‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 138 sur 207 · PLESSIMET. APPLIQUÉ A LA TRANS POSITION DES VISCÈRES · texte numérisé non relu

PLESSIMET. APPLIQUÉ A LA TRANS POSITION DES VISCÈRES

pleurie où une preumonile, pour une spléno-mégalie, une tumeur abdominale, etc. ; le cœur, battant à droite, pourrait faire croire à .une aortasie thoracique. Or, c’est l’organographisme dirigé par la médio-percussion qui préviendra à cet égard toute erreur. Que le plessimètre soit un peu plus large ou qu'il le soit un peu moins, qu'il ait une forme allongée comme celui dont j'ai parlé dans l'Atlas de plessimétrisime (p. 20, n° 4958) (1); qu'il présente une disposition rectiligne ou ovale, ou qu’il soit disposé de toute autre façon, il n’en donne pas moins les moyens de limiter parfaitement le cœur et ses diverses parties, mais seulement alors que l'on prend le temps et que l'on met le soin nécessaires pour cette recherche.

881. Pour lerminer cet arlicle qu'il me soit permis de reproduire ici quelques passages du Traité de médecine pratique, sur la transposition des viscères (n% 1559, 1560, 1561, 1564 el 1665).

Le premier cas observé de mélacardiotopie le fut par Méry, sur un soldat des Invalides. Ce fut, sans doute, ce fait qui valut le trait satirique que Molière lança contre les médecins, Ici, comme cela arrive si souvent, c'était le railleur qui avait tort, car les faits de ce genre sont devenus depuis assez communs pour qu'il ne soit plus permis de les mettre en doute. Stoll, Béclard en ont observé chacun un Gas. M. Rostan à mentionné un fait analogue dans le nouveau Journal de médecine (mai 1818, p. 20). Isidore Gcoffroy Saint-Hilaire, de regrettable mémoire, a réuni et publié cinquante ou soixante cas de transposition du cœur. M. Billard parle de plusieurs faits du même genre, que M. Baron aurait vus. M. Bouillaud cite aussi une observation semblable qui lui est propre. On pourrait trouver, sans doute, en compulsant les auteurs, d’autres cas du mème genre; mais ceux qui viennent d'être cités suffisent pour prouver que la

(1) « Dans quelques cas, ai-je dit dans cet ouvrage en 1851, la plaque du plessimètre pourrait, avec avantage, étre diminuée d'un tiers de largeur : cela favoriserait peut-être la limitation des viscères au moyen de l'organographisme.» Pour étre agréable à M. Cros, je n'ai pas rappelé cette phrase dans mon rapport sur le plessimètre qu'il à proposé, et qui différait de celui dont j'avais parlé seulement parce qu'il est encore plus petit. On m'a assuré que cet instrument n'était autre que celui dont se servait M. Aran. J'avais déjà dit, ailleurs, que, sans inconvénients, le plessimètre pouvait être plus large ou plus étroit. Maintenant je dois ajouter, & mon tour, que le plessimètre étroit, utile dans quelques cas, est on ne peut pas plus mauvais lorsqu'il s’agit de la percussion profonde et forte, comme aussi dans les cas où des douleurs, existant sur le point percuté, exigent que l'instrument de médiation soit porté sur une large surface. Si le dessin du cœur transposé, publié par M. Cros, a ét6 tracé avec son plessimètre, je prie le lecteur de le comparer avec les figures qui ont été gravées d’après nature, en me servant de ma plaque de percussion, et qui sont publiées dans cet ouvrage, pour juger de quel côté se trouve l'exactitude et le détail des faits.

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