‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 190 sur 207 · PLESSIMÉTRISME; UTÉRUS APRÈS L'ACCOUCHEMENT · texte numérisé non relu

PLESSIMÉTRISME; UTÉRUS APRÈS L'ACCOUCHEMENT

1636. Les anomorphies de la matrice en rapport, soit avec des hétérotrophies variées, soit encore avec l’accumulation de diverses substances dans la cavité utérine, sont appréciables par la médio-percussion, mais seulement alors qu’elles sont parvenues à un degré assez considérable. C’est par la configuration de l’espace où le plessimétrisme dessine l’utérus (n°° 1605-1611) que lon arrive à apprécier les modifications survenues sous la forme de cet organe. Cette proposition est applicable à plusieurs cas de grossesses; aux utérocélies (tumeurs utérines), telles que polypes, tumeurs carcinomateuses, etc., et, comme nous le verrons bientôt, à diverses tumeurs de l'ovaire.

$ 19. Diagnose plessimétrique de l’état de l'utérus äprès l'accouchement,

1637. Après le travail de laccouchement, la matrice dilatée présente une cavité dont les parois sont revenues sur elles-mêmes alors que l'organe se contracté, mais, dans Je cas contraire, cette cavité peut être distendue : 1° par des liquides (sang, eau de l’amnios, etc.), et alors, dans la circonscription de l’espace occupé par l’utérus, on trouve une matité et un défaut absolu d’élasticité partout semblables; 2° par des gaz (air atmosphérique, fluides élastiques dégagés des matières accumulées), et, dans ce cas, existent sur le même lieu une sonorité et une élasticité dont lin tensité varie en raison du degré de la dilatation de l’organe; 3° par des gaz et des liquides (sang et air, eau et gaz, sanie pu: tride et fluides élastiques), et alors existe de la matité dans les parties déclives de l’espace utérin, tandis qu’au-dessus se retrouvent, soit le bruit hydraérique, soit la sonorité tympanique ; 4° par des solides (le placenta, par exemple), et alors se rencontirent la matité et la résistance au doigt plus ou moins marquées; 5° par les diversproduits qui viennent d’être mentionnés, et alors on peut trouver réunis les caractères plessimétriques qui ont été isolément signalés dans ce paragraphe.

$ 20. Plessimétrisme de l'utérus en arrière.

1638. Le plessimétrisme de lütérus par la région sacrée est non moins utile que celui de la matrice au niveau du pubis; de l’hypogastre et de l’abdomen. La vérité de cette proposition sera bientôt démontrée, alors que je parlerai des applications de

PLESSIMÉTRISME DE L'UTÉRUS EN ARRIÈRE. 613 la médio-percussion à la pratique. Mes expérimentations sur ce sujet ont depuis quelques années été innombrables et variées à Pinfini. Je me suis surtout très-fréquemment servi du toucher vaginal pour m'assurer si les limites de l’utérus par en bas tracées sur le sacrum, au moyen de lorganographisme plessimétrique, étaient exactes, et dans tous les cas observés de cette façon la hauteur et la longueur de la partie inférieure de l'utérus marquées à l'extérieur ont été vérifiées par le doigt porté dans le vagin, et cela en même temps qu’un doigt de l’autre main était fixé sur la mesure indiquée plessimétriquement sur la peau qui recouvrait le sacrum. |

Ligne lombo-coccygienne,

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(Figure 84.)

Exploration de l'utérus en arrière ; lignes plessimétriques.

1639. Le procédé d'exploration pour te plessimétrisme de l'utérus en arrière est des plus simples, et diffère à peine de celui qu’il faut suivre pour la médio-pereussion du pancréas (n° 4465). Seulement c’est ici sur le sacrum, et non sur les vertèbres lom-

