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SOURCES DE CHALEUR

disparu et a été employée à produire un certain travail, soit moléculaire, soit extérieur. Les travaux de Mayer, Joule, Clausius, Hirn, Regnault et autres éminents physiciens ont établi ce principe d*une manière indiscutable, et permis de déterminer la valeur de ce rapport qu'on a appelé V équivalent mécanique de la chalew\ D'après les expériences et les calculs les plus récents, le nombre généralement admis est \i^y c'est-à-dire qu'une unité de chaleur peut produire 4^4 kilogrammètres et inversement.

La théorie de l'équivalent mécanique de la chaleur, confirmée par une foule de faits, a établi une corrélation remarquable entre les phénomènes calorifiques et mécaniques, et donné à riiypothèse de BernouUi une valeur scientifique qui l'a fait généralement adopter. On admet aujourd'hui que la chaleur n'est autre chose qu'un mouvement.

Cette théorie, préparée par les savantes études de Carnot et de Clapeyron, s'est rapidement développée et elle a permis d'expliquer un certain nombre de phénomènes qui n'avaient pas auparavant d'interprétation admissible. On en trouvera un exposé soinmaire à la fin du volume .

3. Sources de chaleur. — On distinguait autrefois un assez grand nombre de sources de chaleur : la chaleur intérieure du globe, la chaleur solaire, la chaleur animale, la chaleur dégagée par les actions chimiques comme la combustion, la chaleur dégagée par les actions physiques et mécaniques comme le frottement. Une étude plus approfondie a fait reconnaître, entre la plupart de ces sources de chaleur, un lien commun qui les rattache à la chaleur solaire.

La chaleur intérieure du globe se révèle à nous par les éruptions des volcans, les sources d'eau chaude et par l'accroissement de température que l'on constate à mesure que l'on s'enfonce dans le sol. C'est une chaleur accumulée depuis l'origine du monde et qui n'a pu être utilisée que dans des cas tout à fait exceptionnels.

C*est le soleil qui est en réalité pour la terre la source véritable directe ou indirecte de la chaleur. Ses rayons nous en envoient une quantité considérable. Pouillet a déduit de ses expériences que chaque mètre carré du grand cercle de la terre reçoit par minute 17"*, 633, quantité suffisante pour fondre annuellement une couche de glace de 3i",89 d'épaisseur qui envelopperait la terre de toutes parts. Cette chaleur correspond à un travail de 217 3i6 000 000 000 chevaux vapeurs. D'après des expériences plus récentes de M. VioUe, la chaleur reçue par la terre serait notablement plus grande et suffirait pour fondre une couche de glace de 4''>">93 d'épaisseur.

Comme la terre n'occupe dans l'espace sur la sphère dont le soleil est le centre qu'une très minime surface, on déduit de ces chiffres un nombre réellement effrayant pour la chaleur totale émise par le soleil. Chaque centimètre carré de la surface solaire rayonnerait, d'après Pouillet, 84 888 calories par minute. « Si, ditil, la quantité totale de chaleur était exclusivement employée à fondre une couche de glace qui serait appliquée sur le globe solaire, et l'envelopperait de toutes parts, cette quantité de chaleur serait capable de fondre, en une minute, une couche de I i",8o d'épaisseur, ou en un jour une couche de 17 kilomètres. »

« Sous une autre forme, dit Tyndall, la chaleur émise par le soleil en une heure est égale à celle qui serait engendrée par la combustion d'une couche de houille de 27 kilomètres d'épaisseur. »

La chaleur solaire directe a peu d'applications industrielles. On Tutilise cependant dans les marais salants, dans les séchoirs à air libre, etc. On a essayé récemment d'étendre son emploi à d'autres usages au moyen de miroirs réflecteurs : on n'a pu encore arriver à de véritables résultats pratiques. Mais la radiation solaire intervient, comme nous allons le voir, d'une manière indirecte dans la plupart des phénomènes calorifiques ou mécaniques qui se produisent à la surface de la terre.

C^est ainsi que l'effet de cette radiation se retrouve dans l'action chimique connue sous le nom de combustion par laquelle le bois,

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