ET DE LEUR VALEUR
Signes Sons cl arliculiilions phonétiques, qu'ils représcnlent.
EXEMPLES Français. Allemands.
Anglais.
a ouvert
prttle
glatf
jrtiiuary
a fermé
prltc
Vater
far
e ouvert
tête, jama/s, certes
Râtscl
bi'ar
e moyen
dette, a/guillc
felt
head
e fermé
été, j'aurai
iTPh !
apron •
f sourd
dis-le
Tafel
the»
Rjni
me
0 ouvert
sotte, Pau\
ott'en
sob
o fermé
rose, hnul
(Heu
foe
lu
UflW
' Prononciation de I'ëcosko.
eu Oliver
h^areux
Holle
fnr
de
eu fermt
heureHx
Lowe
ou
\ou\
trwe
a ouvert
nasal
awzbition, emporter, lent
e ouvert
nasal
lap//«, pam, tien
0 ouvert
nasal
bon
eu ouvert nasal
un
6ain
Bén 1
6ut
/)ain
Pein2
/jeople
rfans
f/ich 1
ft^i lisent
/ant
risch^
en/er
^are, ^rMenon
(/^ônnen '
Good
ch
car, Ârepi, y«e, écho
Arônnen -
• can
yer, TFatteau
TT'ein
l'erv
Lph
yer, éXéphsiuX
/ein
fnv
s sourd ou
fort, c, ç
sel, race, passer, çk
essen
loose
s sonore ou
douï, z
rêle, rase
losen
lose
ch
ch
cAamp
scAôn
shoe
J'ff
/ean, </êne
leisure
h aspiré
je te /mis!
Aier
thou ^ast
l,ll
fi/, vi//e
/ana:
/ouo-
j (voir § 178)
fi//e, trava//
/agd
yes
//ton
//zein
nom
nein
no
heureux
reich
/"ed
Pour ou consonne (w), / consonne (i), u consonne (ù) et n mouillé (nj), voir le traité de prononciation aux chapitres du ou, du /, du u et du gn.
* Prononciation de l'Allemagne du Nord.
' Dans l'allemand, ces explosives fortes sont accompaernées d'une aspiration qui n'existe pas dans les consonnes correspondantes françaises.
En étudiant la transcription phonétique des mots ou des phrases, il faut avoir toujours présents à l'esprit ces principes essentiels :
!• Chaque signe de r alphabet conventionnel a une valeur fixe^ représente un seul son (ou plusieurs sons très voisins dont la confusion ne saurait avoir d'inconvénient pratique) ; il doit donc être prononcé partout de la même manière.
2* Tous les signes de la transcription phonétique doivent être prononcés ; il n'y a aucune lettre muette, purement orthog-raphique.
Quelques exemples feront comprendre l'importance de ces principes et de leur application.
ure habituelle. Ecriture phonétique.
les ans
lêz-â
les ânes
lêz-îVn
plein
plî
Pline
plin
bon
bonne
bon
un
fi
une
un
coq
kok
sacerdoce
sasêrdos
photographie
fotografi-
Sosie
sozi*
ville
fille
Hj
orthographe
oi'toçjraf
examen
ègzamî
vice
vis
je vis
5e vl
ils convient (convier)
il Uôvi-
il convient (convenir)
il kôvïî
TRAITÉ DE PROXOXCIATIOX
Explication de quelques signes.
Les lettres grasses appartiennent à l'alphabet phonétique.
= Ce si2;-ne veut dire est égal à, se prononce. Ex. : u ^ 11* (?/ est égal à u long) a = ù. (a est ég-al à a fermé).
• Le point placé après une voyelle indique que celle-ci est
lonsrue.
" Le demi-cercle placé sur une voyelle indique que celle-ci est très brève.
Ex. : 1* (/ long, comme dans vie).
Il (u très bref, comme dans huit).
- Le trait d'union indique une liaison.
La liaison consiste à Joindre, de manière qu'ils soient prononcés comme un seul mot, deux mots dont le premier se termine par une consonne et le second commence par une voyelle ou h muet.
Lorsque le premier mot se termine par e muet, et que, pour le réunir au mot suivant, on supprime le e dans la prononciation, il y a élision.
Ex. : par ici := pur-isi {pa^ ici doit se prononcer pnrici). parle aussi = parl-ôsi {parle aussi doit se prononcer parlaussi).
