‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 150 sur 237 · Mécanisme PSycho-physiologique du rire · texte numérisé non relu

Mécanisme PSycho-physiologique du rire

Le plus difficile d’ailleurs n’est pas fait quand on à donné du comique une explication vraisemblable; il fäut encore expliquer pourquoi le comique peut être une cause du rire, pourquoi certains gestes, certains mots, certains événements ont le privilège de libérer une décharge nerveuse qui contracte et agite, conformément aux lois de là moindre résis-

tance, les muscles du visage et du corps tout entier. | Or, sur ce point ‘capital, les théoriciens intellectualistes Sont presque tous muets ou à peu près, parce qu’il ne leur est guère possible de montrer comment un jugement contradictoire suffit à libérer une décharge motrice.

Comme la remarqué DuGas, le rire est surtout affectif ; il n’est pas la perception de la contradiction, mais l'émotion causée par cette perception ; il est une réaction originale de notre tempérament en présence du comique ; or, si les intellectualistes constatent cette réaction, ils ne Pexpliquent pas. Sans doute, Léon DUMonT à bien dit que, si nous sommes obligés de porter en même temps sur un même objet deux jugements contradictoires, « il se produit dans l'intelligence une rencontre particulière, un choc dont le contrecoup se fait sentir dans le diaphragme et se traduit par lerire» (205); Mais il eût mieux fait d’avouer son ignorance que de la si mal couvrir.

KANT admet plus heureusement que l'attente de la pensée qui se résout à rien produit le rire par l'intermédiaire d’un processus corporel que eette résolution favorise, et il faut bien reconnaître que, dans la réduction à rien d’une expectative intense ( geSpannte) ou même d’une simple expectative, il y à place pour des éléments corporels.

Ni Schopenhauer, ni Mélinand ne posent la question.

Les partisans des théories morales du rire, qui admettent,

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