CHAPITRE TE 047 10 tt
(L. BARAT, révisé par G. Dumas [402-479] Wa Le Docas [480:497)} Es |
Notions préliminaires de physiologie...
Comme il sera souvent question, au cours de ce chapitreet des chapitres suivants, des variations des fonctions organiques par lesquelles se traduisent les états affectifs, quelques notions de physiologie sont nécessaires ici : DEA SAUT, de au Gros
I. — Le mouvement respiratoire se décompose en mouvement d'inspiration et mouvement d'expiration. ae dd te
L’inspiration a pour résultat de dilater le cône pulmonaire par l'intermédiaire de la cage thoracique dont elle augmente tous les diamètres grâce à la contraction des muscles inspirateurs (élévateurs des côtes et diaphragme). Elle est active, c’est-à-dire qu’elle constitueun
effort ; elle est en effet une violence faite au. poumon ; elle éloigne de 1
leur forme naturelle la cage et son contenu. Plus courte que l’expiration, elle s'inscrit en ligne ascendante sur les tracés. 1061 \owagi L’expiration a pour résultat de rendre aux poumons et à la cage leur. forme naturelle : légèrement active, comme l'ont démontré Luciani et Aducco, elle implique, sous sa forme normale, une intervention discrète des muscles expirateurs qui n’agissent énergiquement que dans les expirations forcées ; elle est surtout. passive en ce sens qu’elle se produit par l’élasticité des organes violentés ; plus longue que Pinspiration, elle s’inscrit en ligne descendante sur les tracés. : Dans le premier temps de l'expiration, le retour de la cage à sa forme primitive est brusque, ce qui donne une ligne descendante presque verticale ;: dans le second temps, le retour est lent, ée qui donne une ligne descendante presque horizontale, jusqu’au moment où l'inspiration recommence. Il n’y à donc pas de repos entre l’inspiration et l’expiration,
: Les tracés respiratoires sont inscrits sur des cylindres enregistreurs avée des pneumographes à air ou à ressort dont les plus employés sont ceux de Verdin et de Marey. ; EN 7
‘Chez l’adulte, le nombre des mouvements respiratoires est environ de 15 par minute. a
IL. — Dans la circulation, les psycho-physiologistes de l'émotion attachent une importance particulière au pouls artériel, aux variations volumétriques des organes et à la pression artérielle. 19 Le pouls artériel est un! fait trop connu pour quil soit utile d'y insister. Rappelons seulement qu’on ne peut conclure de la rapidité - du pouls à la rapidité de la circulation. Les pulsations traduisent non
pas le passage d’un liquide mais la propagation d’une ondülation motrice. Chez l'adulte, le nombre des pulsations est environ de 95 par minute. Pour inscrire celles du pouls radial, on se sert en général du sphygmographe à ressort ou du sphygmographe à aïr inventés par Marey : les pulsations s'inscrivent en une ligne ascendante presque verticale et une ligne descendante très oblique.
Cette ligne descendante est interrompue, à l’état normal, par une petite ascension ; c’est une manière de pulsation due à l’élasticité de l'artère. On admet qu’au moment où cesse la systole, le sang aortique, sous l'influence de cette élasticité, vient fermer les valvules sigmoïdes et buter contre elles : ce choc a pour conséquence une onde secondaire qui, suivant de près l’onde principale, constituerait ce qu’on
appelle le dicrotisme du pouls.
2? Les variations volumétriques des organes dépendent soit du pouls artériel, soit des modifications du calibre des vaisseaux.
Dañis ie premier cas. c’est la totalisation de toutes les dilatations artérielles de l'organe, provoquées par le systole ventriculaire, qui provoque une augmentation volumétrique. Il y a ainsi, à chaque systole,; un pouls artériel global, volumétrique, qu’on appelle aussi pouls total, | | | dat
Dans le second cas, les variations volumétriques de l’organe dépendent des modifications du calibre des vaisseaux provoquées par les réactions vasomotrices. |
:On a depuis longtemps renoncé, pour mesurer les variations volumétriques des organes, au pléthysmographe à eau de Mosso qui était d’un maniement difficile et compliqué : on se sert en général d’un . pléthysmographe à air formé d’un cylindre de caoutchouc, inventé par Hallion et Comte, qui inscrit, sur/le cylindre de Marey, les varia- ‘ions totales ou vasomotrices de la pulpe des extrémités digitales, |, 3 La pression artérielle peut être définie la réaction de l’artère
à la pression latérale exercée sur ses parois par le sang qu'elté Coitiontt: c’est cette force élastique qui fait jaillir le liquide à distancelorsqu’on ouvre le vaisseau ; cette tension des parois fait nécessairement équilibre à là pression du liquide. Puisqu’il s’agit là de deux forces qui s’équilibrent, les termes par lesquels on les désigne représentent une même valeur et peuvent s’employer l’un pour l’autre (GLev, 411).
D'une façon générale, on peut dire que la pression du sang, dans un point quelconque de l’appareil circulatoire, est, normalement, en raison inverse de la distance qui sépare ce point du sommet ventriculaire gauche : la pression diminue donc du cœur à la PérpRone mais cette diminution est faible dans les grosses artères.
La pression artérielle varie suivant les diverses phases de la révolution cardiaque. Elle augmente pendant la systole et diminue pendant la diastole ventriculaire ; elle est à son maximum à la fir de la systole et à son minimum à la fin de la diastole. Il y a donc, dans chaque artère, deux pressions à considérer : la pression maxima, systolique et variable, la pression minima, diastolique et constante ; la pression systolique correspond aux oscillations de Ia pression.
Chez adulte, la pression maxima est environ de 45 à 16 et la pression
minima de 8 à 9 centimètres de mercure.
L’instrument le plus pratique pour mesurer la pression artérielle avec ses maxima et ses minima est l’oscillomètre sphygmométrique de Pachon.
Les phénomènes psychiques que nous nous proposons d'étudier dans ce chapitre sous le nom d'états affectifs (plaisir
et douleur, besoins, tendances, inclinations, passions, émo- . tions), ont tous ce caractère commun d’être purement. subjectifs et de ne pouvoir être utilisés pour la connaissance
de réalités extérieures.
A la différence des phénomènes représentatifs (sensations à ou images), ils ne sont jamais ressentis que comme des états actuels du moi, et non conçus comme des propriétés «
pe
inhérentes à certains objets, réels ou possibles, présents, ;
passés ou futurs.
Les états affectifs peuvent cependant être connus de deux.
leurs relations avec les phénomènes représentatifs et volontaires ; d'autre part, nous pouvons étudier les mêmes états affectifs objectivement, dans leurs mécanismes psycho-
physiologiques d’origine, dans leurs conditions organiques :
d'existence et de durée, dans leurs modes d’expression physiologique ou sociale. ù
. Nous utiliserons ces deux méthodes, non seulement au cours de ce chapitre, mais au cours de tous les chapitres où nous
‘ aurons à traiter, sous sa forme élémentaire ou sous sa forme
complexe, de la psychologie affective.