V. Traité, IL, Pathologie mentale
tique des objets, de compréhension syntactique du langage. Le confus du second degré ne peut plus apercevoir : il ne
M plus ses instruments attentionnels, ses schèmes miliers pour le déchiffrement des aspects. Quant au confus
| Fe troisième degré, par le naufrage de tout schématisme, il -tombe dans la « stupeur confuse », dans l'impossibilité ‘anxieuse, faute des outils nécessaires, d'opérer même l’identi-
: fication des objets usuels et des mots isolés, le déchitfrage simplement perceptif des choses.
Enfin, l'attention est exaltée dans les états d’excitation. Toutes les impressions, les internes comme les externes, et jusqu'aux plus futiles, la trouvent dispose, docile, en éveil, prête à la réplique, alerte, multiple. Elle n’a pas le temps d’obéir assez vite, ni d’obéir à assez de choses. De là résulte une incohérence acidentelle, par impossibilité de donner de la tête partout à la fois, une activité dévorante, instable, à bâtons rompus. Tout travaille à la fois, et non toujours d'accord, le regard, l’ouïe, la physionomie, les mains, les pieds, lesprit, la langue. Cela s'appelle le désordre des idées et des actes, l: logorrhée, la fuite des idées, l’agitation intellectuelle et motrice.