‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleur (volume 3)Chapitre 118 sur 232 · S«». II · texte numérisé non relu

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in sait, en effet, que plus on fait passer d'air dans les

rs, plus est grande la dépense de chaleur.

peut faire au séchage direct du bois par les produits de la

stion des foyers le reproche de soumettre les produits

s secs au contact de gaz très chauds, ce qui donne lieu

randes chances d'incendie.

». Dessiccation de la tourbe. — La tourbe employée

* chauffage domestique est généralement séchée à l'air nais ce procédé laisse dans la masse une grande quantité qu'il faut absolument éliminer quand on destine ce come à des usages industriels.

• sécher la tourbe fraîche, on avait essayé de la soumettre npression, afin d'extraire une partie de l'eau qui la mouille tenir un produit pouvant être desséché très rapidement haleur et à peu de frais. Mais on reconnut que la tourbe méc abandonne lentement l'eau qui l'imprègne et que îiidies étaient plus fréquents que dans les séchoirs où l'on

la tourbe naturelle n'ayant subi aucune préparation, i donc été conduit à sécher la tourbe divisée en menus nts et à l'agglomérer ensuite. En opérant de cette manière, ve à effectuer la dessiccation avec une très grande rapidité, séchoirs ordinairement employés présentent une grande ,e avec les séchoirs h bois. Toutefois, on évite de mettre be au contact des gaz chauds de la combustion tant que mpérature dépasse 120 à i3o° centigrades.

»0. Un des moyens les plus simples de séchage direct e à sécher par le rayonnement d'un foyer. Ce procédé est ré pour le séchage des étoffes.

pareil (fig. 572) se compose de deux cloisons verticales îles, entre lesquelles on fait circuler un chariot porn foyer. Les tissus sont fixés à deux longrines pla-

SÉCHAGE

cées à la partie supérieure des cloisons ; on fait avancer l< ment le chariot cl le foyer sèche les lissus sans en

les nuances. On obtient ainsi un séchage rapide qui vient à certaines opéra Dans 1rs fubriques «le I peintes, dans les leintur on évite de celle façon l< frottements qui QuiraitDl .1 netteté des rcsn .

1001. Séchoir de Go s ton-Square. — Cet api reil (ftg, 5-3) employé ai bains et lavoirs publics tir (ioulston-Squarr rnmprcml série de chambres île petites dimensions (imT8o de hauteur su ïq et i mètres de largeur), chauffées à la partie inférieur par deux tuyaux horizontaux À et B, dans lesquels cirCttlft&J II gaz de la combustion crun foyer. On pourrait également chauffei avec une série de tuyaux de petit diamètre dans lesquels lerait de la vapeur ou de l'eau à haute température. Le |»lafood des Chambres est formé par deux voûtes laissant entre ell» vide Q pour diminuer les pertes par transmission a bravect I parois. Le linge à gâcher esl placé sur une série de chariot! mobiles 1res étroits, en métal, dont la face d'avant et Hl< d'arrière forment porte. La face d'avant est pourvue «l'un poignée M qui sert à la manœuvre, et de plus elle est garnie ( feutre destiné à former joint entre le chariot et l'encadrement i la porte afin d'empêcher les fuites d'air chaud. Le châssis mo bile est porté par des galets NP qui roulent sur des rails IF.

Pendant l'opération, Tair s'échauffe au contact des tuyau inférieurs, s'élève, se refroidit au contact des surfaces mouillées, redescend se chauffer, et recommence son parcours. Un lamp"n mobile disposé au-dessus de la chambre de séchage est ouvert <J* temps en temps et permet l'évacuation de l'air humide, qui ss 1 1 remplacé par de l'air sec. On ouvre le tampon le moins souve possible afin de réduire au minimum la quantité d'air employa

appareil permet de produire le séchage à un prix moins que les séchoirs ordinaires à air chaud, Rata, par contre,

siccaiion esl plus lente et le linge ne présente pas la blan que Ton obtient avec ceux-ci.

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Afin de ne pas laisser tomber la température du séchoir quand i retire le linge toc el qu'on le remplace par du linge mouillé, i fait gUaeer le chariot du séchoir jusqu'au moment où sa face arrière vient s'appuyer exactement sur le* rebords antérieurs l meadrement de la porte et ferme Centrée de la chambre de chape, dette dernière ne restant pas en communication avec

térieur, on évite le refroidissement du séchoir.

