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Vient-on à percuter à nu les poumons, alors que le ma

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lade à succombé à une longue agonie par hypoxémie, et surtout

lorsqu'il n’y a pas eu des déperditions considérables de liquides, et dans les cas où les proportions de sang ont été jusqu’à la mort assez considérables , on trouve au toucher que la partie déclive , vers la racine des poumons, présente au doigt et à l'oreille une matité d'autant plus hydrique ou même sclérosique que l’on examine l’organe vers une partie plus inférieurement placée. |

618. IL est aussi extrêmement utile de plessimétriser superficlellement et profondément sur un cadavre : 4° les poumons recouvrant le cœur, le foie, la rate, ete.; 2° de percuter ces derniers organes placés au-dessus des poumons; 3° d'étudier à nu par la médio-percussion, les caractères variés d’induration, de ramollissement, de densité que présentent les congestions, les phlegmasies, les collections séreuses, sanguines ou gaziques, les phymies pulmonaires ; 4° de s’habituer à parfaitement saisir les caractères que ces états organiques donnent à l'oreille et au doigt qui percute, et 5° d’étudier encore ces mêmes caractères à travers une portion de téguments déposée sur les poumons présentant les élats divers, dont il vient d’être parlé ; on s’habilue ainsi à dislinguer parfaitement au-dessous des parois thoraciques les nombreuses circonstances anatomiques qui peuvent exister dans les vésicules aériennes,

619. Ces études préalables étant faites, on se conformera aux règles suivantes pour l'exploration plessimétrique des poumons,

S 5. Position du malade et du médecin pour le plessimétrisme des poumons. Précautions à prendre pour bien percuter ces organes.

620. Pour le plessimétrisme des poumons en avant, la personne que l’on examine peut être couchée, assise ou dans la station. De

621. Si elle repose sur un lit, il faut veiller à ce que le plan sur lequel la poitrine est placée soit tout à fait semblable des deux côtés, et cela au point de vue de sa direction, comme sous celui de la disposition et de la structure des corps qui sont situés au-dessous des diverses parties du thorax; il ne faudrait pas, en effet, qu’un oreiller, un traversin, correspondissent à la moilié droite de la poitrine, tandis qu’un matelas serait en rapport avec la moitié gauche du thorax (n° 91, etc.). Il convient aussi que le malade ne contracte pas les muscles pectoraux, et que dans l’intention de

favoriser l'exploration il ne porte pas la tête à droite ou à gauche; car alors il tendrait inévitablement les muscles du thorax et du cou, ce qui pourrait conduire des observateurs inattentifs à commettre des erreurs. Les épaules seront tenues écartées, la tête légèrement fléchie, à l’effet de relâcher les muscles sterno-mastoïdiens.

622. Si la personne explorée est assise ou debout, 1l faut surtout éviter qu’elle se livre aux mouvements de la tête dont il vient d’être parlé, ce que presque tous les malades exécutent à leur insu. En revanche, cette même tête sera médiocrement fléchie sur le cou, les épaules seront un peu rapprochées de la poitrine, à l'effet d’éviter les contractions des muscles pectoraux. Il sera bon, dans les deux attitudes précédentes, de faire soutenir en arrière, par la main d’un aide, la poitrine du patient, pour mieux tenir celuici dans la position qu’on lui a fait prendre.

623. Le médecin, pour la médio-percussion du thorax d’un malade couché sur le dos, se placera alternativement à droite et à gauche; il jettera un coup d'œil d'ensemble sur la poitrine à l'effet de savoir : comment la respiration s’accomplit; si le thorax est bombé; si les côtes s'élèvent également des deux côtés; si l’espace sous-claviculaire n’est pas déprimé ou saillant, etc., puis il se rappellera que sur la ligne médiane la paroi pectorale correspond au sternum et est assez mince; qu’à droite et à gauche de cet os sont les côtes elles-mêmes peu épaisses et qui sont séparées les unes des autres par des muscles en quelque:sorte lamelleux ; mais qu’en haut et des deux côtés, les muscles grands et petits pectoraux forment une sorte d’enveloppe qui en haut a beaucoup plus d'épaisseur qu’en bas. Il devra encore ne pas oublier que la clavicule est mobile, que le centre de ses mouvements est à l’articulation sterno-claviculaire, ef que l'on peut en la déplaçant successivement par en haut et par en bas explorer plessimétriquement toute la partie du sommet des poumons située derriere et au-dessus d'elle.

624. Lorsque le malade dont on veut percuter médiatement la poitrine en avant, sera assis ou même debout, l’explorateur se placera devant lui, et s’approchera assez de la poitrine pour êlre dans une situation commode. Cette position est très-avanlageuse pour que la manière dont le plessimétrisme s'exécute soit égale et donne les mêmes résultats des deux côtés alors qu'à droite et à gauche l’état des poumons est le même,

625. Le plessimétrisme de la poitrine en arrière . les mêmes précautions de la part du médecin ou du malade, alors que celui-ci est assis où debout. Il n’est pas ordinaire de Fr la personne explorée au bord du lit et sur le ventre, cependant c’est là une des positions les plus avantageuses pour convenablement percuter les poumons en arrière. Quand les forces du patient le permettent, on le fait mettre comme à cheval sur une chaise, de sorte que le dossier de celle-ci corresponde à la face antérieure de sa poitrine, ou même on le fait placer sur le côté de cette même chaise de manière à ce que le dos soit tourné vers l’explorateur. Si le malade est très-affaibli on peut le laisser assis au milieu du lit, tandis que le médecin se place derrière lui et s’assoit aussi, à l'effet de percuter, entre le traversin et la personne examinée. |

626. Dans l’exploration plessimétrique des poumons en arrière, il faut toujours se rappeler : que les omoplates sont recouvertes de muscles très-épais, qu’elles sont un obstacle réel à une exploration bien faite, et qu’il faut successivement abaisser l’épaule, élever, (la porter en avant eten dehors, en arrière et en dedans (ce que l’on obtient par des mouvements des bras), de façon à mettre pour ainsi dire à découvert les côtes sous-jacentes au scapulum, ce qui permet de rapprocher autant que possible le plessimètre de la surface pulmonaire.

627. Le plessimétrisme des poumons en arrière et au niveau de la série longitudinale des tubérosités ou des angles que les côtes présentent postérieurement, exige une remarque qui n’est pas sans quelque importance : c’est que si l’on percute perpendiculairement sur le sommet de ces tubérosités, les impressions tactiles et acoustiques que l’on ressent, ont un caractère sclérosique trèsmarqué dû à la direction oblique que ces os présentent par rapport aux saillies dont il s’agit. Cette direction est telle qu’en frappant sur les tubérosités, le choc se communique aux portions des côtes situées en dehors et en dedans de ces protubérances. Pour éviter cet inconvénient, il convient de ne pas pratiquer la médio-percussion sur les saillies dont il s’agit, mais bien sur les parties de l’enveloppe thoracique qui leur sont latérales. Quand même la plaque d'ivoire serait alors placée sur des côtes à cour-bures inclinées, on pourrait percuter perpendiculairement et avec avantage sur le plessimètre dont la surface serait cependant oblique par rapport au choc.

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