‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 17 sur 207 · __ PERCUSSION MÉDIATE · texte numérisé non relu

__ PERCUSSION MÉDIATE

au point de vue de leur contenance, sur un support identique pour chacune d’elles ; alors je les ai percutées de la même manière, et cela tantôt superficiellement, tantôt profondément; d’abord faiblement, puis fortement. Il résulta de ces précautions que les circonstances dans lesquelles j’examinais ces corps étant partout égales, les différences que le placoplessisme pouvait présenter dans ses effets devaient être en rapport avec les conditions physiques que les liquides percutés présentaient.

33. Il devint bientôt de toute évidence que, par l’acouplessisme (1) comme par l’aphéplessisme (2) on obtient d'immenses différences entre les résultats de la percussion médiate pratiquée sur ces divers liquides; ces.résultats sont, dans certains cas, trèsdifférents de ceux que l’on aurait pu s’attendre à rencontrer : l’eau de seltz, très chargée de gaz, ainsi que le vin de Champagne, donnent un son très-sourd et un défaut d’élasticité absolu ; l’eau distillée est moins mate que l’eau qui contient de l'air; le vin généreux tient le milieu, pour les sensations tactiles et acoustiques, entre celles que donnent l'alcool et l’eau ; l’huile est peu élastique et moins résistante au doigt que la graisse qui est d’autant plus solide au placoplessisme qu’elle est plus froide ; l’albumine dissoute se rapproche pour les phénomènes acoustiques et aphéplessiques de l’huile, tandis qu’elle donne de la dureté alors qu’elle est coagulée. Le lait, le caséum percutlés produisent aussi des sons et des impressions tactiles différentes des liquides précédents, etc. (3).

34. M. Ball, alors chef de clinique, MM. Flandrin, Malassez, Gouel, Brissaud, Souligoux, Ramlow, un grand nombre d’assistants, et moi-même, nous avons renouvelé dans les salles ces expérimentations , et nous avons obtenu les mêmes résultats. Dans une autre série d'expériences, préparées avec soin par M. Flandrin, élève en pharmacie, attaché à mon enseignement clinique à l’Hôtel-Dieu, j'ai fait disposer dix bocaux d’égale capacité, d’une forme et d’une épaisseur de parois analogues, donnant à vide, par le choc d’une tige métallique, un son à très-peu de différence près semblable. Ces vases ont été remplis des diverses substances que voici : eau aérée, eau distillée, solution d’albu-

(4) Sensations acoustiques de la percussion.

(2) Sensations tactiles de la percussion.

(3) M: Flandrin, élève interne en pharmacie, attaché à la clinique de l'Hôtel- Dieu, a préparé avec beaucoup de soin le matériel de ces expériences.

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