‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 124 sur 207 · PLÈVRE COMPLÉTEMENT REMPLIE DE LIQUIDES · texte numérisé non relu

PLÈVRE COMPLÉTEMENT REMPLIE DE LIQUIDES

résultats diagnosiques si remarquables et si uüles, il faut d’abord que le plessimétrisme soit pratiqué avec le plus grand soin et que lon ait recours à la percussion superficielle (pour reconnaître l’état de la plèvre aussi superficiellement placée), et ensuite à la médio-percussion profonde (pour apprécier la disposition des parties situées au-dessous d’elle ). |

113. Une remarque non moins importante à faire encore ici, c’est que l’on parvient, par le changement de position du malade, à constater la disposition anatomique des poumons sur les parties du thorax contenant une assez grande proportion de liquide; il suffit pour cela de faire déplacer l’épanchement, de sorte qu’il ne se trouve plus situé entre la surface costale et les organes profonds que l’on veut examiner.

114. « Lorsque les adhérences ne sont pas complètes, et qu'il existe entre elles des espaces à travers lesquels le fluide peut pénétrer, bien qu'avec lenteur, ou encore lorsqu'un liquide onctueux et consistant ne coule que lentement vers les parties déclives, ce n’est qu'après un laps temps assez considérable qu’il s’accumule en bas. Tels furent les cas de deux malades, chez lesquels, en 1834, nous n'avions pas cru d’abord qu’il existât d’épanchement dans les plèvres; celui-ci devint manifeste en les faisant rester quelques minutes de suite dans des positions variées et successives.

115. « Lorsqu'un vaste épanchement existe dans l’un des côtés du thorax, et qu’il en remplit en grande parte la capacité, le poumon, retenu par des adhérences, peut rester fixé vers un point des parois. Dans deux cas observés pendant la vie, la plèvre était remplie par du liquide, à l'exception de la région située au voisinage de la clavicule. Partout, alors, le plessimètre fit reconnaître de la matité. Le son et le tact gaziques obtenus en avant et en haut, firent annoncer que cet organe était retenu sur ce point par une adhérence ; l’autopsie cadavérique vérifia ce fait. Dans un cas du même genre, une résonnance manifeste se rencontrait sur le côté, et ailleurs se trouvait un son mat. On déclara que le poumon devait être sur le point sonore; après la mort, une incision fut faite autour de celui-ci; elle circonscrivit le poumon, et partout ailleurs se rencontrait la sérosité. Depuis la publication de ces faits dans le Journal hebdomadaire, j'ai eu maintes fois l’occasion d’en recueillir de pareils.

7716. « Il peut arriver encore qu’une adhérence existe sur des points circonscrits entre les parois thoraciques et les poumons, et

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