614 MESURE PLESSIMÉTRIQUE DE L'UTÉRUS EN ARRIÈRE. baires, que l’investigation dont il s’agit doit être faite. La per: soiné que l’on examine est couchée sur le Ventre, et placée au bord de son lit, dé facon à être très-rapprochte dü médecin. Unc brémière ligne (lombo-coccygienne) est tirée dé haut ef bas, à partir du sommet et de la première apophysé épineuse dés vertèbres satréés, suit la ligne médiäné et descend ainsi jusquà l'extréihité infériéure du coccyx. Dans toute l’éténdue de cette ligne, ét: surtout par en haut, l’épaisseur du sacrumi exige que le fléssitriés trisme soit praliqué avec forcé et de façon à obtenir dés sensatiôtis lactiles ét acoustiques provenant des partiés situées au-déssous de Pos. Or, en procédant ainsi, on trouve ordinairement en haut une élasticité et une sonorité dues à la présence profonde de lintestin grêle de PS iliaque ou du rectum, contenant presque toujours des gaz; bien entendu que si des scories, des hydro-scories sont accumulées dans la dernière partie du tube digestif, on obtient dans le häut de la rédgiôñ sacrée des variantes de matité qui sont en rappoñt dVéc dès ciféonstances organiques. Dans ces cas même l’obscurité de 86 est beaucoup moins accentuée que celle qui est trouvé plus bäs, vérs la réunion de la moitié supérieure avec la moitié inférieure du sacrum. Là en effet on Commence à sentir au dôigt une mafiié résistante marquée, et cette qualité du tact et dü 80û est due à là présence du corps de la matricé, qui commence à correspoñlre à ce point. On s'assure bien de cette lirnite en percutañt à plusieurs reprises au-dessus et aü-dessous de cette mésufe, ët älofs on marque avec le crayon derographique; ou tout autré foyen analogue, le point exact où le changement du son a eu liéu. On continue ensuite léxploration plus infériéurement, et lof trouve les mêmes caractères dé médio-peréussion dans. un espaée qui sw une femme bien constituée, dont l'utérus est vide et à l'état normal, présenté 4 centimètres de haut en bas. Aü-dessous de cé même espace se rencontrént, par un pléssimétrisme moins profondément pratiqué, et cela d’une manière très-évidente, une élasticité et une sonorité manifestes en rapport avec la présence du rectum et des parties molles sousjacentes; tétte nouvelle limitation est alors, comme l& première, indiquée exactement avec le crayon ne tique:

1640. Urë seconde ligne perpendiculaire à la première est rdcée lransversalement à la partie moyenne de l’éspace où la matité a été constatée. Elle s'étend d’un côté du bassin à l’autre (ligne ischiozutériné); Sur le centre de cette mème ligne ; on retrouve la

MESURE PLESSIMÉTRIQUE DB BUTÉRUS EN ARRIÈRE. GT matité résistante qui avait été reconnue dans la première direc-lion, et l'on en constate encore l'existence à 2 centimètres, à droite el à quuche de la ligne médiane. Sur le lieu précis où la transihon de la matité centrale à une sonorité et une élasticité qui se manifestent plus en dehors, et qui correspondent à la présence des intestins, contenant en plüs ou moins grande proportion des fluides élastiques, on trace alors une marque noire, et l’on embrasse ainsi un espace mat dans uné étendue transversale de 4 centimètres, et tout au plus de 42 millimètres.

1641. Puis deux autres lignes partent obliquement du point où les lignes verticale et horizontale se croisent; et cela à dislance égale de lune et de l’autre, formant ainsi des rayons sur lesquels on obtient des résultats plessimétriques analogues aux précédents, et l’on indique de la même facon les limites exactes de la circonférence de l’espace mat,

1642. Pour avoir le dessin complet de la matrice considérée dans son ensemble, on n’a plus qu’à noter avec le crayon les points intermédiaires aux lignes précédentes, et sur lesquels ont lieu les transitions de la matité, la sonorité et l’élasticité que donnent les intestins ou les parties molles qui entourent l’utérus.

