PATHOGÉNIE DES FIÉÈVRES INTERMITTENTES
partirdes plexus nerveux, divers points de Pappareil cérébro-spinal, remonte vers les centres et se réfléchit ensuite vers la circon : férence. = Elle se reproduit vers la peau et cause les frissons de la même manière que l’on voit des névralgies variées ou autres se répéter vers d’autres points du système nerveux ;
4400. «2° Les accès de fièvre qui se renouvellent en petit nombre et d’une manière périodique, peuvent avoir une origine première dans les plexus : rénal, spermatique, ovarique, etc.; dans de tels cas la névropathie s’étend de ces plexus vers les nerfs névrangiovies spléniques ; |
1101. « 3° Ces accès périodiques , soit quotidiens, soit tierces (se reproduisant de deux jours Fun), soit quarte (ayant lieu un jour sur quatre, etc.), ont leur véritable point de départ dans les ramifications du plexus splénique ;
1102. « 4° Des lésions variées de la rate (splénémie, splénite, splénomégalie, etc.), peuvent donner lieu à cette névropallie ;
4103. «5° C’est la splénémie avec augmentation de volume qui cause le plus souvent les fièvres intermittentes légitimes ;
1104. « 6° Cette lésion de la rate est, le plus ordinairement, produite par les miasmes marécageux ;
4105. «7° Le premier effet de ceux-ci est une action directe sur le sang (premier temps de la production de la fièvre, toxémie paludéenne). Il y a alors une véritable toxémie.
1106. « 8 L'effet de cette altération est d’agir sur la rate (deuxième temps, splénopathie) et de causer l’engorgement sanguin, la mégalie de cet organe, et partant, la névropallie périodique (troisième temps) qui caractérise la fièvre intermittente. C’est ici une lésion locale, suite d’une anomémie semblable à la souffrance de la vessie, du cœur, etc., par suite du mélange de la cantharidine ou de la digitale avec le sang. (Voyez Particle Toxémie du 7raité de Médecine pratique.)
1107. « 9° À son tour, cette splénopathie porte sur le sang une action particulière manifestée par la teinte spéciale, par létat de faiblesse générale, etc., que présentent les personnes atteintes de fièvres intermittentes anciennes (quatrième temps, anomémie splénique, leucocythémie).
1408. Mais des théories pathologiques ont bien peu de prix auprès des services qu’une méthode de diagnose peut rendre au thérapisme. Or, c’est sous ce dernier rapport que l’examen plessimétrique a été le plus utile. Il est facile de démontrer combien.
PATHOGÉNIE DES FIÈVRES INTERMITTENTES. 483 celle allégation est fondée par les propositions que voici, et dont il est impossible de nier la certitude.
1109. 1° C’est le plessimétrisme qui a prouvé que la quinine, soluble à haute dose, diminue la rate soit en maladie, soit en santé ;
1110. 2 C’est presque instantanément, après quarante secondes, que l’alcoolé de quinine produit cette diminution ;
1111. 3° Il en est ainsi de l’extrait alcoolique de berberis, et même du sel marin et des douches (1);
1112. 4° Ces médicaments produisent les mêmes effets, alors qu’ils sont administrés pendant les accès et dans leur intervalle.
4143. 5° Dans la plupart des céphalalgies, et dans beaucoup d’autres névralgies, on les guérit très-rapidement par la quinine solubilisée et par l'extrait de berbéris alors que le plessimétrisme a prouvé que la rate est volumineuse ;
1144. 6° La persistance d’une splénomégalie, après l’emploi des fébrifuges, annonce que la maladie dite fièvre n’est pas guérie, etc., etc.;
4145. 7° Chez un malade dont la rate est volumineuse, il faut rechercher s’il existe des accidents intermittents, que l’on doit combattre par les moyens dont il vient d’être parlé ;
1116. 8° Dans un premier accès accompagné de frisson, si la rate est volumineuse, il faut surtout dans les contrées marécageuses et dans la crainte des fièvres pernicieuses, donner tout d’abord des médicaments précédents à hautes doses, etc., etc., etc.
1147. 9° Dans une infinité de cas, soit à l’hôpital, soit dans la pratique civile, on reste dans l'ignorance la plus absolue sur la maladie de gens qui souffrent des mois, des années entières, présentant seulement quelques accidents dont ils ne parlent pas, et qui sont méconnus par lé médecin. Ils deviennent des piliers d'hôpital, sont renvoyés de tous les services. Le plessimétrisme de la rate fait reconnaître la splénomégalie, et indique les moyens propres à guérir ces malades.
1118. Encore une fois, je renvoie au 7raité dé médecine pratique, tome VI, et à mes divers écrits cités dans ce chapitre pour le développement et la confirmation des propositions qui viennent d’être émises.
(1) Non-seulement le plessimétrisme démontre la vérité de ces propositions, mais lorsque la rate très-volumineuse s'étend largement dans l’abdomen, plusieurs aides entourent à la fois avec leurs doigts la circonférence de ce viscère, - et sentent trés-distinctement le retrait de l'organe splénique.
484 PLESSIMÉTRISME DU RACHIS.
4419. 10° On croyait, il y a peu de temps encore, que la fièvre intermittente ne se déclarait que bien rarement à Paris; le plessimétrisme a prouvé que le contraire avait lieu ; seulement, on la méconnaissait, parce qu’en général léliose (miasme paludéen) étant dans la capitale fort peu concentré . les accès (tout en y étant toujours périodiques) y sont moins bien accentués qu'ailleurs, et que fréquemment quelque stade fait défaut; mais la médio-percussion a démontré que la rate n’en cst pas moins malade et qu’elle revient par l’emploi de la berbérine et de la quinine à son état normal.
1120. 11° Un grand nombre de névralgies ne sont que des névropallies variées, qui remplacent les accès fébriles proprement dits. Le plessimétrisme faisant découvrir la splénomégalie, le médecin reconnaît en le pratiquant la cause organique et primitive du mal, administre le remède, et celui-ci guérit. C’est ainsi que chez l’homme de confiance de M. le duc de la P....., j'ai fait cesser une angine de poitrine qui existait depuis plusieurs années, sans qu’on ait pu la soulager; et que chez M. le duc de M.-G. je suis parvenu à guérir pendant un an une névralgie de la cinquième paire, tellement douloureuse que, depuis plusieurs mois, le malade était réduit à un état squelettique qui l’empêchait de manger, de boire et même de parler, etc.