‹ Traité de plessimétrisme et d'organographismeChapitre 5 sur 207 · AVANT-PROPOS. 1X · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. 1X

relatives aux méthodes, aux découvertes et aux faits microscopiques, ainsi qu'aux instruments destinés à l'exploration du larynx, de l’œil et du pouls (1).

Une autre raison m'empèche de tracer, dans le livre que je publie , le tableau des phases diverses qu'a traversées jusqu’à ce jour l'étude de la percussion‘ médiatisée. Si je me laissais aller à faire un historique, quelque succinct qu'il fût, et quelle qu’eût été mon indulgence pour les personnes, inévitablement il aurait fallu présenter certaines gens sous des couleurs désagréables pour eux, couleurs dont les teintes sombres seraient plus que méritées par certaines critiques injustes et inconvenantes qu'ils ont faites; par le silence qu'ils ont gardé sur des travaux utiles, ou par les légèretés que leur inexpérience en plessimétrisme peut seule expliquer. Cette manière de faire est peu dans mes goûts et dans mes principes. Il est vrai que j'eusse été dédommagé de l'ennui qu'une telle publication m’eût causé par les choses bienveillantes que j'aurais eu à dire de quelques-uns de mes collègues ou de mes confrères qui ont élevé la médio-percussion au rang des découvertes les plus utiles; par exemple, je n'aurais pas manqué de mentionner l’auteur d’une clinique remplie de faits pratiques, et qui n’a pas craint de placer mon nom à côté de celui. de Laënnec, mon maïtre; mais il y aurait eu dans ces citations d'amis, une apparence de flatterie que j'ai cru convenable d'éviter. D'ailleurs, à l’occasion de chaque chapitre de ce livre, j'ai dû citer les noms de médecins et d'élèves qui ont plus ou moins partagé ou se-

(4) Une nouvelle édition du Traité de Médecine pratique, que mon ouvrage sur le plessimétrisme permettra de considérablement abréger, sera publiée en même temps par ces jeunes et studieux médecins, qui ne manqueront pas de mettre ce livre complétement au niveau des progrès de la science moderne,

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condé mes travaux; en réunissant en un faisceau les considérations historiques établies dans chaque’ article de mon ouvrage, on aura, à peu de chose près, une idée des principales recherches auxquelles, jusqu’à présent, la médiopercussion à donné lieu.

Je me donnerai garde encore d’indiquer les noms de personnes laborieuses, mais qui, suivant une direction scientifique que je crois déplorable et qui ne les conduira guère à une saine pratique, ont gardé un silence absolu sur les faits si positifs et si utiles relatifs au plessimétrisme. Personne plus que moi, je l’affirme, ne tient à l'étude des variations que la température de l’homme peut éprouver dans les maladies, aux faits microscopiques, aux investigations chimiques, aux explications de ‘physiologie franscendante, ete. Mais, si je ne m'abuse, actuellement on s’en occupe en général d’une manière beaucoup trop exclusive; on cherche avec un soin peut-être exclusif les moindres oscillations survenues dans l'élévation du thermomètre, et cependant elles n’ont d'importance que si l’on tient un compte extrême des modifications survenues dans les organes ou dans leurs fonctions, modifications dont elles sont les conséquences, et sur lesquelles on passe avec légèreté. On passe des heures à s'occuper des infiniment petits (sur lesquels les micrographes ne s'accordent guère); on s'occupe infiniment de savoir quel est le précipité que donnera l’urine traitée par tel ou tel agent chimique, etc., etc.; et certes, en agissant ainsi, on finira par élucider certains points encore 6bseurs de la pathologie; mais comment se fait-il que ces travailleurs émérites négligent au point où ils le font, de constater pendant la vie, par les signes positifs que la science possède, les varations survenues dans le siége, le volume, la forme, la

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