‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 191 sur 237 · RE fe pol TRY ee · texte numérisé non relu

RE fe pol TRY ee

La ri ds dt fé»

po A, Sat PEER

FE Ou bien le sujet fera une réponse absurde, il répondra un mot quelconque, un mot de secours (Hüilfswort), et ce mot réapparaîtra lui-même, d’une façon pre à chaque question embarrassante. » ‘

Cette méthode qui, évidemment, ne saurait nt dans là * pratique médico-légale, à été fortement critiquée par BINET (B, 372-383) lequel à montré tous les moyens que peuvent employer les sujets en expérience pour échapper à cette « machine à arracher des aveux » (réactions préparées, réactions volontairement allongées pour tous les mots inducteurs, etc.).

Nous ne croyons pas qu’il y ait lieu de discuter Re. Cette méthode n’est pas appelée à renouveler la pratique judiciaire ; et elle est d’une psychologie un peu courte ; elle n’éclaire point d’un jour nouveau la réticence, qu’elle out confondre, non plus que laveu.

L'association médiate. — On appelle association médiate, l'association par un moyen terme qui n’est pas aperçu : l'exemple classique est celui de Hamilton pensant au système prussien d'éducation, après avoir pensé au Ben Lomond (intermédiaire non aperçu : un Allemand dont il avait fait la rencontre au Ben Lomond). Dans bien des cas, en effet, une représentation obscure peut servir de lien entre deux idées claires, et nous ne parvenons à la découvrir que par une observation très attentive. |

Même dans les cas d’association les plus ordinaires, l’inducteur et l’induit sont le plus souvent des complexus de représentations dont une partie seulement est remarquée du sujet. Mais souvent aussi, ce lien obscur est supposé après coup : l'habitude, comme la constitution d’idées d’ensemble, abrègent nos démarches mentales et permettent de passer d’un terme à l’autre, ou d’une vue confuse de l’ensernble à un terme précis, sans franchir tous les intermédiaires. Souvent nous nous plaisons après coup à chercher entre nos idées des liens qui n’existent pas. Il y à, sous la théorie de l’asso-

ciation médiate, une conception simpliste de 1a causalité, eb une vue unilinéaire de la vie de l'esprit. Or, notre idéation n’est pas le développement d’une série unilinéaire : plusieurs séries, plusieurs courants de conscience sont à l’œuvre simultanément ; et nos perceptions sont constamment évocatrices,. De sorte que, sans aller jüsqu’à admettre, avec certains auteurs, des représentations libres, il faut convenir que, dans les cas douteux, il y à toujours un peu d’arbitraire à vouloir rattacher à toute force ce qui suit à ce qui le précède immédiatement.

Les expériences de SCRIPTURE, de MÜNSTERBERG, de Howr, de SMITH, de CORDES, n’ont pas fait avancer A L question. L'association médiate, si elle existe, ne peut guère se présenter que dans le cours naturel des idées.

L'influence de l’âge. Les variations individuelles. — Les formes de l'association varient suivant l’âge. Elles semblent chez l’enfant apparaître après un temps beaucoup plus long que chez l’adulte, elles sont plus riches, plus souvent liées par des liens extérieurs que par des liens 1 ogiques. Chez le vieillard, au contraire, elles sont plus pauvres, plus rares, plus éréynéce.

D’après le type intellectuel auquel il appartient, on voit prédominer, chez tel sujet, telle forme d'association caractérisée par les éléments perceptifs qui la constituent ou par la nature des liens (logique, affectif, etc:) qui en unit les deux éléments composants. L'étude de l'association peut ainsi permettre de déterminer des types psychologiques et fournir des données précieuses à la psychologie individuelle.

La vitesse des associations est assez variable suivant les individus : : elle varie généralement de 1 seconde (ou moins)

à 3 ou 4 secondes, mais peut aller jusqu’à 6, 7, 8 secondes, - même chez des sujets normaux. La vitesse “à repEO croît avec la fréquence de la présentation (MüLLER et PILZECKER, 41-43). Elle est moins grande pour les associations anciennes que pour les plus récentes (expériences de MütiLER

et Prizecxer, 48-57). La vitesse de lassociation vai e égale- | ment avec la forme de l'association. Les associations purement | verbales sont des associations rapides qui mesurent souvent moins d’une seconde. se AT ENS Chez l'enfant l'association verbale serait de 300 s plus | courte que l’association d'objets (ZIEHEN |[A]). L'association de partie au tout serait plus rapide (579 à 691 5) que celle du tout à une de ses parties (736 à 1007 5), les associations de surordination (724 à 745 6) que celles de subordination (1018 à 1185 5, TRAUTSCHOLDT). Les associations stéréotypéses sont les plus rapides de toutes; de même plus une aSsOCiàtion est habituelle et familière, plus elle est rapide. Pour les associations complexes le temps d’association augmente avec le nombre des étatsintercalés (MAvyEe et ORTH). Les états affectifs influencent, d’une manière très nette, la vitesse des asso ciations : elles sont plus rapides quand elles sont accompagnées par un sentiment de plaisir, plus lentes quand elles sont colorées par une émotion triste. L’état physiologique influe sur la durée de l’association : elle est plus longue chez l'enfant que chez l'adulte (ZIEHREN | A )) et redevient plus longue chez le vieillard. Elle serait deux fois plus longue chez lui que chez les jeunes gens (RANSCHBURG) ; elle varie par les changements qu’introduit, dans la circulation cérébrale, la position debout, assise, couchée, etc. (MünsrerBeRG, IV, 214). La vitesse de l'association est modifiée par certains toxiques, diminuée par l'alcool (KRASPELIN), augmentée par le thé (KRAEPELIN), ete., et par les états pathologiques. VU Enfin, d’après leur rôle dans la vie mentale on peut décrire deux grandes variétés d'association, lassociation automatique, où le cours des représentations suit le développement d'états affectifs diffus, où les associations appartiennent souvent au type verbal ou bien sont constituées par des images assez indépendantes, et l'association synthétique, qui groupe les phénomènes de conscience sous des liens logiques ou les enferme dans le cadre d’une activité volontaire, tendue vers un but précis.

| assez artificielles qui ont été proposées ; on les trouvera dans

| L'assocrarron DES ai Modus 839 1,

Nous ne pouvons songer à donner ici les classifications

les ouvrages auxquels nous renvoyons.

IIT

Page 1