‹ Traite de PolarimetrieChapitre 39 sur 104 · HO · texte numérisé non relu

HO

-C - OH

HO - t - H

- C - OH

- è- OH

HO

OTOH

CH^OH d

CH^OH d

CH^OH

glucose galactose

Dans le cas des sucres en C^., les 2" arrangements sont effectivement tous différents et tous dissymétriques : mais il n'en est pas nécessairement toujours de même. Nous le montrerons en prenant l'exemple simple de V acide tartrique, COOH — CHOH — CHOH — COOH, pour lequel les quatre schémas possibles sont :

COOH ^ COOH COOH COOH H - C - OH HO- i-H HO -C-H H-è-OH

Ho-(i-H H-d- OH "'ho-'cI;'- h" "h - C -"OH

COOH èoOH ' COOH COOH

droit gauche inàctif par nature

Les deux premiers schémas sont bien dépourvus de plan de symétrie; ils sont symétriques l'un de l'autre par rapport à un plan, et non superposables; ils représentent l'acide tartrique droit ordinaire et son inverse optique. Mais les deux derniers sont superposables l'un à l'autre, et chacun d'eux possède un plan de symétrie, figuré en pointillé : ils représentent donc un seul corps, non dissymétrique. V acide tartrique existe sous trois formes isomériqties, dont deux sont dissymétriques et douées de pouvoir rotatoire, tandià que la troisième est inactive et n* est pas dédoublable en inverses optiques, parce que les deux moitiés de sa molécule sont les images Vune de Vautre.

trait! ob op olarikAtris ' 13 . ■

Cette impossibilité de dédoublement constitue une différence essentielle entre l'acide tartrique inactif par nature et l'acide racémique, dédoublable, que nous considérons comme un simple mélange des deux premières formes (§ 117). Ajoutons que, comme les précédents, l'acide inactif par nature a été découvert par Pasteur [415] : il se trouve dans les produits obtenus lors de la racémisation par la chaleur de l'acide tartrique, ce qui est en accord avec la théorie proposée par Lnwry de cette racémisation (§121).

Des cas analogues à celui de l'acide tartrique se retrouvent dans l'étude des bi-alcools et des bi-acides dérivés des sucres : l'ensemble des travaux de Fischer sur la synthèse des sucres a confirmé de façon remarquable les conclusions que l'on peut tirer de la notion du carbone asymétrique, à condition qu'on la complète, dans le cas des molécules à plusieurs atomes de carbone asymétrique, par la recherche directe des plans de symétrie que peut présenter la molécule (i).

127. Insuffisance de la notion d'atome asymétrique. — Nous venons de voir que, lorsqu'il y a plusieurs atomes de carbone asymétriques, la dissyrriétrie moléculaire peut disparaître. Inversement, la dissymétrie moléculaire peut exister sans qu'il y ait d'atomes asymétriques : le fait a été indiqué par Van 't Hofî lui-même, pour les composés alléniques du type (XY)C = C = C = C(ZT), comme conséquence de la théorie du carbone tétraédrique. Les trois tétraèdres XYAA, AABB, BBZT (fig. 180) repré-

Fig. ï8o.

sentant les trois atomes de carbone sont, en effet, accolés deux à deux par une arôtc commune correspondant à la double liaison : la figure 180 montre que les quatre radicaux X Y Z T présentent la même configuration dans l'espace que s'ils étaient liés à un même atome de carbone; V ensemble

(i) Signalons que l'ûtude delà peniaêrythrile a conduit Weissenberg [415^] à développer, il y a quelques années, une nouvelle stéréochimic, dans laquelle l'atome de carbone n'est plus tétraédrique, mais possède la symétrie d'une pyramide à base carrée; les nombreux travaux [416* à 415*] déjà effectués sur cette question ne semblent pas avoir confirmé l'interprétation de Weissenberg.

NOTIONS DE STEREOCHIMIE

de la molécule est dissymétrique^ bien qu'aucun des atomes ne soit asymétrique.

Ces vues de Van't Hoff n'ont pas été directement vérifiées, et les composés alléniques qu'on a préparés n'ont jamais pu être dédoublés, sans doute à cause de l'instabilité du noyau allénique entraînant la racémisation spontanée (§ I2i). Mais Perkin, Pope et Wallach [416] ont dédoublé en SCS deux inverses optiques le composé de constitution analogue

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