Î TRAITÉ DE POLITIQUE
puissant moyen de direction dans une sodélê ? N'est-ce pas par elle que le progrès se fait jour et se réalise ? Y a-t-il, en droit, dans Tordre politique, une obligation ou une fonction qui ne doive émaner directement ou indirectement de la loi ? Aussi ce pouvoir, que Montesquieu a appelé législatif^ est-il forcément mêlé à toutes les choses sociales. Il atteint jusqu'aux moindres détails. Le vote seul du budget, c'est-à-dire de la loi qui rè* gle les obligations pécuniaires des citoyens envers rÉtat, suffit pour le rendre maître de la politique quotidienne. Tout autre pouvoir ne peut rien légitimement sans lui. Le pouvoir exécutif^ dans l'ordre logique, n'est que son subordonné. J'ajoute, pour rendre ma pensée plus clairement par des exemples, que, pour moi, dans une république telle que celle des États-Unis, le gouvernement se compose du président, du ministère et des deux Chambres, et dans une monarchie, telle que celle d'Angleterre, du roi, du ministère et des deux Chambres. Au reste en considérant les choses de cette manière, je crois être d'accord avec le sentiment général.