‹ Traite de PolarimetrieChapitre 50 sur 104 · C - CHOH - CH - CO OH; '^ ^"^ / I I · texte numérisé non relu

C - CHOH - CH - CO OH; '^ ^"^ / I I

Lowry çt Austin [564] font appel à la notion de bivalence de l'hydrogène et

proposent d'attribuer aux deux isomères de l'acide tartrique les formules :

HO-C=On^ HC-C=0

CH- / "^ et . - CH , H

„ yO- CH H CH - -^

tandis que Pickard et. Kenyon [555] proposent d'admettre que.les étherssels peuvent contenir l'un ou l'autre des deux radicaux :

le passage du premier au second s'effectuant par élévation de la température.

Il faut d'ailleurs noter que, si l'hypothèse de l'isomérie dynamique permet- de rendre compte de l'influence de la température et de la nature . du solvant, elle ne semble pas pouvoir rendre compte, si , du moins on ndmet que l'équilibris est réglé par' la loi d'action de masse, des varia- :ions du pouvoir rotatoire spécifique avec la concentration;

Devant ces difficultés de l'interprétation chimique, les auteurs français ^réfèrent chercher une explication .qui rentre mieux dans le cadre des théo- 'ies moderries sur la structure de la matière, en partant du principe de la iaisôn niobile, d'après lequel les deux tétraèdres qui correspondent aux atomes ^ isymétriques peuvent tourner librement autour de la droite qui les joint. La ■otation qu'on observe est la moyenne des, rotations qui correspondent aux iinérentes positions possibles : l'anomalie de dispersion provient de ce que :es différentes rotations n'ont pas la même dispersion, les variations avec a concentration proviennent de. ce que certaines positions sont plus ou moins )rivilégiées parles actions- mutuelles des molécules. Darmois [565] justifie :ette hypothèse en montrant que les anomalies disparaissent dans lés omplexes molyhdomaliques où la molécule d'acide malique est liée par ses rois groupes oxhydriles, ce qui rend la rotation impossible. Bruhat et Pauhenijsr [566] remarquent que le pouvoir rotatoire des cristaux d'acide artriquc. doit correspondre à une seule des positions, possibles, ' les difféerits atomes étant maintenus immobiles par l'action des forces de cohésion ristalline; dans la solution, les molécules d'acide tartrique, dont le molent électrique est certainement assez fort, ont une tendance à former des roupes analogues à des files de doublets, à l'intérieur desquels- existent es forces dé cohésion de mêine nature que dans le cristal, et cette tendance ' 3t d'autant plus marquée que la concentration est plus forte et la cons-, mte diélectrique du solvant plus faible;. Longchambon [519] fait remar-

quer que, dans l'ion divalent, les deux radicaux porteurs des cliarfïcs doivent se placer aux antipodes; Darmois [522] interprète les variations du pouvoir rotatoire des tartrates alcalins en présence de sels neutres inactifs en supposant que l'ion tartriquc se déforme sous l'action du <*h;unp électrique des ions positifs. Enfin Lucas [520] a essayé de pré(ûscr les valeurs des pouvoirs rotatoires correspondant aux différentes eonrijjfuriUious ijossiblcs.

Ainsi, dans le cas type de l'acide tartriquc et de ses étliers-sels, où les diagrammes semblent montrer, de façon indubitable, l'exist.ence d'un mélange, toutes les hypothèses que la chimie peut suj^^j^érer ont été sueet'ssivement envisagées, et toutes semblent avoir été successivement écartées. C'est à des modifications dans la structure interne de la molécule (jue l'on semble maintenant vouloir demander l'explication des i)lu'nomèues, uiodirications qui seraient provoquées par les actions mutuelles des nioléeules. Mais la structure des molécules et leurs actions mutuelles au sein di^s solutions sont encore bien mal connues : il n'est pas possible de savoir ;uijourd'hni si les progrès de nos connaissances à ce sujet viendront dans l'avenir confirmer ce point de vue, ou s'ils ne forceront pas un jour à rejeter cotte hypothèse comme toutes celles qui l'ont précédée.

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