‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 58 sur 237 · Cf. Traité, I · texte numérisé non relu

Cf. Traité, I

deviendrait l'organe d’associations toujours nouvelles, Par

ses dendrites, aux digitations déliées et abondantes, elle étend

sa Surface impressionnable et recueille aux sources les plus

diverses des excitations, qu’elle répartit, par les ramifications

souvent multiples de son prolongement axile, dans d’autres régions et sur d’autres éléments.

Ce rôle d’association et de coordination est-il l'unique.

office du neurone ; ou bien la cellule nerveuse réagit-elle à -

l'excitation en restituant, sous une forme qui lui est propre, à la fois l'énergie qui l’a sollicitée et celle que ses processus, Sa constitution intimes la rendent capable de libérer ? De Pune à l’autre de ces deux activités, son rôle doit progressivement s'élever en dignité, à mesure que sa forme, sa Structure, sa composition la différencient davantage. Au cours de l’évolution, de nouveaux types cellulaires, d'aspect tou- . jours plus particulier, se dégagent et s’étagent — diversité et hiérarchie qui traduisent évidemment une adaptation toujours plus précise à des fins plus éminentes et plus complexes, Dominant les centres Superposés, le corteæ est comme un foyer où, par eux, converge une représentation dynamique de

lorganisme ; elle est faite non seulement des réflexes élémentaires, mais aussi de leurs systèmes, de leurs répartitions et Coordinations qui se sont diversifiées en même temps que

l’évolution multipliait et fixait les rapports de l’organisme et du milieu. Si bien que la série entière de ces effets sensorimoteurs est impliquée déjà dans l'excitation au seuil du

pallium. Par ses relations pour ainsi dire projectives avec tels et tels groupes de stimulants et de réactions périphé- riques, l’image — si par une image doit se traduire à la . conscience le processus cortical — est bien suivant l’expression de Baldwin une suggestion.

Mais simple écho de l’activité sous-jacente, quelle en serait

. l'utilité ? pourquoi cette étape superflue ? À mesure que . l’'ébraniement pénètre les éléments de l'écorce, de nouvelles énergies sont libérées, de nouvelles répartitions se font, de

D tes Dan S ieent, Un système de fi parallèles à la surface des circonvolutions, témoigne de la multiplicité des associations extrêmement riches qui peuvent alors s'effectuer, non seulement d’un étage à l’autre mais. entre des neurones de mêmé rang et de même espèce. Par les fibres tangentielles, dont la destruction accompagne toute affection Un np il touche à l’extrême limite de l’écorce.- 11 s'étend presqu’au contact de la pie-mère, en une zone, . d’où toute cellule nerveuse a disparu, et dont importance pri mordiale est bien démontrée par ce fait que Vo@r (405-420) a trouvé dans son étude la méthode la plus délicate pour diviser le cerveau en territoires anatomiquement et par suite, sans aucun doute, physiologiquement distincts (v. Traité, I, 190). Son épaisseur, qui peut aller du simple au triple, sa composition, sa structure sont en effet loin d’être uniformes. Elles varient même fort brusquement d’une région à l’autre, de et toujours ces variations, portant sur un ensemble complet k de caractères, dénotent des corrélations encore mystérieuses, mais qui achèvent d’en démontrer la valeur véritablement spécifique. | Aux processus sensitivo-moteurs l'ÉbAte est donc là pour ajouter tout un système de relations non plus projectives, ( | mais associatives, de sorte que les neurones destinés à réfléchir l’activité des centres inférieurs, étant accessibles également à des excitations d’origine corticale, le progrès de la vie psychique tend à rendre moins exclusive sur nos | déterminations l’influence immédiate du milieu, et à yincor- ! porerle souvenir de nos expériences passées.

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