POSITION DU MALADE
facilement exécuter le plessimétrisme sur toutes les parties du corps de la personne qui le consulte.
265. Lorsque le lit sur lequel cette personne repose est trop bas, il est à peu près impossible de percuter en se tenant debout, autrement il en résulterait une extrême fatigue. Je suis persuadé que c’est là un des plus grands obstacles à la généralisation du plessimétrisme en Angleterre. À Londres, les lits sont à peine élevés au-dessus du niveau du sol, et comme les médecins de l’hôpital, en faisant leur visite, ne s’assoient pas, ils se trouvent placés à une telle distance des malades qu’ils ne peuvent explorer les organes de ceux-ci d’une manière convenable.
266. Il faut encore se rapprocher le plus possible de la personne que lon percute ; si elle est couchée, il est indispensable de la faire placer tout à fait sur le rebord du lit. N’allez pas croire qu'il soit très-facile de lui faire prendre cette position ! Quand on dit à un malade de prendre l'attitude dont il s’agit, tantôt 1l comprend mal ce qu’on veut lui dire, tantôt il craint de tomber ; il se tourne sur le côté, exécute des mouvements de la tête, de la poitrine et change à peine de position. Il est fort difficile de lui persuader que c’est tout à fait près du bord du matelas que le tronc doit être étendu sur le dos, et précisément dans la même situation que celle qu'il prendrait au milieu du lit. Ces choses paraissent être de peu d'importance; on les croirait presque puériles, et cependant il faut se donner garde de les considérer comme inutiles, car bientôt la pratique déméitre rait combien elles peuvent influer
sur les résultats de Pexploration.
267. Suivant l’organe que l’on veut plessimétriquement explorer, la position du médecin devra varier; à l’occasion de examen de chaque organe, je reviendrai sur ce sujet.
268. Il en sera, à plus forte raison, ainsi de l'attitude que le malade devra prendre; mais, quelle que soit cette attitude, % faudra toujours, encore une fois, tenir compte, lors de la percussion, des conditions physiques que présentera le plan situé perpendiculairement au-dessous ou derrière les parties percutées,. Le corps du malade constitue, en effet, une sorte de placoplesse qui fait vibrer les corps en contact et même ceux qui sont situés près de lui. Si, par exemple, il arrive que la poitrine repose sur un coussin rempli d’air, la percussion, surtout si elle est forte et profonde, donnera naissance non-seulement aux sons et aux impressions tactiles propres aux organes thoraciques explorés, mais