‹ Traité de politique et de science socialeChapitre 15 sur 95 · XXVI NOTICE SUR BUCHEZ · texte numérisé non relu

XXVI NOTICE SUR BUCHEZ

générale comment Tensemble de son système historique le conduisit à l'idée de la révélation.

Mais s'il n'avait pas encore apprécié toute la valeur dogmatique du christianisme, il en avait saisi parfaitement toute la puissance morale. Même étant matérialiste, il avait toujours pratiqué k morale chrétienne. Saitit-Simôn lui avait appris à ne pas voir seulement dans la morale les règles de la conduite individuelle, mais l'ensemble des princit)es qui prééidetit à l'organisation sociale et au mouvement progressif des' sociétés. Il avait étudié lui-mênle la morale chrétienne à ce point de vue et avait reconnu que toutes les transformations sociales qui s'étaient accomplies depuis dix-huit siècles, s'étaient pt^oduites sous l'inspiration de ses enseignements et que, de même, elle contenait en gertnë tous les progrès et toutes les améliorations que promettait l'avenir. Sous ce rapport sa conviction était faite et tous ses travaux postérieurs ne firent que l'y confirhaer.

Bûcher rompit définitivement avec les autres disciples de Saint-Simon et son ancien ami Bazard dans les premiers jours de juin 1830. Plusieurs de ses amis, Notamment le docteur Boiilland, quittèrent l'école sîiintsimônienne avec lui. Mais il ne rompit pas avec la mémoire de Saint-Simon, dont il se croyait de plus en plus appelé à continuer l'œuvre. Il était toujours animé du vif etithousiasme qui avait saisi leà disciples de cet homme de génie après la mort de leur maître; à leur défaut, il résobit de fotlder avec les amis qui l'avaient suivi une école purement scientifique et philosophique. Déjà la plupart des idées qu'il devait émettre étaient élaborées 4^ns sa tête ; il ne s'agissait ptuS que de les exposer et de les propager.

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$ 3. PRINCIPAUX TBAVAUX DEBUCHEZ. SOIf ÉCOLE.

L^ révolution . de Jujill^t parut ouvrir une largç oarrièire aux aspirations, nouvelles. Bûchez avait pris au mouveinent insurrectionnel une part enthousiaste, il s'était mêlé aux combattants poui; recueillir et .soigner les blessés. Mais la victoire du peuple n'eut pas les conséquences qu'espéraient les amis du progrès : elle fi'aboptit qu'à un changement 4^ dynastie. Aussi le lendemain de la. révolution , Bûchez se trouva-il dans l'opposition républicaine.

. lia vive agitation qui se produisit en France et en Europe après les journées de juiUet était favorable à l'enseignement de tout€is sortes d'idées. Il était naturel que Btichezenproâtàti II était alors à la tête d'une école véritable qui, depuis la rupture avec les saini>-simo^ niens, s'était recrutée d'un grand nombre d'adhét^ents. La société des Jmw du peuple dont Bûchez avait été l'un des fondateurs et au sein de laquelle il produisit quelques-unes de ses idées fut dissoute par l'autorité. Mais grâce à la liberté dont on jouissait encore, on put organiser des cours, des conférences, des réunions qui devinrent c un puissant mojen d^ propagande. Bientôt on parvint à réunir les fonds, d'un journal hebdomadaire qui fut le premier manifeste de l'école de Bûchez. Lé premier numéro de ce jourhal^ V Européen^ parut le 3 décembre 1831 ^

Le but de cette pubUcation était e^entiellement pra>^

, \ . Les quatre premiers numéros, furent pjubjiis sops 1^ titre de Journal des sciences morales et politiques ^ qui^ à partir du cinquième numéro, devint le sous-titre. L'ensemble de U publication forme 2 vol. in-4°.

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