‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 174 sur 207 · CONCLUSIONS DES FAITS PRÉCÉDENTS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS DES FAITS PRÉCÉDENTS

& 8. Conclusions pratiques des faits précédents.

1406. « Les conséquences des faits qui précèdent sont les suivantes :

1407. «1° La percussion médiate peut faire reconnaître le siége des intestins grêles. Elle en obtient en général un son et un tact gaziques dont la nuance tient le milieu entre la matité du foie el la résonnance des gros intestins.

4408. « 2° Le caractère du son fourni par la percussion des intestins grêles, comparé à la nature du bruit qui résulte de lexploration plessimétrique de l’estomac et des gros intestins, fait reconnaître le jéjunum et l’iléon.

1409. «3° La déglutition des boissons et les'injections de liquide dans le rectum modifient la résonnance de estomac et celle des gros intestins, tandis qu’elles ne changent pas la nature du son dans la partie moyenne du tube digestif. Il résulte de là qu’elles peuvent faire juger, par voie d'exclusion, du siége des intestins grêles.

1410. «4° La résonnance du jéjunum et de liléon sera plus mate s’ils contiennent des matières chymeuses, plus claire s’ils sont distendus par beaucoup de gaz. Elle participera du caractère hydraérique, si ces intestins contiennent à la fois du liquide et des fluides élastiques ; s'ils sont vides de matières de fluides élastiques et de liquides, ces organes donneront lieu au son et au tact malaxiques.

AAA. «5° Le plus souvent, le son des intestins grêles reste le même, et l’espace où on l’obtient ne varie pas en raison des changements d’attitude ou de position du sujet.

1412. «6° Quand le jéjunum et l’iléon contiennent un chyme assez liquide pour qu’il puisse couler et s’accumuler dans les circonvolutions intestinales les plus déclives, ce n’est que lentement que cet écoulement s'opère. L'espace inférieurement placé qui donne lieu au son mat n’est pas séparé par une ligne de niveau. de l’espace supérieur où la résonnance tympanique se conserve. La transition entre les points où la matité a lieu et ceux où le timbre plus clair s'obtient n’est pas brusque, mais graduée (1). Inférieurement enfin aux espaces où le son plus mat est obtenu, on trouve les gros intestins, remarquables par la résonnance tympanique qu'ils présentent.

(4) C’est le contraire qui a lieu pour la vessie distendue..

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