Inflammation par friction
L’appareil à percussion nécessaire qui se dérange facilement, l’emploi de la cheminée qu’exige d’ailleurs le système à percussion le plus simple de tous, augmentent le prix et la difficulté de l’introduction de l’inflammation par choc. Si au lieu de la percussion la friction peut fournir la chaleur necessaire , tout appareil spécial devient inutile.
(i) Il y a erreur manifeste ici ; il est évidemment impossible d’introduire près de 5 grai»f° eâ de poudre dans une capsule de dimension indiquée. L’auteur dit Ggrains : or le grain pru*d c " est de la livre qui équivaut à o k ,/j685 ; ce qui donne
Il est probable que c’est la centième partie de cette charge qui entre dans la capsnlc.
Le moyen d’inflammation par friction , consiste en une étoupille vive quelconque munie à sa partie supérieure d’un augel transversal, rempli de l’amorce fulminante; dans cette amorce est plongé un fricteur, consistant en un fil métallique, qui a été trempé dans une résine et roulé encore chaud dans l’éméri pulvérisé; une ganse formée au bout de ce fricteur dépasse l’extrémité de l’auget. Tout le tube avec le fricteur est enveloppé de papier verni, puis ficelé fortement à la tension constante de l k ,87 ; toute celte tête est ensuite de nouveau enveloppée de papier verni. Pour faire feu, on introduit l’étoupille dans la lumière, on passe dans la ganse un crochet fixé au bout d’une courroie, et on arrache vivement le fricteur. Lorsque ces éloupilles sont confectionnées avec précision l’inflammation est certaine.
La composition fulminante la meilleure se compose de §K,tîl -f- 8b (§ 214). On la triture avec une dissolution faible de colophane dans l’alcool.
Ces éloupilles ont l’inconvénient de causer facilement des inflammations durant le transport ou la conservation.
8) Inflammation par l’acide sulfurique.
Pour obvier à l’inconvénient signalé au § précédent, on peut au lieu (Je la friction se servir de la réaction de l’acide sulfurique sur l’amorce fulminante. Toute la disposition reste la même, sauf que le fricteur n’csl pas enduit de résine et d’éméri ; il reste lisse et on lui donne une longueur double de celle de l’auget, de manière que l’étonpille étant finie la ganse seule dépasse d’un côté, et de l’autre un bout égal à la moitié de la longueur totale. Cette dernière partie est recouverte d’un petit garde pluie en papier verni raide, qu’on peut relever en le pliant vers en haut. A l’affût est fixé un petit flacon contenant de l’acide sulfurique, dont la profondeur est moindre que la saillie du bout libre du fricteur, et qui n’est rempli qu’à moitié. Avant d’introduire l’étoupille dans la lumière , ou prend dans le flacon une goutte d’acide au moyen de l’extrémité du fricteur , et l’on agit ensuite comme avec l’ctoupille « friction ordinaire.
B )4morce à percussion des armes à feu portatives.
Parmi le grand nombre d’amorces à percussion qu’on a essayées pour le bisil afin de se rendre indépendant de l’influence atmosphérique, du bris de
ia pierre à feu , de l’altération de la face de la batterie, les capsules seules (les mômes en petit que celles décrites § 489) ont continué de donner à la longue des résultats favorables. Leur emploi ne présente pas de danger (on les suppose chargées de compositions au chlorate de potasse et non au fulminante de mercure, ces dernières donnant lieu à des inflammations spontanées). Elles sont faciles à fabriquer et à manier , et produisent l’inflammation certaine. Il y a peu à faire pour les perfectionner d’avantage, tant que l’arme à feu portative elle-même ne subit pas des changements essentiels dans sa construction.
On emploie pour composition fulminante un mélange de parties égales de Kèi-{-2S et Kël -}-2S -f- 8 C, parce que par une construction spéciale du chien le crachement est ici rendu moins nuisible qu’aux bouches h feu. Le premier mélange procure l’inflammabilité suffisante, et le second produit le long jet de feu nécessaire (§ 852). Le mélange est triture avec un liant consistant en une dissolution étendue d’une résine dans l’alcool ; puis au moyen de plaques trouées on moule de petits disques 0 Sr ,20 à Oj;r 26 , qu’on laisse dessécher et qu’on fixe ensuite dans les capsules au moyen d’une forte pression. Plus la condensation est forte, plus l’inflammation est certaine; c’est pourquoi il n’est pas avantageux de faire la couche de composition plus épaisse que la longueur du jet de feu désiré ne l’exige.
Le disque de matière fulminante a besoin d’un préservatif contre l’humidité sur sa face découverte. A cet effet on presse sur la charge une rondelle mince en cuivre ou en alliage, un peu forte de diamètre pour bien fermer à la circonférence; ou bien on donne une couche de vernis à l’alcool concentre. — La première méthode mérite la préférence ; le vernis laisse un résidu charbonneux pyrophore sur la cheminée et dans le canal ; la rondelle métallique', au contraire, ne permet pas même le contact entre la cheminée et le résidu de la composition. Le vernis remonte quelquefois le long des parois intérieures de la capsule , la rétrécit et l’empêche d’entrer à fond sur la cheminée, d’où résulte qu’il faut abattre le chien deux fois pour faire partir le coup.
APPENDICE