Résumons ce qui précède
Il faut distinguer le droit de propriété du pouvoir de possession.
Le droit de propriété est primordial. La société le reconnaît, le protège, mais ne Ta point créé. 11 tient à l'homme comme ses facultés, c'est un attribut de sa personne comme la sociabilité ellemême.
Le pouvoir de possession est tout entier de convention ou , en d'autres termes, d'institution légale.
Le droit de propriété prime toujours le pouvoir de possession , jamais celui-<;i ne devrait valoir contre le droit, quoique, jusqu'à ce jour, le contraire ait été le cas ordinaire. En règle générale et en principe, le pouvoir de possession finit là où il commence à nuire au droit de propriété. Passé cette limite, il n'est ni rationnel, ni juste, nt moral.
Ije droit de propriété ne s'applique qu'aux pro-
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duits du travail personnel ou à ce qu'on a pu
acquérir du travail des autres par échange.
Le pouvoir de possession peut s'étendre à tout ce qu'il est dans la puissance de rbomme d'atteindre et de la législation de sanctionner. Cest de tous les pouvoirs le plus vivace, le plus entreprenant, le plus ditlBcile à borner. On lui a déjà beaucoup retranché, au moins chez les peuples les plus avancés de la civilisation moderne. On a arraché à sa rapacité l'esclave, l'épouse, l'enfant, un grand nombre de fonctions publiques; mais on n'a fait que la moitié de la besogne, la moitié la plus importante il est vrai. Il reste encore une longue et difficile tâche à la législation future.