‹ Traité de psychologie 1923Chapitre 88 sur 237 · partie moyenne du spectre, entre le jaune et le bleu, paraît · texte numérisé non relu

partie moyenne du spectre, entre le jaune et le bleu, paraît

grise. On répartit d’ailleurs, d’après les confusions qu’elles font, ces personnes en deux groupes, qu’on désigne souvent

$ous les noms d’aveugles pour le an et d’aveugles pour le vert.

Luite binoculaire. — D’ordinaire, les sensations des deux |,

yeux s'accordent, ou, du moins, nous ne remarquons pas

entre elles de désaccord. Parfois, cependant, il peut y avoir

désaccord et on peut s’en apercevoir. C’est ce qui arrive dans les cas de lutte binoculaire ou, comme on dit encore, de concurrence où d’antagonisme des champs visuets. | Ainsi, plaçons dans un stéréoscope un carton portant d’un côté un cercle rouge et de l’autre un cercle bleu; nous constaterons que les couleurs ne se mélangent pas, comme il arrive-

Fig. 28.

rait avec un disque rotatif portant des secteurs bleus et rouges : tantôt l’une des couleurs domine, tantôt l’autre. Les deux yeux luttent, en quelque sorte, à qui verra la cou- leur qui lui est destinée. Des phénomènes analogues se pro- duisent si on présente aux deux yeux, de la même manière, des figures différentes ou des mouvements différents : ainsi deux cercles divisés l’un par des lignes horizontales, l’autre par des lignes verticales, un disque qui tourne lentement et qui porte des secteurs noirs et blancs observé avec l’un des yeux, et le même disque observé en même temps avec l’autre œil

à travers un prisme à réflexion totale et paraissant tourner

‘en sens contraire donneront lieu à des phénomènes eurieus ‘

de lutte binoculaire.

| Chaque œil soient très différentes, il y à fusion. Un cas de ce genre, qui se réalise fréquemment, est celui de la fusion du blanc et du noir; la sensation de luisant éprouvée alors, et.

De

Dans certains cas, bien que les impressions reçues par.

"qu’on pourra constater en observant dans un stéréoscope læ figure 28, est très différente de celle de gris qu’on obtiendrait au moyen de secteurs blancs et noirs disposés sur un disque - tournant. |

Signes locaux rétiniens. Acuité visuelle. — Deux points de la rétine, suffisamment éloignés l’un de l’autre, se distinguent par des caractéristiques locales ou signes locaux exactement comme deux points de la peau. L’acuité visuelle correspond, de même, exactement à l’acuité tactile : c’est la faculté de distinguer, comme extérieurs l’un à l’autre, deux (ou plusieurs) points qui impressionnent en même dis là rétine.

On pourrait déterminer l'acuité visuelle au moyen de deux points lumineux qu’on rapprocherait ou éloignerait l’un de l’autre, comme on détermine ordinairement:l’acuité tactile au moyen de deux impressions tactiles punctiformes. Le plus souvent on la détermine en se servant soit de lettres, soit de figures analogues, de diverses dimensions, et placées à une distance de 5 mètres. Des tableaux comprenant des groupes de telles lettres ou de telles figures constituent des échelles d'acuité.

La rétine, en réalité, est capable de distinctions beaucoup. plus fines que celles qu’on constate par de telles déterminations. Ainsi, de bons yeux peuvent reconnaitre que deux lignes droites ne sont pas exactement dans le prolongement l’une de l’autre lorsque leur différence de position n’est que de 5-10/. S'il s’agit de l’acuité visuelle proprement dite, la distance minima de deux points pour laquelle ils peuvent être. distingués atteint, dans des conditions favorables d’éclairement, environ 1’.

L’acuité visuelle décroît très rapidement du centre à la périphérie de la rétine. Qu’on essaie de lire un mot de cette page en fixant sur la page un point même peu éloigné du mot, et on constatera qu’il est impossible d’en reconnaître les lettres.

A partir de quarante ans environ, l’acuité visuelle diminue.

peu à peu.

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