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j) Le noyau rouge de la caloite (v. fig. 6 et 7) forme le nœud d’un système dont la voie efférente essentielle est le faisceau rubro-spinal de Monakow et dont les voies afférentes proviennent du cerveau, du thalamus, du cervelet.

Ce noyau se compose

. ŒN AUNE Œi DROIT

«4-Droit Inter À auscle Droit Externe

lules phylogénétiquement distincts : nucleus magnocellulatus, d’où partirait la voie paléo-rubro-spinale; nucleus parvicellulatus, d’où partirait la voie néo-rubro-spinale.

g) Autour du noyau de Deiters (v. fig. 6) s'oriente un système qui reçoit ses Fe HÉENS Lu op Fig. 6. — Représentation schématique du nerf vestibulaire (laby- du système de mise en position de rinthe) et du cervelet la tête et des yeux (en partie d’après (directement ou par l’in- Dejerine).

termédiaire du noyau rouge) et qui actionne, de concert avec certaihs autres récepteurs sensibles ou sensoriels, l’appareil moteur de la tête et des yeux.

h) Lés noyaux moteurs des muscles oculaires (nerfs moteur oculaire commun, pathétique, moteur oculaire externe) et les noyäux moteurs des muscles effectuant la rotation de la tête et du cou (nerf spinal externe et premiers nerfs cervicaux) sont, en effet, conjugués par des fibres d’association qui cheminent dans la calotte des régions pédonculaire, pro-

Frisreaulongihre dinal suyiricue

Hoyau À erLAT

. tubérantielle et bulbaire, constituant l'important système … du faisceau longitudinal supérieur (v. fig. 6).

B. — Les grandes fonctions.

1. PRINCIPES D’ANALYSE. — Le système nerveux central, dans sa complexité, fonctionne comme un tout harmonieux.

(Muscles- ophlalraogyres

j pMusde

‘Pour y découvrir, par l’analyse anatomo-physologique, “les mécanismes séparés, on peut chercher à isoler des « centres » d’où s’émettent des réactions diverses; on exasaine alors la différence avec l’état normal que causent telles excitations ou destructions en ces centres, ce qui revient à raisonner sur un système nerveux mutilé et fonctionnant artificiellement.

Sans doute est-il préférable, pour se diriger dans l’ana- Îyse, de s'adresser, avec Sherrington, aux organes récepteurs es diverses excitations de sensibilité où peut se voir le point initial de provocation des réactions des centres.

2. LES DIVERSES SENSIBILITÉS. — En plus de la vue, de doute, de l’odorat et du goût, qui ont leurs excitants spécifiques et leurs modes de réaction bien connus, l’analyse psycho-physiologique, élargissant et précisant la connais-. sance du toucher, à distingué à la surface tégumentaire et dans la profondeur de l’organisme divers modes de sensibilité. Ceux-ci sont couramment explorés en clinique humaine {consulter DEJERINE, B, 722 et suiv.) ; et la recherche des ‘troubles de sensibilité, qui possède une grande valeur sémiologique, a permis de nombreuses acquisitions de faits.

Les actions exercées sur les téguments peuvent provoquer -es sensations de contact, de chaleur, de froid; et des récepteurs différenciés distincts existent dans les couches superficielles en des aires ou points séparés pour ces modes divers -d’excitation (v. Traité, I, 326).

D'autre part, les pressions exercées de la surface en profondeur, les attitudes imposées passivement aux segments -e membres ou prises activement par eux, les résistances opposées ou rencontrées, sont perçues par le sujet conscient. -Sans discuter ici leur individualisation en tant que sens spéciaux, il est permis de désigner ces modes de sensibilité par les termes de : baresthésie, sens musculaire ou kines-. éhésie, notion de position ou sens des attitudes segmentaires, auxquels il faut ajouter le sens stéréognostique, façue de reconnaître les objets par la palpation.

En opposition avec la richesse et la précision de ces divers modes de sensibilité, les sensations plus profondes, sensa-

tions internes ou cénesthésies, présentent des caractères plus diffus et non spécifiques. On sait d’aïlleurs qu’elles ne prennent de l’importance que dans les conditions de vie anormale, lorsque les organes sont le siège d’irritations, de lésions, de perturbations ; la sensation croissant en intensité et gagnant en ton affectif devient alors douloureuse. Il est vraisemblable qu’à cette sensibilité douloureuse profonde : ne correspondent pas des récepteurs nerveux spécialisés, En est-il de même pour la sensibilité douloureuse superficielle ? N’est-elle que le résultat d’un accroissement d’intensité et d’une sommation d’excitations sous les divers modes, agissant sur leurs récepteurs spécifiques correspondants ou influençant simplement des récepteurs banaux, comme dans les organes profonds? Ou bien présente-t-elle des caractères véritablement spécifiques et des récepteurs propres ? La question est encore discutée, bien que Blix et von Frey aient, à côté des points cutanés sensibles de pression, de froid et de chaud, établi, des points de douleur (cf. LARGUIER DES BANCELS) !.

D'après la clasafication Hbvatosi chimique possible des divers excitants, l’on peut tenter un groupement de ces modes de sensibilité. Mais comme certains de ces excitants ne présentent pas d’action spécifique et que certains des récepteurs ne possèdent pas de pouvoir sélectif, une classification physiologique paraît à la fois plus satisfaisante et plus avantageuse. À cet égard, SHERRINGTON (A, 316) établit des distinctions d’une grande portée.

3. LES CHAMPS RÉCEPTIFS. — On peut dans l’organisme définir et distinguer plusieurs « champs » sensitivo-sensoriels.

Un champ extéro-ceptif, comprenant les récepteurs situés à la surface externe du corps et par conséquent en rapport avec le milieu environnant.

Un champ proprio-ceptif, comprenant des récepteurs venant de la profondeur du corps lui-même et affectés aux stimuli nés des changements profonds, non en rapport direct avec le milieu extérieur.

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