chambre de chauffe de la chaudière A par un corn; seur mis en mouvement au moyen d'une turbine ou d'une i hydraulique.

L'auteur de ce procédé compte que pour produire 1000 tonnes de sel par année de 3oo jours, il faut une force de 3o chevaux (théoriquement r£fg), et que, pour une différence de teiri? ture de n" entre la vapeur comprimée et l'eau salée, chaque mètre carré de surface de chauiïe correspond à une prodaclioo de 3\a de sel par heure.

Voici, d'après M. Piccard, les températures et les pressio auxquelles il convient d'opérer pour que l'appareil fonclionn dans de bonnes conditions :

Le récipient B est à la pression atmosphérique, ce qui cor pond à une température d'ébuHUion de io8° environ pour dissolution saline; la vapeur qui se dégage de celle-ci est à i< et on la comprime jusqu'à ce qu'elle atteigne une temp>;rahi de 120°, ce qui correspond à peu près à une pression de i kilog

Il va sans dire que pour la mise en train de l'appareil ou< forcé d'avoir recours à une injection de vapeur directe ven d'un générateur de l'urine.

Page 1