‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 123 sur 207 · VISCOSITÉ DU LIQUIDE LORS DES ADHÉRENCES · texte numérisé non relu

VISCOSITÉ DU LIQUIDE LORS DES ADHÉRENCES

trisme au sommet des poumons doit donc conduire à s’enquérir s’il n’existe pas, dans un cas pareil, un épanchement pleurétique; souvent dans de telles circonstances, après une exploration attenlive on trouvera, non pas un épanchement pleurétique, mais bien des indurations pulmonaires, car celles-ci auront été cause que les poumons, sur le lieu où existaient la sonorité et l’élasticité exagérées, avaient plus fonctionné que d'habitude. Il se peut faire encore qu’il existe dans quelque gros rameaux bronchiques des obstacles à l’entrée de l’air lors de l’expectoration, d’où résulte sur les points du poumon que l’on trouve trop sonore une aéro-pneumonasie,

8 5. Appréciation de la consistance des liquides contenus dans les plèvres ; — plessimétrisme des poumons dans des épanchements pleurétiques; — pleuroplasties et adhérences ; — cas dans lesquels la plèvre est complétement remplie de liquides.

771. Le degré, si l’on veut, le timbre de la matité que donne la poitrine dans les cas d’épanchements pleurétiques permettront-ils de reconnaître la nature des liquides accumulés dans la plèvre? Les expériences dont il a été précédement parlé sur les sons et le tact divers que donnent au plessimétrisme l’eau, le sang coagulé et non coagulé, le pus, etc. (n° 81), portent à croire qu'il en pourra être ainsi, au moins dans quelques cas. Une observation dont il sera bientôt parlé et les réflexions qui la suivront portent à {croire qu’il en pourra être ainsi, C’est là un sujet de recherches auxquelles il sera utile de se livrer plus tard.

172. Derrière une couche plastique épaisse déposée dans la plèvre, et présentant une dureté variable on obtient encore facilement des notions exactes sur l’état des poumons sous-jacents, il en est même ainsi de l'exploration plessimétrique de ces organes à travers une couche hydropleurique assez considérable. De la même façon que la respiration bronchique, ou mieux sclérosique, se fait entendre par l’auscultation à travers certains épanchements plastiques , il arrive que les liquides interposés entre les surfaces costale et pulmonaire communiquent assez bien le choc plessimétrique aux parties profondes et conduisent à l’oreille et au doigt de l’explorateur les sons et les conditions ressenties par le tact pour que l’on saisisse parfaitement les caractères de sonorité, d’élasticité, de mollesse, de dureté, etc., que peuvent présenter les organes sous-jacents. Mais si l’on veut obtenir ces

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