Réflexes glandulaires accompagnés de conscience. — Mais
bé es ÉLÉMENTS DE LA VIE MENT
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il en est d’autres qui ne se produisent ja
de conscience leur soit indissolablement attaché : rien ne rnet
mieux le fait en évidence que l’étude des réflexes sali 1 Laissons tomber, comme Claude Bernard, une goutte de vinaigre dans la bouche ; la glande sous-maxillaire entre en sécrétion ; mais, en même temps, le sujet perçoit le goût de Pacide. Voilà le cas le plus simple d’un réflexe salivaire 6 à une sensation. Et, c’est sur ce phénomène fondamental] que s’est exercée, depuis quinze ans, la sagacité des physiolozistes à la suite des beaux travaux de PAWLOW. ta
Ce n’est pas ici le lieu de relater en détails les résultaæss obtenus par le physiologiste russe et ses continuateurs. En abouchant à la peau les conduits excréteurs des glandes salivaires, en établissant ainsi ces « fistules permanentes », Pawlow à pu étudier l'influence de toute une série d’excitants sur la sécrétion de la sous-maxillaire et de la parotide,
Cest ainsi qu'il a vu, rappelons-le, qu’à un excitant donné correspond toujours une salive spéciale : une irritation méca- ds nique par des particules sèches placées dans la bouche donne lieu à une salive différente de celle que provoque la mastication de la viande crue. À son exemple, Victor HENRI et MAL- Lo1zæL établissent une fistale du canal sous-maxilläire chez le chien ; lorsqu'ils mettent dans la gueule de l'animal diverses gubstances, de la salive s'écoule par la fistule ; cette salive est
différente suivant la substance essayée ; différente dans son
mode d'apparition (elle se montre plus ou moirs vite), différente dans sa qualité, différente dans sa composition. Qu'on donne à l'animal du sel de cuisine ou du sulfate de quinine,
Ja salive s’écoule immédiatement, abondante, fluide, pauvre
en ferment : qu’on lui donne du sucre ou du sable, elle es5
. û n e . h lente à venir, rare, visqueuse, riche en amylase. Si, sur le.
même chien, on coupe la corde du tympan, privant ainsi l2.
olande de ses nerfs, et qu'on renouvelle lexpérience, on! n’obtient plus de sécrétion. Il s’agit done bien d’une action | réflexe comme on pouvait le penser ; mais Ce qui nous importe à ici, c'est que cette action réflexe est toujours accompagnée d’une sensation : le sujet a la sensation mécanique du sable
dans la bouche ou il à le goût äu salé, du sucré, de Pamer ; |