1643. C’est donc très-généralement sur une surface arrondie de 4 centimètres sur 4 centimètres que se dessine sur la peau qui recouvre le sacrum l’étendue de l’utérus vide et normal. Cette mesure plessimétrique est un peu inférieure à celle de la matrice mesurée directement sur'le cadavre. La raison de cette différence est encore ici, comme on la dit pour la rate (n° 1019, fig. 54) et pour les reins (n° 4477), l’obliquité de la direction de l'utérus, par rapport à la surface du tronc sur laquelle on trace le dessin de l'utérus,

1644. Dès le second mois de l’embryutérisme (ou grossesse), les limites de la circonférence utérine obtenues par le plessimétrisme s'étendent de 2 à 3 millimètres, et à trois mois il ya 2 centimètres d'augmentation. Il y a quelques variations dans ces dimensions, mais elles sont de peu d'importance. Plus tard, et à mesure qué le développement de l’utérus devient plus considérable, la circonférence de cet espace augmente, et à terme la matrice est très-développée; jamais cependant le volume de cet organëé, dans ce dernier cas, ne parvient à beaucoup près à celui qu’il est alors si facile de lui reconnaîtré en avant, soit par la palpation, soit par le plessimétrisme; entré le pourtour dé cet orz

676 PLESSIMÉTRISME DE L'UTÉRUS; APPLICAT. PRATIQUES. gane et la paroi postérieure de labdomen, il y a constamment une masse d’intestin considérable qui ne permettrait d’assigner à l'utérus des limites précises que par une médio-percussion forte et profonde qu'il serait peu convenable de pratiquer sur une femme enceinte.

S 91. Applications pratiques du plessimétrisme de l'utérus.

1645. S'il fallait exposer ici les innombrables applications pratiques du plessimétrisme à lexploration de létat de la matrice en santé et en maladie, il faudrait passer en revue Phistoire presque entière de l’embryutérisme et des affections utérines. Je chercherai à abréger autant que possible le. tableau de ces applications. ,

1646. Les signes positifs de la grossesse ont acquis, à partir du quatrième ou du cinquième mois, un véritable positivisme ; il en est arrivé ainsi à la suite de la découverte de l’auscultation, laquelle a permis de reconnaître les bruits du cœur du fœtus et le souffle placentaire. Le plessimétrisme, dès la fin du deuxième mois, et peut-être auparavant, fait constater le développement de Putérus (n° 4614, et Traité de diagnostic n° 2348). C’est particulièrement sur le sacrum que l’organographisme donne un aussi précieux résultat. Maintes fois j'ai eu l'occasion, chez des femmes qui venaïent me consulter sur la question de savoir st elles étaient enceintes, et le résultat de l'exploration plessimétrique m'a permis d'affirmer que l'utérus avait ou non augmenté de volume, et en rapprochant ce fait des autres symptômes de la grossesse, mon jugement sur l’état de ces femmes a été toujours consacré par l’expérience ultérieure.

1647. À combien de reprises ne nest-il pas arrivé, à l’hôpital, de constater par le plessimétrisme de lhypogastre, la présence d’un utérus distendu par un fœtus chez des filles qui ne voulaient pas convenir de l’état dans lequel elles se trouvaient? Combien de fois n’ai-je pas ainsi surpris en ville le secret de femmes qui avaient un intérêt puissant à tenir leur position cachée, et ne me suis-je pas servi de cette découverte pour être utile à ces personnes et même à leurs familles? Cette même connaissance ne m'a-t-elle pas souvent conduit à faire cesser emploi de médications dangereuses ou inutiles qui auraient été prescrites contre des maladies qui n’existaient pas? Ailleurs, lorsque depuis eux, trois, quatre mois les règles faisaient défaut, et que Fon

