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(Fig. 33.)
Indurations crétacées succédant à des tubercules.
(Fig.0922) Fragment de poumon tuberculeux.
219 APPLICATIONS DU PLESSIMETRISME DES POUMONS. culeuse qui s’y était indurée ; le phosphate ou le carbonate de chaux étaient restés dans ces cavités, mélangés, d'ailleurs, avec la substance animale solidi-
liée.
Laennee a donc eu raison quand il a cru à la possibilité de la guérison de
certaines cavernes. Il est peu d'hommes, livrés à l'anatomie pathologique , qui n'aient vu de ces cicatrices. Pour ma part, j'en ai observé un très-grand nombre à la Salpêtrière. Dans quelques cas aussi, des malades de cet hôpital ont présenté de ces larges cavernes, tapissées d’une membrane muqueuse, et que ‘Laennec considérait comme un autre mode de guérison de la phthisie pulmonaire, Il en est un troisième encore plus commun : c’est le dessèchement complet de la matière tubereuleuse qui prend l'aspect crétacé et granuleux. À cet état, les tubercules ne peuvent plus nuire. J'ai suivi, dans des poumons de vieillards, des transitions successives de la masse tubereuleuse, depuis une trèsgrande mollesse jusqu'à cette dureté marquée des concrétions dont il est iei question. Tel était le cas d’une partie du poumon de notre malade, Iei le bon état de la nutrition était très-remarquable : ce qui contribue à prouver qu'une semblable lésion organique est sans influence grave sur la santé.
Ainsi, les tubercules circonscrits bornés peuvent se guérir, et l'on comprend le parti pratique que l’on peut tirer de ces faits.
La lésion précédente est encore une fois très-commune, et elle n'est pas le résultat, comme le croyait Laennec, d’anciennes prneumorrhémies, mais elle est la suite de la guérison de tubercules, ce qui m'a tout d’abord conduit à ne pas désespérer de la curation dans de certains cas de pneumophymie.
104. Quoi qu'il en soit, les recherches précédentes conduisent à admettre qu’une matité marquée existant dans un petit espace au sommet des poumons, surtout très-haut en arrière, mais aussi en avant au bas du cou, chez des gens qui ont longtemps toussé el expectoré des matières puriformes, peuvent être en rapport avec des cicatrices ou des indurations d'anciens tubercules qui ne menacent pas actuellement la vie.
705. Ce n’est pas seulement aux sommets des poumons que les caractères plesso-sclérosiques des tubercules en masse font reconnaître ces terribles lésions ; de sorte qu’il faut encore les rechercher, par le plessimétrisme, sous l'aisselle, dans les côtés, vers le dos et la base de la poitrine, car on les y rencontre assez souvent, bien que leur présence sous les clavicules et au niveau de la partie inférieure du cou soit leur siége le plus commun. Du reste, les moyens de s'assurer de leur existence dans ces parties de lPappareil respiratoire, sont les mêmes que ceux dont il vient d’être parlé pour les cas où ils ont leur siége vers le sommet du thorax.