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LA CONTRACTION DES MUSCLES STRIÉS ET LA FATIQGUE MUSCULAIRE

Nous n'avons pas à parler ici des fonctions motrices spéciales qui relèvent de la physiologie plus que de la psychologie; mais nous voudrions, au moins, dire quelques mots de la contraction des muscles striés, qui donne à l’être vivant

la possibilité d’agir sur le milieu qui l’environne et dont

Crabe,

l’étude se rattache très directement à celle du travail musculaäire et de la fatigue.

L’excitant naturel de cette contraction c’est Piufine nerveux ; nous avons vu que cet influx nerveux est amené aux

fibrilles musculaires par les prolongements cylindraxiles des © derniers neurones moteurs et que son action paraît bien être de transformer en forces vives les tensions chimiques des muscles. CRE Pour mettre quelque précision sous cette formule, on peut dire que le muscle qui se contracte emprante AUX hydrates de carbone qu’il contient la plupart des énergies chimiques mises en œuvre dans son fonctionnement. Accesgoirement, il utilise les graisses, eë il n'utilise les albuminoïdes qu’en cas d'insuffisance des matériaux non azotés. La combustion intra-musculaire de ces divers matériaux g’accompagne d’une vaso-dilatation de Porgane et se traduit par une augmentation de la quantité d'oxygène normalement consommée par le musele, comme par un dégagement corrélatif d’aeide carbonique. Û | Les troncs nerveux qui résultent del’association des prolonvements cylindraxiles peuvent être excités artificiellement par des actions thermiques, mécaniques, électriques, et, dans tous ces cas, ils transmettent aux muscles une excitation qui provoque la contraction. | Les mouvements accomplis par les muscles se laissent tous ramener à un mouvement élémentaire, toujours identique à lui-même, la secousse musculaire. à Soit un muscle dans lequel ou dans le nerf duquel on envoie . une excitation électrique simple, comme un choc d'induction. Il y réponé par une secousse, c’est-à-dire par UR raccourcissement suivi d’un relâchement ; il passe successive- | ment de la forme de repos à la forme active et. il revient rapidement à la première. Il y à donc trois temps à distinguer dans la secousse et il y en à même un quatrième si l’on tient compte de ee fait, établi par Helmholtz sous le nom d'excita- | tion latente, que le muscle reste un moment avant de réagir à Pexcitation ‘. | Cette secousse, que l’on appelle assez souvent la contraction

: simple, n’est pas toujours telle, pense Borrazzi, si, en l’appe- ï

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