PLESSIMÉTRISME DE L'UTÉRUS ; APPLICAT. PRATIQUES. 677

étail persuadé en voyant un ventre que distendaient des S'aZ OÙ des scories qu’une femme était enceinte, n’ai-je pas, par la‘médio-percussion du sacrum, de l’hypogastre, du pubis et de la cavité pelvienne profondément percutée, démontré qu’il n’y avait pas grossesse ? Dès le commencement du quatrième mois, le dessin plessimétrique du fœtus dans l’utérus, alors qu’il trace avec tant de positivisme le tronc, le siége, les pieds de l'enfant, n’est-il pas un signe d’une immense valeur, alors que l’auscultation se tait encore ? Ne serait-on pas encore conduit à penser qu’il y aurait une grossesse double dans les cas où l’on pourrait tracer deux figures plessimétriques du fœtus dans la circonscription de l’espace où la matité utérine se rencontrerait (n°1625)? — Le tracé de médio-percussion du corps d’un enfant dans quelque point de l’abdomen autre que celui occupé par l’utérus, ne ferait-il pas penser à une grossesse extra-utérine? — Pourrait-on nier un instant qu’il soit extrêmement utile de préciser par le plessimétrisme le siége, dans l’abdomen, de lutérus développé par le produit de la conception, sa hauteur, sa largeur, sa forme, ses rapports avec le foie, la rate, les intestins et l’estomac? — Est-ce que la palpation ou le toucher vaginal pourraient donner ici des documents aussi positifs que ceux que dans de tels cas donne si facilement la médio-percussion? — Est-ce que l’appréciation exacte par lorganographisme plessimétrique de la dimension de l’utérus ne donnera pas des documents importants sur l’époque de la grossesse?

1648. Mais voyez done combien, après l'accouchement, il est utile d’avoir recours à la médio-percussion pour savoir : si lutérus est revenu sur lui-même (ce que sa dureté et son petit volume prouveront); s'il n’est pas contracté (ce qui sera annoncé par la grande dimension de la matrice, par le tact et le son sclérosiques que l’on constatera); s’il ne contient pas du sang ou des liquides (fait rendu plus que probable par la matité hydrique que l’on obtiendra); s’il ne renferme pas encore un placenta ou un se- .cond fœtus (ce. que le dessin plessimétrique conduirait à croire) ; si des gaz n’ont pas pénétré dans la cavité utérine (ce qu’il sera facile de savoir alors qu'une sonorité et nn tact gaziques seront développés dans l’espace où l’on aura circonserit la matrice) ; s’il existe à la fois dans celle-ci des liquides et de l’air (fait qui sera révélé par le bruit hydraérique), etc., ele.

1649. Se fait-il une hémorrhagie interne après l accouchement, ne peut-on pas la reconnaître tout d’abord, bien qu’il ne

678 PLESSIMÉTRISME DE L'UTÉRUS ; APPLICAT, PRATIQUES. s'écoule pas de sang au dehors, en constatant que la matité de la matrice est de nature hyperhydrique, et que l’espace où elle existe augmente d’un instant à l’autre d’étendue? (Traité de dia» gnostic, n° 3343.) |

1650. S'agira-t-il de savoir si, dans les jours qui suivent la parturition, l’accouchée peut sans inconvénient sortir de son lit et rester dans la station, est-ce qu'il ne sera pas très-utile de rechercher, par le plessimétrisme, si la matrice est placée dans le bas-ventre ou le bassin à une hauteur plus ou moins grande, si elle a encore un volume considérable ? Est-ce que lexistence de ce dernier fait ne sera pas utilement recherchée par le plessimé:trisme quelque temps après l’accouchement ?

1651. Est-ce que la distension de l'utérus par une grande masse de liquide amniotique ne sera pas souvent indiquée par l'énorme volume de la matrice gravide et par la maltité hydrique qu’il donnera, et qui, bien autrement marquée que eela n’a lieu dans une grossesse ordinaire, sera d'autant plus prononcée que la proportion de sérosité accumulée sera plus considérable ? Est-ce que la complication d’une grossesse avec une hydropéritonie ne sera pas indiquée par le déplacement du liquide intra-péritonéal que révélera la médio-percussion, tandis que le globe utérin ne changera de position que dans des limites bien moins grandes ? AY

1652. Est-ce que dans les premiers mois de la grossesse on ne soupçonnera pas un enclavement, alors que sur presque tous les points du bassin on rencontrera la matité utérine, et qu'en même temps coexisteront les autres symptômes de ce même enelavement ?

1653. Penserait-on qu’il soit indifférent de préciser par le. plessimétrisme les rapports existants entre lutérus distendu par le produit de la conception ou par toute autre circonstance organique et les tumeurs ovariques, les abeès des ligaments larges ou développés autour de la matrice qui peuvent coexister ? (Traité de méd. pratique, n° 10018, cas vu avec M, le docteur Lionel de Corbeil.)

