‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 52 sur 237 · ER. PER = =. 4 £ ER · texte numérisé non relu

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Fig. 8. — Représentation schématique des couches cellulaires (à gauche} et des plexus nerveux (à droite) de l'écorce cérébrale (d'après Vogt).

D’après la disposition des cellules nerveuses on à pu distinguer 6 couches principales :

10 La lamina zonalis (aucune cellule).

29 La lamina granularis externa (grains externes et petites pyramides). | | 8° La lamina pyramidalis (moyennes et grandes pyramides). 40 La lamina granularis interna (grains internes).

Bo La lamina ganglionnaris (grandes pyramides profondes, cellules pyramidales géantes de Betz).

Go La lamina multiformis (cellules polymorphes ou fusiformes).

Les G couches fondamentales, à l’état adulte, ne se retrouvent que dans une partie du neo-pallium (écorce homotypique).

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Fig. 9. — Représentation schématique des régions et aires cyto-architece toniques du cerveau de l’homme, face externe (d'après BropManN).

Par ailleurs sont survenues des variations dans le nombre de ces couches (atrophie de la deuxième, dédoublement de a quatrième ou de la sixième).

D'après la disposition des fibres on à pu distinguer 6 couches avec des subdivisions (v. fig. 8).

En ce qui concerne les territoires cellulaires, la différenciation pour certains ne peut être établie de facon tranchée, des transitions étant ménagées, alors que pour d’autres la limite est marquée de façon abrupte.

Ainsi peuvent être délimitées (v. fig. 9 et 10) plusieurs régions fondamentales comprenant un certain nombre d’aires :

*19 La région précentrale comprend, au-devant du sillon de Rolando dont le fond constitue sa limite postérieure, un territoire répondant à la frontale ascendante et débordant sur le pied des deuxième et première frontale et sur la moitié antérieure du lobe paracentral. Elle se subdivise chez l'homme en deux aires distinctes : l’area giganto-pyramidalis (4), carac-

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Fig. 10. — Représentation schématique des régions et aires Cyto-architeetoniques du cerveau de l’homme, face interne (d'après Bropman)

térisée par la présence des cellules pyramidales géantes de Betz, et l’area agranularis.

. 29 La région frontale s’étend en avant de l'aire agranulaire . jusqu’à l'extrémité antérieure de l'hémisphère,

30 La région Posi-centrale comprend, derrière le sillon de Rolando, un territoire Correspondant à la circonvolution Pariétale ascendante et se subdivise en 3 aires parallèles,

49 La région pariétale occupe le reste du lobe pariétal.

) 5° La région de l’insula.

. 69 La région temporal.

79 La régioh occipitale où est à remarquer, correspondant TRAITÉE DE PSYCHOLOGIE, I. 13

194 KOTIONS PRÉLIMINAIRES

au voisinage de la scissure calcarine, l’area striata (18-19) caractérisée par le type calcarin. Ut

go La région rétro-spléniale (26-29-53 0) qui subit d'extraordinaires variations dans la série animale. | | 5

3. CoNFRONTATIONS. — Il est intéressant de confronter Cer-. taines de ces constations anatomiques avec les données précédemment acquises concernant les localisations cérébrales.

T. Zone motrice. — La délimitation postérieure que les dernières recherches physiologiques avaient assignée à l’aire. motrice au niveau du fond du sillon de Rolando concorde essentiellement avec la démarcation établie ci-dessus entre . la région précentrale et la région post-centrale, démarcation qui vaut pour toute la série des Mammifères. De plus, les recherches d’excitation électrique pratiquées par Vogt sur des cercopithèques ont montré que la zone d’excitation siège entièrement à l'intérieur des limites anatomiques assignées chez les mêmes animaux par Brodmann à la région précentrale — le champ histologique possédant une extension un peu plus grande. Enfin, C. et O. Vogr ont même poussé la différenciation plus loin. Se demandant si la division myélo-architectonique plus détaillée qu’ils établissaient était encore caractérisée dans chaque champ par une fonction spéciale, ils procédèrent, après détermination rigoureuse du seuil d’excitabilité, à des expériences d’excitation pure ou Combinée à des extirpations partielles.