1002. Séchoir & eau chaude de MM. Geneste et

ersctier. — Cet appareil est employé pour sécher certains pro-

ïls par le rayonnement de surfaces cbaullantes dont la tempe-

• loît pas dépasser une valeur déterminée, 6a1 par

tas

SÉCHAGE

exemple. De plus, pour la bonne marche du séchai important que la température demeure aussi régulière «pe sible dans les différentes parties du séchoir* pendant toute II durée des opérations

L'eau chaude a été choisie comme Ûuide chauffant, mais, pour I obtenir la régularité et l'égalité de température .-ml séchage, il fallait employer un grand volume d'eau chauflj une température modérée et réaliser une grande vît circulation dans les conduites.

Four satisfaire à cette dernière exigence peu compati I>i la première, MM. iieneste et llcrschcr ont eu recours ku&fM cédé spécial qui consiste à se servir d'une pompe mue D quemenl pour donner au liquide une vitesse de circulai lisante.

L'installation d'un séchoir comprend, dans son en (flg. '; i>;>j : quatre batteries S de surfaces chauffant* chaude, recevant les châssis sur lesquels on étend la m sécher* Elles communiquent par les tuyaux 3.3... a\ voir supérieur H et par 1rs tuyaux 4-4--M pourvus de robinets réglage, avec un bouilleur M chauffé par un serpentin h vape

Le bouilleur Met le réservoir R sont reliés par une canalisati I-a munie» d'une pompe à force centrifuge; celle-ci, actioi mécaniquement, sert à donner au liquide en mouvemenl me tesse suflisante pour permettre d'obtenir une température <■cl uniforme dans toutes les parties des batteries chauffantes De plus il existe entre M et R une communication spe recte 5t utilisée en cas d'arrêt de la pompe centrifn

Pour la commodité du service, les batteries S de surfaces cha fautes sont séparées les unes des autres par des chemins d comprennent chacune deux serpentins a eau dont U formées par des tuyaux à ailettes en fer. On a évité <1« de tuyaux à ailettes en fonte, qui sont pesants el peuvent M ser sous les chocs; déplus, la longueur limitée des Luyaai fonte oblige à faire de nombreux joints, ce qui aui'iuenU* chances de fuites; celles-ci entraveraient beaucoup d'aillé la marche du séchage. Le nombre des batteries S et 00

i.'ur.

440 SÉCHAGE

des spires dos serpentins varient avec l'împortaacê du

Wfl

Les tuyaux 4-4— reliant les serpentins au bouilleur M

\ÙE PAR CBAUFFAGE DIRECT.

I M deux faisceaux de quatre tnbtl vrnani, chacun de >rder sur un barillet A ou dôme renversé, M qui et il«* rédtlire A dcui le nombre des trous a percer dans la du bouilleur pour le service des Iiuit(ubcs4<4**-Ce Heur est formé d'un corps cylindrique en tôle et chauffé par utin en cuivre dans lequel circule de la vapeur empruntée râleurs de l'usine, *cau chaude du bouilleur se rend au réservoir H parla con- 1-21 en passant par la pompe 1\ (lelle-ci permet d'activer initiation de Peau et d'obtenir dans les batteries de chaufd .'environ un mètre par seconde. Cette vilessr suffisante pour que la variation de température de l'eau >ude, depuis l'entrée Jusqu'à la sortie des surfaits ebauffaatoe, pas i centigrade. Dans l'appareil qui nous occupe, la de force BI0tlic<6 Btl inférieure à un cheval, i l «in voulait réduire davantage Pécari de température MUSj oïl pourrait, sans modifier l'installation, augmenter suffi* ment la vitesse de circulation du liquide, M qui se traduirai! un accroissement dans la dépense de travail moteur. réservoir R est divise en trois compartiments par deux cloiv» iti< aies en tôle perforée. Ce réservoir non seulement remls rôle de vase d'expansion recevant l'excédent de volume produit la dilatation de l'eau chauffée, mais encore serl de ulateur destiné à atténuer, grâce au volume d'eau relativrnt iirand qu'il renferme, les variations possibles de la Immature île l'eau sortant du bouilleur M. In régulateur autoique de température a d'ailleurs été étudié, afin d'éviter que température de l'eau ne dépassr jamais le degré fixé (tio*); dus plus loin cet appareil (fig« 5y6 ut d'aspiration i de la pompe prend, à la partie haute bouilleur M. L'eau chauffée par le serpentin de vapeur et la 'foule par le tuyau 9 dans le compartiment central du vas»* expansion H. Le liquide passe par les orifices des deux cloisons lerfr» irrive dans les compartimenta latéraux. Il descend

les tuyaux 3, 3, se rend dans les diverses surfaces chauffantes ml en se refroidissant. Les robinets placés à la sor-

SÉCHAGE

lie de ces surfaces permettent d"égaliscr et de régler la te rature dans les huit circulations. Le liquide s'écoule < usuiu] les tuyaux 4, 4— » pénètre dans les barillets />, cl rentre enfin ( le bouilleur M, où il se réchauffe avant de recommencer parcours, Le tuyau vertical 5 réuni I directement le sommet bouilleur M et le vase d'expansion U. Cette communication i lia ire permet de faire usage des séchoirs, pendant I la pompe centrifuge.