1654. Dans ce fait remarquable cité dans le Traité de médecine pratique, n° 10783, fait où il s’agis$ait d’une masse d’hydatides en grappe vu par moi en 1893, et dans les cas connus du même genre, n’aurait-il pas été utile pour éclairer la diagnose, de rechercher si, par le plessimétrisme, on n’aurait pas obtenu le tact

PLESSIMÉTRISME DE LUTÉRUS; APPLICAT, PRATIQUES. &19

ei le son hydatidiques, ou que l’on pourrait désigner par le nom hydropallique ?

1655. Chez une malade observée à PHôtel-Dieu en 1865, j'ai trouvé sur le côté droit du bassin, au niveau de L'axcavetion, un son et un tact sclérosiques très-prononcés qui n’existaient pas de l’autre côté,et.qui ne se dissipaient pas les jours suivants. J’admis, d’après ce signe, qu’il devait exister une tumeur touchant à l'utérus sur ce point, età l'ouverture cadavérique cette diagnose fut vérifiée.

1656, La constatation plessimétrique d’une augmentation ou d’une altération de forme de l'utérus est d’une extrême impor. tance pour s'assurer, ou au moins pour éroire que la matrice est congestionnée, enflammée, qu'il sy est développé des corps fibreux, des carcinômes (7raité de diagnostic, n° 2345), qu’elle contient du sang, des débris placentaires, des corps fibreux, etc; que la dimension -de cet organe, limitée, appréciée par le dessin plessimétrique diminue, est une preuve que le mal s'accroît, el le contraire a lieu dans une circonstance opposée.

1657: A l'approche des règles, ne serait-il pas bien utile de rechercher si la matrice mesurée et dessinée sur les téguments de Ja région sacrée n'aurait pas quelques millimètres de plus qu'après la terminaison de l’évaeuation menstruelle ?

1658, Les femmes, vers l’époque de la menstruation, se plaignent souvent d’éprouver des douleurs de reins, que les patholologistes et les praticiens croient avoir leur siége dans la région Jombaire, et-ils en aceusent les nerfs de cette même région ; mais voiei que.le plessimétrisme démontre que c’est bien l'utérus qui donne lieu à cette souffrance; lorsqu’en effet l’on fait porter un doigt de la malade précisément sur le lieu où elle ressent la douleur, on est vraiment surpris de voir que c’est exactement dans la circonscription de l’espace où l’organographisme plessimétrique a tracé sur la région sacrée le dessin de la matrice, que la douleur se fait sentir. Ce même fait a lieu dans toutes les douleurs dont l'utérus est véritablement le siége. Sans doute, il existe fré. quemment, des névralgies lombaires consécutivement aux utéropathies, mais elles sont plus rares qu’on ne le croit généralement, et #l faut bien savoir que c'est pour ne pas nommer le lieu où la douleur se fait sentir, que les femmes, au lieu de parler de l'utérus ou de la région sacrée, parlent de ce qu’elles appellent les reins. Le fait précédent, dont encore une fois la connaissance est due au plessimétrisme, esk d’une haute imporlance et se prêterait à des

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réflexions pathologiques et pratiques des plus nombreuses , si elles ne se présentaient pas tout d’abord à RARES du lecteur.

1659. Il est cependant une annotation dont il n’est pas ki de se dispenser; c’est celle qui a trait à la diagnose du siége de la douleur comme indice d’une utérite. Lors, en effet, qu’une souffrance aiguë existe spécialement dans l’espace où le plessimétrisme a dessiné l’utérus, soit antérieurement, soit postérieurement, et qu’en même temps se manifestent les autres symptômes d’une métrite, il est évident qu'il s’agit en effet d’une affection utérine et aiguë.

1660. Il n’est pas jusqu'aux déplacements de lutérus, qu’ils aient lieu de haut en bas, de bas en haut ou d’un côté à l’autre, etc., sur lesquels la figure plessimétrique de cet organe desir at sur le sacrum, soit sur le pubis (7raité de méd. pratique, n° 10036), ne puisse donner quelques renseignements

utiles.

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