« Pour toutes les régions que nous avons examinées, disent-ils, nous avons constaté : |

1° Que chaque architecture spéciale est l'expression ana“ tomique d’une fonction spéciale ; par conséquent nous n'avons pas poussé trop loin notre division architecturale ; |

20 Que notre division est assez détaillée pour couvrir toutes les différences physiologiques que nous trouvons ;

3o Que les limites que nous trouvons pour la fonction sont aussi linéaires que celles de nos champs architecturaux et coïncident avec elles. Ainsi nous arrivons à une localisation d’une précision et d’une netteté dont nous ne nous doutions pas autrefois. » À | |

IL Zone visuelle. — Dans le débat entre la localisation |

étroite formulée par Henschen sur l'écorce calcarine et les localisations plus étendues de Munk et de Monakow, les constations cCyto-architectoniques semblent apporter la décision. L’area striata, territoire histologiquement bien caractérisé et délimité de façon tranchée, constant dans toute la série des Mammifères, coïncide de façon frappante avec l’aire délimitée par Henschen.

XIT. Autres localisaiions chez l’homme, — BRODMANN reste très réservé dans l’appréciation des concordances et dans la recherche des indications que la cyto-arehitectonique pourrait fournir relativement aux localisations oelfactives, auditives et à l’aphasie. Néanmoins, il est intéressant de remarquer que le cerveau de l’homme présente certaines

aires qui font défaut chez les autres animaux, notamment : au niveau de la troisième circonvolution frontale dans la subrégion frontale inférieure de Brodmann (44-45-47) } dans la région pariétale au voisinage du pli courbe (39-40) et dans la région temporale au niveau de la première circonvolution (41-42).

4, CONCLUSIONS. — Ces résultats obtenus par les recherches architectoniques ne constituent donc pas seulement par eux-mêmes des faits acquis; ils apportent un moyen de . contrôle des résultats obtenus par les autres méthodes et . une base pour des investigations nouvelles. On peut aussi.en tirer, comme l’a fait Brodmann, certaines considérations touchant le principe des localisations céré- brales (BRODMANN, 267 et suiv.). Il est effectivement permis d’en inférer « que l’écorce cérébrale consiste en une somme d’organes individuels histologiquement hautement différen- ciés, chacun possédant une situation déterminée et une . structure spécifique, non seulement d’après Le groupement et le mode de connexions des éléments cellulaires et d’après l'architecture des fibres, mais principalement d’après la diffé- . renciation des types cellulaires individuels ». Cette différenciation histologique conduit à présumer que les éléments … président à des fonctions différentes, non seulement de par les différences de connexions, mais bien de par la différence ï spécifique. La constatation de ces types homologues, répétés

à des places identiques sur la surface de l’écorce chez tous les Mammifères, renforce une telle présomption physiologique. 1 | | Mais, si ces faits et ces considérations parlent en faveurde localisations régionales étroitement circonscrites de certaines fonctions sur l’écorce cérébrale, il reste difficile de déterminer ce que l’on peut d’une manière générale localiser dans de telles limites. Il paraît prudent de n’attribuer à ces territoires aussi finement délimités que des fonctions tout à fait élémentaires. Dès lors, mieux vaudrait-il renoncer à établir des « centres psychiques » spéciaux circonscrits, des « organes de pensée », et, pour autant que l’on veuille s’écarter de la conception qui considère comme centre psychique global le cerveau tout entier, ne viser qu’à l’établissement de localisations très larges, à la reconnaissance de prédominances régionales.

Les processus psychiques supérieurs, dit BRODMANN (303),

où physiologiquement unitaire. La différenciation, les degrés de modalité et de graduation des processus supérieurs de conscience ne sont donc que l'expression d’une variabilité infiniment grande d’assemblages fonctionnels d’organes corticaux isolés. La possibilité d’un tel mode d'assemblage variable et multiple résulte de la preuve produite par nous que la surface de l’écorce se compose de nombreux organes morphologiques spéciaux. Puisque avec chaque organe nouveau les possibilités d'assemblage s'élèvent à une puissance illimitée, nous pouvons justement considérer cette organisation topographique plus riche de la surface corticale chez beaucoup de Mammifères et particulièrement chez l’homme comme l’une des bases de leur développement psychique supérieur et, par là, de leur perfectionnement. » #

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