Toutefois, dans ce cas accidentel, l'eu en circulation ne | conserver une température égale, à l'entrée et k la sortie i surfaces chauffantes; on est alors obligé ou d'utiliser Bêchage seulement les spires supérieures des ballerit déplacer les matières à sécher a mesure de leur dessiccalio afin de les exposer à des températures croissant pro depuis le bas jusqu'au haut des batteries. La température maxis qu'il faut atteindre et qu'il convient de ne pas dépai peut alors exister que dans les tuyaux supérieurs c'est-à-dire à Tentrée des surfaces chauffantes.

Les matières à sécher sont déposées en couche miner *lan* des châssis ou tiroirs tient le fond est constitué par une spéciale à tissu lâche. Quand on veut opérer plus rapidement, on dispose la toile de manière à former des ondulations qui permettent d'augmenter dans une mesure importante les suri posées à l'action de la chaleur.

L'installation réalisée par MM. Geneste et llerschercompo plusieurs séchoirs identiques isolés les uns des autres.

Afin de ne pas multiplier le nombre des moteurs i\ vapear, I transport de la force motrice aux pompes se fait par l'électrif Une machine à vapeur est installée dans le voisinage nérateurs et actionne une machine électrique génératrice 1 fournit le courant aux machines réceptrices placées dans le siuage des pompes centrifuges des séchoirs.

Les appareils de séchage ont été établis alin de permet d'éviter tout arrêt dans le cas d'avarie à Tune quelconque machines électriques.

Les appareils électriques ont été préférés parce qu'ils permet-

de commander les pompe* centrifuges commodément par

h«* et avec une régularité qu'on obtiendrait diflîi il«-ni»'iii

autre moteur; ils sont peu encombrants, moins coûteux

lat et d'installation que les moteurs à vapeur, exigent peu

irations et peuvent fonctionner pendant 1res longtemps

sieurs années) sons demander d'autres soins que l'entretien

is et le graissage des paliers.

?our régler et rendre uniforme autant que possible la tempeians les circulations du séchoir, on détermine par lalonil, une fois pour toutes, le degré d'ouverture qu'il consumer aux robinets de réglage des canalisations 4,4 •♦ lie opération étant faite, il ne reste plus qu'à agir de temps en Dr l'admission de vapeur dans le serpentin en cuivre rant à chaulltu Peau du bouilleur M.

manœuvre exige une certaine attention et il est prétï-la faire exécuter par le régulateur de température que >as avons déjà signalé.

ulateur fig. 5jti) se compose d'un appareil de distribu- Napeur et d'un appareil ihermométrîque rempli d'un ld* dont on utilise la dilatation ponr faire ouvrir ou fermer

ion de vapeur dans le serpentin du bouilleur M.

L'appareil de distribution de vapeur se compose d'une eliamfcw

itérieure dans laquellr arrive la vapeur à utiliser. Cette cham-

percée de Avux orifices correspondants pouvant être fer-

<»u ouverts à la fois par une soupape double équilibrée,

itachée à une tige guidée. Cette tige idlr-niéme porte deux

nents contri' lesquels vient agir la fourche qui termine

uiir des extrémités il' un levier horizontal de commande iraver-

iH a Joint étanche une membrane ondulée et dont la course est

en haut et en bas, par deux vis de but- L'autre extrémité du levier a la forme d'un disque; elle vient dans une fente pratiquée dans une tige verticale pour- M de <leu\ ressorts et dont les extrémités s'engagent chacune l'intérieur d'un guide en forme de chapeau,

ieux guid« m MMtl mobiles et reçoivent leur mouvement de ireîl de dilatation; dans leur déplacement par TiiUermé-

SECHAGE.

diairc des ressorts, les guides entraînent la lige wi suite Je levier horizontal. Celui-ci, de son côté, fait mouvo soupapes qui ferment et ouvrent le passage de la vaj le sens du mouvement produit.

L appareil thennométrique comprend un serpentin, parois ondulées ou soufflet et un tube servant à relier ces < organes. Le serpentin est indéformable de surface défera rempli d'un liquide dont le coefficient de dilatation est cou rable ; il est installé dans le réservoir supérieur II il: on veut limiter la température. Les variations de vol un liquide déterminent la déformation du soufflet qui agît modifier, dans le sens convenable, le débit de vapeur. Le réunissant le serpentin au soufflet, pourrait fausser 1rs ré sous l'influence de la température de l'air ambiant.

