‹ Traité de physique industrielle, production et utilisation de la chaleurChapitre 60 sur 291 · Expériences sur les enveloppes isolantes. — Des · texte numérisé non relu

Expériences sur les enveloppes isolantes. — Des

essais ont été faits à Mulhouse par MM. Bumat et Royet sur l'influence de diverses enveloppes.

Un premier tuyau était disposé sans enveloppe.

Un deuxième, avec une enveloppe de paille en long, de 0,01 5 d'épaisseur, recouverte de tresses de paille enroulées en travers.

Un troisième était enveloppé de coton et de toile d'emballage.

Un quatrième était entouré par une enveloppe de terre et de paille recouverte par des tuiles.

Un cinquième par du feutre caoutchouté.

Enfin un sixième par du plastique Pimont (argile et bourre de vache lissée).

Pour mesurer l'effet de ces divers enduits, on faisait passer de la vapeur dans chacun de ces tuyaux et on mesurait l'eau condensée.

Voici les résultats obtenus :

Vapeur condensée. Rapports. Prix de Tenveloppe

par m. q. — par m. q.

Fonle nue 2*84 1,000 »

Paille 0,98 0,345 2^65

Tuile, terre et paille. . . 1,12 0,894 9,o5

Coton et toile 1,89 0,482 2,55

Feutre caoutchouté. ... i,53 o,538 2,00

Plastique Pimont i,56 0,549 28,00

L^nveloppe de paille a donné les meilleurs résultats; elle a réduit à un tiers la condensation et par conséquent les quantités de chaleur transmise.

Le plastique a donné des résultats médiocres et n'a pas réduit à moitié la chaleur transmise.

M. BniU a étudié comparativement l'effet produit par un certain nombre d'isolants, au moyen d'un appareil composé d'un cylindre en fer-blanc de o",ooo7 d'épaisseur, de o",2o de diamètre et de o",2o de hauteur.

On le remplissait d'huile animale chaude et on observait le refiroidissement de quart d'heure en quart d'heure, au moyen d'un thermomètre permettant d'apprécier le quart de degré, et dont la boule plongeait au centre du liquide. On a pris comme point de départ i6o*. Les observations pour chaque expérience ont été faites pendant cinq heures consécutives.

On a observé le refroidissement du vase, d'abord sans aucune enveloppe, puis recouvert successivement des matières suivantes :

Mastic calorifuge i d'une marque très estimée, appliqué par couches successives de I centimètrejusqu*à 5 centimètres d'épaisseur.

Douves de chêne de 27 millimètres d'épaisseur, vissées sur deux plateaux en chêne appliqués sur les bases du récipient.

Liège pur successivement à des épaisseurs de 12 millimètres et de 18 millimètres.

Liège aggloméré. C'est un mélange, par poids à peu près égaux, de pâte à papier et de liège en grains qu'on verse dans une forme à papier et qu'on lamine ensuite comme un carton ; on obtient

ainsi un produit poreux dont le prix est environ la moitié de celui du liège pur.

Feutre de fabrication spéciale pour enveloppe isolante.

Paille. Tresses de paille rendues solidaires par de la ficelle.

Otmte minérale bourrée entre la surface du récipient et un sac enveloppe en toile goudronnée.

Le tableau ci-dessous contient les résultats des expériences et les calculs faits pour établir la comparaison entre les diverses matières.

Métal nu

Plastique

Chêne

Liège pur

Liège pur

Liège aggloméré.

Feutre

Paille

Liège aggloméré.

Ouate minérale..

es g co

TEMPÉRATURES

EXTimCUEI.

Après 5 HEoau de refroidissement.

TEMPS

KÉCaSSAlU

pour

refroidir

iM8'

mmem

RAPPORT dot

ClALtVBS

tr&asmises.

o,3i 0,^9 o,ai6

CMIfltUBS de

CONODCnOK.

0,652 0,3ll 0,070 0,084 0,067 0,075

o,ogo 0,094 o,u3

Ces résultats s^accordent avec ceux do MM. Burnat et Royet. La paille réduit la transmission au tiers environ et le plastique pas même à 60 p. 100.

M. BruU indiquant les épaisseurs des enduits, il a été possible de calculer les coefficients de conduction des diverses matières, au moyen dos formules du n*" to7 ; ces coefficients sont inscrits dans la dernîfere colonne. Pour le liège, le feutre et la paille, ils sont compris entre 0,07 et 0,09; le coefficient de conduction du plastique est de 0,65^, c'est-à-dire 7 à 8 fois plus fort.

LVmploi d'enveloppes isolantes, pour les tuyaux de vapeur, et en général pour toutes les surfaces chaudes exposées au refroi-

dissement, produit une économie notable de chaleur et de combustible ; il permet en outre le transport de la chaleur à des distances bien plus grandes.

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