Xola. Suivant la nouvelle cpcllation, toutes les lettres sont du çenre masculin ; bien des maîtres, cependant, ont conservé l'ancienne épellation, et donnent à certaines consonnes le çenre féminin. On ne s'étonnera pas de trouver plus loin quelques traces de ce double usaçc.
Voyelles.
1. La voj'elle a se prononce toujours avec la bouche bien ouverte; à ne considérer que ce fait, et non la position des org-anes vocaux internes, il faudrait donc disting-uer entre a ouvert aig-u et a ouvert grave, plutôt qu'entre a ouvert et a ferme. Le a ouvert grave, appelé a fermé dans les traités de phonétique, se prononce du fond de la bouche; le a ouvert aigu, appelé a ouvert, se prononce un peu plus en avant.
Si l'on n'ouvre pas franchement la bouche pour prononcer a, on produit des sons intermédiaires inexacts, mélanges de a et de o, ou de a et de e.
2. Il est extrêmement difficile, tant les nuances sont nombreuses et varient de personne à personne, de donner des règ-les précises pour la prononciation du a dans les mots français.
Les Parisiens multiplient les a ouverts g-raves; les étrang-ers auraient tort de les imiter, car ils tomberaient vite dans l'affectatation ou la vulg-arité.
En revanche, à Paris même, et plus encore dans certaines parties de la province, il y a des gens qui ne semblent connaître que le a ouvert aig-u ; ils enlèvent dès lors à nombre de mots leur physionomie propre, leur sonorité.
3. Veut-on la preuve qu'il est impossible d'établir un code détaillé et absolu de \n prononciation?
Voici quelques opinions contradictoires ; qu'on adopte celle qu'on voudra, on sera silr de prononcer, non pas comme tout le monde, mais comme prononcent plusieurs de ceux qui se piquent de parler correctement :
Terminaison ation. — La plupart des Parisiens, prescpie tous les acteurs, MM. Leg-ouvé, Delaunay, etc., font cntendio ici y\n a g-rave, plutôt bref.
Hatzfeld et Darmesteter, Petit, etc., indiquent a ouvert aig-u; d'autres veulent un a moyen.
Terminaison uil. — Littré, Leg-ouvé, Delaunny, etc., indicpient
a ouvert aig-u ; j'ai entendu bien des orateurs et des acteurs parisiens prononcer a grave.
Terminaison able. — La plupart des acteurs du Théâtre-français, ainsi que Lesrouvé, Delaunay, etc., prononcent a ouvert aig-u; Hatzfeld et Darmesteter, le grand tragédien Mounet-Sullv et maints orateurs tiennent pour a grave.
Terminaison ace. — Legouvé et Delaunay y font entendre a grave ; Hatzfeld et Darmesteter indiquent a ouvert bref.
Terminaisons avre, acte. — Delaunay les prononce avec a grave ; Legouvé, Hatzfeld et Darmesteter font le contraire.
Terminaison asse. — Même indécision.
Terminaison affe. — Le^-ouvé et Delaunay y font entendre un a ouvert et lono-, d'autres un a grave. Une observation personnelle prouvera le peu d'importance que les Français attachent à de pareils détails :
Tandis que Delaunay prononce raffe avec a ouvert (ra'j), j'ai entendu ses élèves du Conservatoire prononcer devant lui rà'j, et jamais il ne les corrigeait.
Ce qui m'intrigue le plus, m'écrivait M. Koschwitz, c'est votre a ouvert dans les mots et terminaisons part, art, âge; ce a semble fermé (grave) à tous les Allemands, tandis que vous et vos compatriotes le déclarez aigu {hohes a). Et M. Koschwitz demande : Qui a raison?
Qui a raison? Tout le monde, car la prononciation du a, dans ce cas spécial comme dans beaucoup d'autres, varie énormément. Les traités français de prononciation n'indiquent pas, pour les terminaisons dont il s'agit, a grave, et pourtant il est évident que, surtout à Paris, un grand nombre de personnes emploient ce son j)lutôt que le a ouvert.
Ne nous arrêtons pas davantas^e à ces chinoiseries; essayons plutôt de formuler quelques règles qu'il est bon de ne pas ignorer.
a ouvert grave dit a ferme'.
