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CHAPITRE XXVI PLESSIMÉTRISME DU CRANE, DU GERVEAU ET DE LA FACE

1827. Pour terminer cet ouvrage, j'aurais à traiter en détail de la médio-percussion du crâne, du cerveau et de la face, car je ne vois pas quelles seraient les applications directes du plessimétrisme à la diagnose des lésions des yeux et des oreilles @), et

{1) Voyez le discours que j'ai prononcé en 1865 à l’Académie, sur la thoracotomie.

(2) Voyez, au n° 214, la description du petit appareil que proposa, en 1827, M. Jules de Dervieu, pour le plessimétrisme de l'oreille moyenne; l'emploi de cet instrument n’a pas eu depuis lors d'application dans la pratique.

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d’un autre côlé, il est peu présumable qu’il soit jamais possible d'obtenir par la médio-percussion soit de la moelle rachidienne, ‘soit des troncs nerveux, des sensations tactiles et acoustiques propres à éclairer lexplorateur sur l’état matériel de ces importants organes (1).

$ 1: Plessiriétrisme du crâne et du cerveau.

1828. Déjà j'ai parlé du plessimétrisme du crâne et des résultats qu’il donne (n° 449, 449); j'ai fait remarquer alors que l’on obtient en le pratiquant une double sensation : l’uñe en rapport avec la présence des os qui le constituent et qui consiste en une malité lrès-marquée, d’un caractère sec et très-sclérosique ; l’autre qui est due à la présence profonde de la masse encéphalique; laquelle donne lieu au son et au tact malaxiques et presque hydriques.

Matité du crâne et du cerveau:

<#æ Sonorité des sinus frontaux.

Sonorité des cellules | d5 idie TN PL Rur< 1 f . 47 mastoïdienne | N <<: Sonorité et élasticité des sinus maxillaires , et plus bas de la bou-

che,

F. 4 1/1) 4 (Figure 90.)

Plessimétrisme du crâne et de la face.

1829, La matité sclérosique due aux o$ crâniens est d'autant

(4) Tout au plus on peut supposer que si le canal rachidien contenäit une grande masse de sang ou de pus (liquides dont la matité est extiêmie (ne 35), on aurait un document de plus pour faire reconnaître ce fait par le son et le fact hydriques très-prononcés que l’on obtiendrait dans une largeur propor: tionée à l'étendue du diamètre de ce canal, et dans une longueur en rapport avec la hauteur à laquelle s’élèverait l'épanchement: Des expérimentalions cadavériques sur ce sujet pourraient avoir de l'utilité.

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plus marquée que ceux-ci sont plus durs et plus épais; elle Pest

‘par conséquent davantage sur la protubérance occipitale que sur

les bosses frontalés et pariétales.

1830. Le son plesso-malaxique propre à Pencéphale se ren-

contre profondément sur tous les points où l’organe est en con-

tact avec son enveloppé osseuse et paraît st le même sur toute la surface crâniéenne.

1831. On conçoit, sans que l’expérience ait encore prononcé sur ce sujet que, si une tumeur très-dure existait dans la cavité du crâne et fouchait aux os qui la circonscrivent, l’on pourrait obtenir sur les divers points de la surface à laquelle une telle célie correspondrait, et cela jusqu'aux limites de la circonférence de celle-ci, des sensations plessiques qui permettraient d’en reconnaître la présence et d’en dessiner exactement les contours; il n’est pas impossible même que l’on parvint à distinguer par des caractères plessimétriques propres à la masse cérébrale : la dureté d’un kyste séreux, la matité hydrique, sclérosique, ete.,

d'une célie encéphalique, la sensation pallique d’une tumeur con-

tenant des acéphalacystes, etc, (n°° 136, 268, 526). Bien entendu que ces aperçus diagnosiques ne reposent que sur de simples probabilités auxquelles les expérimentations et des faits ultérieurs pourront seuls donner de la valeur.

1832. Sur les très-jeunes enfants, alors que les fontanelles ne sont pas ossifiées, le céfveau n’est pas séparé des téguments par un tissu compact et sec. S'il survenait donc quelque collection de

liquides où quelque tumeur dure dans la cavité crânienne, il se pourräit faire que sur les points où elles seraient en contact avec

les intersections membraneuses des os, on obliendrait par la percussion de la plaque d'ivoire des sensations plessimétriques propres à donner sur leur présence des documents utiles, Il en serait

à plus forte raison ainsi dans les cas où des productions morbides

ayant détruit sur quelques points les parois osseuses qui protégent l’encéphale, ne seraient séparées de lextérieur que par des parties molles.

1833. On ne peut en rien écotnaitre par le plessimétrisme soit lés collections sanguines suites d’hémorrhagies , soit des ra< mollissements dont lé cerveau serait le siége.

1834. Maïs si, directement, le cerveau malade donne à peine des

résultats de Médios percussion dont on puisse tirer parti, à coup sûr le plessimétr isme est d'une utilité extrême pour apprécier l état de o-

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