‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleurChapitre 4 sur 291 · PRÉFACE. VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VU

et la venlilalion des lieux habités, la dislillalion, Tévaporalion, le séchage, etc. Pour chacune de ces applications, les théories sont exposées et les appareils décrits en tenant compte des progrès les plus récenls de la science et de rindustrie.

TRAITÉ

DE

1. De tous les agents physiques dont nous ressentons et dont nous utilisons les effets, la chaleur est celui qui, sans contredit, joue le rôle le plus important. Son action se constate dans presque tous les phénomènes qui se produisent autour de nous; dans l'industrie, ses applications sont aussi nombreuses que variées. C'est la chaleur qui, dans la plupart des usines, dans les forges, les verreries, etc., détermine les réactions physiques ou chimiques qui amènent la transformation de la matière brute en objets utiles. C'est la chaleur qui, par la vaporisation de l'eau, engendre la puissance de la machine à vapeur, et on sait l'influence considérable que ce moteur, en multipliant pour ainsi

dire indéfiniment les forces dont riiomme dispose, a exercée sur le développement de Taclivité industrielle et des relations commerciales. La chaleur est nécessaire pour nos besoins les plus immédiats ; pour le chauffage de nos habitations, pour la préparation de nos aliments ; c'est elle enfin, qui dégagée dans le système musculaire par la respiration et la nutrition, maintient le corps à la température convenable pour le fonctionnement normal et régulier de nos organes.

La chaleur, en un mot, se retrouve partout comme Télément indispensable du mouvement et de la vie.

2. Les opinions ont beaucoup varié sur la nature de la chaleur. Il n'y a pas encore bien longtemps, on regardait la chaleur comme produite par la présence d'un fluide impondérable, interposé entre les molécules des corps et qu'on désignait sous le nom de calorique. Un corps était plus ou moins chaud suivant qu'il renfermait plus ou moins de calorique.

Cette manière de voir est aujourd'hui abandonnée. D. BernouUi, au siècle dernier, avait émis l'opinion que la chaleur n'est autre chose que la manifestation de mouvements vibratoires des molécules des corps, et qu'un corps était plus ou moins chaud suivant que ces vibrations étaient plus ou moins rapides. Cette opinion est aujourd'hui généralement acceptée.

Dans l'hypothèse du calorique, on admettait que, dans les phénomènes calorifiques et mécaniques qui se produisent entre plusieurs corps, la quantité totale de chaleur rçstait invariablement constante, et pour expliquer certains phénomènes, tels que la formation de la vapeur, dans lesquels il y avait absorption de chaleur sans variation de température, on se contentait de dire que la chaleur était devenue latente.

Eu considérant la chaleur comme un mouvement, on pense maintenant qu'elle peut se transformer en travail mécanique et réciproquement, et qu'à une certaine quantité de chaleur dépensée correspond un travail produit dans un rapport constant. Dans ce cas, la chaleur ne devient plus latente, elle a réellement

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