‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 69 sur 237 · MIT, PART · texte numérisé non relu

MIT, PART

Bastian, Munk ont donné des explications différentes qui ne sont ni également probables ni également claires (cf. RimorT, 171).

Elles reviennent, semble-t-il, à considérer que les prétendus centres moteurs sont le siège d’incitations aux mouvements volontaires et non le point de départ véritable du mouvement. «On pourrait plutôt, écrit FRANÇOIS-FRANCE, les assimilèr aux organes sensibles périphériques qu'aux appareils moteurs des cornes antérieures de la moelle. Ces centres seraient done psycho-moteurs parce qu’ils commandent, par leur action toute psychique, à de véritables appareils moteurs... Ce seraient des centres volitifs et non des centres moteurs. » (A, 077-178).

C'est conformément à cette dernière opinion— de beaucoup la plus répandue parmi les physiologistes — que nous avons adopté, pour les centres en question, le nom de. psychomoteurs, mais il va de soi que, cette opinion fût-elle établie, la psychologie ne gagneraït pas grand’chose à apprendre que le phénomène volitif est localisé dans des centres déterminés. T1 faudrait savoir encore quels sont les éléments constitutifs de la volition psychique et comment sont actionnés les neurones psycho-moteurs.

On à cru pendant longtemps que les troubles moteurs réalisés par excision des centres psycho-moteurs étaient nécessairement accompagnés de troubles de la sensibilité dans les régions correspondantes, et l’on cite, dans beaucoup de traités de physiologie, en l’interprétant ainsi, l'exemple du chien chez lequel on a excisé le centre psycho-moteur de la patte droite, et qui ne réagit pas quand on écrase ou comprime cette patte, s’il ne la regarde pas. L’ablation d’un centre psycho-moteur paraissant priver l’animal de toute la sensibilité locale correspondante, on peut se demander si ce n’est pas la perte des sensations excitatrices et régulatrices de la peau et des muscles qui empêche la sûreté et l'adaptation des mouvements délicats; et l’inter-

prétation peut se défendre, à cela près que les centres psy-. cho-moteurs et les centres sensitifs sont certainement dis-.

tincts comme l'ont établi des expériences récentes, Con,

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