CHAPITRE XI
PLESSIMÉTRISME DU PÉRICARDE,
&8 1. Anatomie normale et anormale du péricarde considérée au point de vue du plessimétrisme.
967. Ilen est du péricarde comme des plèvres : cette membrane est, dans l’état normal, beaucoup trop mince pour donner lieu par elle-même à des sons où à un tact propres à la faire reconnaître ; mais, dans les circonstances pathologiques, elle peut contenir, dans des proportions variées, des liquides divers et de consistances différentes ; il en résulte certaines conditions physiques et organiques, qui permettent de reconnaitre, par la médio-percussion, diverses lésions dont elle est susceptible. Étendu autour du cœur, le péricarde s’élevant dans le médiastin jusqu’à la courbure aortique, circonscrit une cavité à parois juxtaposées, étroite par en haut, tandis qu’en bas elle est en quelque sorte moulée sur le cœur et forme ainsi, à cet organe, une enveloppe membraneuse, large au niveau du diaphragme, et qui se rétrécit successivement par en haut, en affectant une forme conique. Au point de vue du plessimétrisme, il est fort utile de tenir compte de cette disposition. Il faut noter * encore, qu'à gaucheet en bas, le péricarde correspond à la pointe