Pour éviter cet inconvénient, on a placé un second s agissant en sens contraire du premier, et on lui a adap

e ayanl la même longueur que la partie soumise aux innces perturbatrices. Ce second appareil est rempli du même iîde que le premier, et les actions des deux tubes de même gueur, s'opéra nt en sens contraire, s'annulent. 11 ne reste ■r agir que la dilatation du liquide du serpentin et celle-ci seule utilisée pour faire varier la dépense de vapeur. D est facile de comprendre que cet appareil permet de mainiir constante, à un degré déterminé, la température d'un fluide eleonque enfermé dans une enceinte et que la sensibilité de actionnement dépend de la surface du serpentin, ainsi que du lame de liquide que ce dernier renferme. 1003. Séchage à vapeur. — Un procédé de séchage très «ployé pour les tissus consiste à faire passer la matière à cher sur une série de cylindres creux remplis de vapeur. Ce

Fig- 577-

procédé permet de lisser les étoffes pendant que le séchage se produit.

L'appareil de séchage (fig. 077) se compose de deux séries superposées de cylindres creux de même diamètre, disposés en juinconce et supportés par un bâti en fonte. La vapeur arrive lans chaque cylindre par un tourillon, tandis que l'eau conlensée s'écoule par le tourillon opposé; elle est puisée, pendant a rotation, au moyen d'un tube recourbé en S disposé dans le ylindre et animé du même mouvement que lui. Pour empêcher

SfcXIIAGE.

*\ui\ ne se fasse tlans l'appareil un vide partiel qui pourrait i ner l'écrasement des cylindres, chacun de ces demi* sur l'un de ses fonds d'un petit orilice fermé înl par une petite soupape à ressort; lorsque la pression int« est plus faible que celle de l'extérieur, la soupape c pression atmosphérique se rétablit dans le cylindre.

La pièce de tissu à sécher contourne successives cylindre et suit un chemin sinueux en passant altei sur la rangée supérieure et sur la rangée inférieur* tant le dernier cylindre, l'étoffe s'enroule autour d'un ron entraîné par son frottement contre ce dernier c\ l'accumulation des spires successives du tissu augmenta diamètre extérieur du rouleau, celui-ci repose librement par tourillons sur deux fourches dans lesquelles il glisse à m< son épaisseur s accroît.

Chaque cylindre est muni, au pourtour du fond, par se fait l'entrée de la vapeur, d'un disque denté par k<j mouvement communiqué à Tun des cylindres extrêmes est I mis de proche en proche aux autres cylindres du eéchoir.

Pour tendre l'étoffe â mesure qu'elle se sèche, chaque < dre porte, en général à partir du quatrième, une denl de i que celui dont il reçoit le mouvement. Comme tous les «>nt des diamètres égaux, il s'ensuit que les vitesses s'accélérant à mesure qu'on se rapproche du point où le quitte l'appareil.

La machine que nous venons de décrire peut ftlre simpliG dans ce but on diminue le nombre des cylindres et ou fait i des appareils qui n'en n'ont qu'un). Dans ce dernier cas, donne au cylindre un diamètre plus grand pour augmenta durée du contact. Deux petits rouleaux placés au bas de H reil forcent le tissu à suivre le cylindre sur la majeure partie son pouriour.

Les appareils de séchage de ce type sont d'un emploi commode et sont 1res répandus dans l'industrie ; cependant il n'ont qu'un rendement assez faible par suite du refroidisse provenant du rayonnement des matières en traitement, du chau

de l'air ambiant, et parce que la totalité de la surface du Ire n'est jamais recouverte par les tissus. i nombreuses expériences ont d'ailleurs montré que le renli diminue très vite lorsque l'épaisseur du tissu aug- La quantité d'eau évaporée par mètre carré et par peut varier dans des limites très étendues, selon qu'on sur une couverture de laine, des chemises de coton ou de des serviettes-éponges ou bien sur un drap de toile. i Alsace, on a constaté que, dans la dessiccation de pièces de >t par ce procédé, on pouvait arriver à évaporer 3k,t>3 d'eau ^kilogramme de houille brûlée.

En résumé, on voit que, dans le séchage, il y a toujÉrs grand intérêt à opérer méthodiquement, afin d'éviter les PJjnnes pertes de chaleur qui se produisent dans les der- Mbres périodes de l'opération. De plus, comme nous avons vu giSl n'est pas possible, lorsqu'on veut opérer la dessiccation à ^•températures de 5o ou 6o° au plus, de donner à l'air affluent ■* température suffisante, il convient de placer des surfaces EMuffantes dans les séchoirs, afin de réchauffer l'air à mesure ïpson refroidissement, ce qui permet d'opérer à une température ■ttale assez basse, de diminuer les pertes de chaleur pendant ^lapération et de ne pas exposer à des températures trop élevées pi produits à sécher.

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