4- La voyelle a est grave dans les mots où elle porte un accent circonflexe (d) ; en outre elle est longue quand une syllabe muette la suit.
Ex. : mât = ni A ; âme = îl'iii.
Exceptions : a est ouvert et plutôt bref dans les terminaisons âmes, (îles, àt, des verbes de la première conjus-aison. Ex. : nous aimâmes =1: n\VZ-èlIiain.
5. La plupart des mots terminés par as, ase, as, aze, ainsi que leurs dérivés, se prononcent avec a grave.
11 en est de môme des mots dans lesquels a se trouve devant s sonore ou z.
Ex. : gazon = gàzô ; topaze = topâ'Z ; ras = râ ; raser rr= r<Vzé ; pas = pA ; passer = pâsé ; phase = fâ*Z.
11 y a pourtant des exceptions à cette règ-le ; ainsi on prononce bras, embrasser, plutôt avec a ouvert. Dans les verbes, la finale as se prononce de diverses manières ; il vaut mieux ne pas en accentuer la gravité.
6. Dans beaucoup de mots, la syllabe ail, aill se prononce à Paris avec a g-rave (âj).
Ex. : bataille = batà'j ; railler = rî\jé ; raillerie = rà'jri*.
Mais l'usage varie énormément, et les étrangers feront bien de no pas s'efforcer d'acquérir cette prononciation, que n'acceptent pas tous les Français cultivés.
Ils risqueraient de l'appliquer à des mots où elle n'est pas d'usage.
7. Devant r, on prononce généralement « grave, sauf au commencement des mots.
Ex. : gare = qAt ; carré := kAré ; baron = bArô ; mais article = ai'tikl ; arriver = arivé.
Il y a, du reste, tant de nuances, qu'on ne peut établir de règles. L'essentiel est de prononcer un a bien pur; qu'on donne à cette voyelle un son plus ou moins grave, c.vXn importe peu.
Les étrangers devront diriger leur attention suitout sur la longueur des terminaisons are, arre, que souvent ils abrègent et rendent désagréablement .sèches.
8. L'habitude fran(;aise est de prononcer un a ouvert grave dans certains mots <|ui ne ressortissent à aucune règle générale, et dont on ne peut fournir une liste complète et indi.scutable.
Ex. : accabler :=- akAblé ; «rclamer =: aklAlllé ; cadre r— kAdr ; condamner — kôdAllé ; «latnnci (L'^lH' ; (l<'<lamer
= déklàmé ; diable = dlà'bl ; fable = fâ'bl ; flamme =z flà'iii; aaener = gànjé; Jeanne := jà'il ; Jacques = jà'k ; sable = Sîl'bl ; sabre = sà'bl*. — Chalet se prononce souvent chîVlè, et on commence à le trouver écrit chalet.
Il va de soi que cette prononciation n'est pas générale et obligatoire, et que les étransrers, s'ils voulaient s'y conformer absolument, risqueraient d'alourdir leur diction.
a ouvert aigu dit a ouvert.
<). Partout ailleurs que dans les cas ci-dessus énumérés, a est ouvert aisru, d'une lonsTueur variable.
Au commencement des mots; à la fin des mots, qu'elle soit seule ou suivie d'une consonne autre que r, s sonore ou z; quand elle est surmontée d'un accent errave; devant une double consonne — dans ces diverses positions, la voyelle a est ouverte.
EXERCICES DE PRONONCIATION
a ouvert grave (dit a fermé). a ouvert tiigu.
acre (adjectif) acre (subst.)
bât (subst.), bas (adj. et subst.) bat (du verbe battre)
hàle (subst.) halle (subst.)
mâle (adj. et subst.) mal (subst. et adverbe)
malle (subst.) tâche (subst. et forme du verbe tache (subst.)
tâcher) las (adj.), la (note de musique) là (adv.), la (article) châsse (subst.) chasse (subst. et forme du verbe
chasser) mât (subst.) ma (adj. possessif)
O matin, le mâtin, animal mâle à quatre pattes, las, se régala do pâte.
Jeanne, ma femme, bâtez l'âne, mais ne le battez pas. Je tâche en vain d'enlever la tache.
— lèse matî le mâtî animal mâ-l-a katr pat la se régala de pà't
gâ-n ma fam bâté lâ-n mê ne le balé pâ 5e tâ"ch-à vî dâlevé la tach
ai, ai.