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C. Mode de travail

Dans la technologie militaire on emploie souvent des forces motrices considérables ; il faut donc employer des forces moins chères que celle de l’homme. — Parmi tous les moteurs c’est l'eau oui est ordinairement le moins cher, bien entendu quand elle ne cesse pas ses effets en été, et que la rapidité de la chute rend rares les interruptions par les glaces. Ce moteur permet la modération sans pertes de la force disponible ; les parties des machines qui en reçoivent l’action directe, sont peu chères, et n’exigent que peu de réparations une fois qu’elles ont été bien établies. Pour les poudreries c’est là le moteur à préférer , précisément parce que les travaux cessent généralementThiver dans ces établissements. Si les gelées empêchent le mouvement pendant l’hiver, il faut adapter une disposition qui permette de donner le mouvement au moyen d’animaux. — La force animale , vu son haut prix , ne doit être employée que là où la force nécessaire est si petite qu’elle ne vaudrait pas l’établissement d’une machine à vapeur, et où d’ailleurs le moteur hydraulique n’est pas disponible. Dans les grands États on n’aura jamais besoin d’employer la force animale si les établissements sont bien distribués , parce qu’il est avantageux de grouper autour d une seule machine à vapeur plusieurs établissements exigeant une force motrice faible.

Les machines à vapeur produisent l’effet le plus avantageux , lorsqu’on les fait travailler sans interruption à toute la force dont elles sont sus-

INTRODUCTION. XV

c<i ptibles. Plus on les arrête souvent, plus la force motrice devient chère.

f«ème il est désavantageux de travailler alternativement à des charges très-variables. Pour ce cas les machines à haute pression méritent la présence ; pour développer une force uniforme c’est au contraire la marine à basse pression qui doit être préférée.

L’homme peut moyennement, en travaillant d'une manière continue Pendant 40 heures, transporter par seconde 9 kil. à i m ; la vitesse de translation la plus avantageuse est de 0"\60 par seconde ; il peut alors Pouvoir 15 kil. Le cheval et le bœuf peuvent pendant 8 heures de travail transporter par seconde 65 kil. à 1-, et par conséquent autant que 7 hommes. La vitesse la plus avantageuse du cheval est de d m ,05 par sec °nde; le cheval exerce alors un effort de 00 kil.

Le cheval travaille le plus avantageusement en exerçant une traction horizontale sur un cercle ; mais le diamètre de celui-ci doit être aussi & r and que possible , parce que sans cela le cheval doit se courber horizontalement ce qui lui coûte de grands efforts. Le bœuf ne donne au manège We les { du travail du cheval. Si l’on compare sous le rapport du prix la for ce du cheval à celle de l’homme , on ne doit pas oublier que l’homme ^vaille à la journée , tandis que le cheval doit être nourri également les ,!| manches, etc., et qu’on doit généralement compter sur 5 années les fp ais d’un renouvellement pour chaque cheval.

Dans la machine à vapeur simple on mesure le diamètre du piston , on bleuie d’après ce diamètre la surface en centimètres carrés, puis on multi- ,)lie le résultat par le produit du nombre de coups de piston par minute ^'hvla longueur en mètres de la course, puis on multiplie encore par (parce qu’on admet flue la vapeur presse avec une force de 0 k ,48 sur fhaque centimètre carré) ; ayant ainsi obtenu le poids que la vapeur soulève 5 ^ par minute, on n’a qu’à le diviser par 4000 (60 secondes par 66\666) j 0,)r avoir le nombre de forces de cheval (1) que la machine développe. ° rs que la machine travaille sans interruption on doit encore multiolier Ce tintât par trois , parce que le cheval vivant ne travaille que 8 heures S " r H* Une pareille force de cheval exige pour travailler 24 heures 94 kil.

( e c harbon.

y J,ls qu’à quel point les ouvrages eux-mêmes doivent être exécutés à ( ^ e de mécanismes , c’est ce qui dépend de la nature des objets à pro- II>C , et ensuite aussi de la quantité d’objets de même nature qu’on Ppose pouvoir être demandée au m Vvœ établissement. Plus l’ouvrier a

^ ans l'estimation de la force dos machines à vapeur, on est presque généralement Unir IUl ** e I î,ent * re I ,( iur unité un Irayail plus grand que celui du cheval animé. Celle é| e . C <J(Î c °avenlion est le cheval-vapeur de 75 kilogrammètres, ce qui équivaut à 75 kil. s à un mèlre. (T )

INTRODUCTION

acquis d’habileté , laquelle croît d’autant plus qu’il a continué plus longtemps à exécuter la même opération , moins les dispositions mécaniques font sentir leurs avantages , savoir la plus grande précision et la plus grande uniformité du produit réunies, à la moindre dépense enargent et en temps. Néanmoins l’ouvrier n’atteint presque jamais par son habileté les avantages des machines, et il reste toujours à désirer par conséquent de pouvoir employer ces dernières.

Mais comme les prix de première mise des machines sont considérables, leur introduction ne peut être utile sous le rapport économique que lorsqu’un grand nombre de produits identiques doivent être obtenus, ce qui divise les premiers frais. Plus le nombre de pièces de forme spéciale à fournir par la technologie militaire est petit, moins il faudra d’appareils pour les produire, et plus ces appareils compenseront leurs prix d’acquisition ; en outre , moins les pièces de même espèce diffèrent par leurs dimensions, moins elles exigent de transpositions dans les appareils, plus ceux-ci sont simples et moins ils sont coûteux.

Mais dans la détermination des formes des pièces nouvelles à fabriquer dans les établissements militaires, on doit avoir égard à ce que les dispositions mécaniques nécessaires à leur production puissent être aussi simples que possible ; quant aux pièces de petite dimension qu’on peut être dans le cas de devoir remplacer en campagne , il faut avoir soin de les déterminer de manière à ce qu’au besoin on puisse les exécuter ou les réparer à l’aide d’outils simples , quoique au moyen d’une dépense plus considérable en argent et en temps. Dans tous les cas il faut chercher à se tenir aux parties qui existent déjà , et n’en introduire de nouvelles, que d’après les motifs les plus prépondérants. f

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