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DE LA VALEUR DES CONSTANTES ÉLECTRIQUES

bines est d'un empirisme absolu. Si les données de fonctionnement ne peuvent se mettre en formule, il est aisé de prévoir lee divergences que manifeste l'expérience.

Une diminution de nombre de tours au primaire ou au secondaire diminue le coefficient d'induction mutuelle du circuit, et» toutes les autres données restant d'ailleurs semblables, ceci nécessitera, pour obtenir un même résultat, une augmentation <l i ri t .en site au primaire.

Le fonctionnement sur faible différence de potentiel donne au temps d'établissement du courant une importance qui accroît considérablement la valeur de l'intensité moyenne indiquée par l'ampèremètre, l'intensité maximum pouvant, d'ailleurs, être la même dans les deux cas*

Sans tenir compte de la nature de l'interrupteur, L'important est le wattage aux bornes du primaire. Le travail sera le même et par suite le rendement sensiblement pareil si Ton emploie au primaire 15 volts et à ampères ou 60 volts et 1 ampère. Il faudra tout simplement que la bobine soit construite pour cela.

Pour chaque bobine qu'il construit, le fabricant indique dans quelles conditions dVlinient;itiun le rendement est le meilleur; on devra s'y conformer.

Des résultats analogues peuvent être obtenus au secondaire avec des régimes de primaire très différents, différences de régime imposées d'ailleurs par la diversité des conditions de fonctionnement, la nature de la source dont on dispose (continu ou alternatif), la grandeur de sa différence de potentiel, etc. La Seule cho«6 qu'il soit possible de dire, c ostque, dans des conditions analogues, la meilleure bobine sera celle qui pour un même résultat prendra le moins d'intensité.

Il faudrait donc pouvoir connaître le rendement d'une bobine, 1 -à-dire le wattage aux bornes du secondaire... Jusqu'à pré- I il est impossible de le mesurer pratiquement.

milltamperemetre de GailTe permet bien, dans certaines

conditions, de mesurer l'intensité du courant à haute tension; mais ni l'électromètre de MM. Bichat et Blondlot, ni l'ancien électromètre à feuilles d'or de Henlé, ni un nouveau modèle constitué par un filament de quartz argenté placé dans un champ magnétique (signalé par M. Broca) ne peuvent donner une indication pratique de sa différence de potentiel. Il est plus simple alors de mesurer cette différence aux bornes du primaire; mais, pour que ce voltage permette d'établir celui du secondaire, il faut s'adresser, comme transformateur, à un appareil à circuit magnétique fermé, type industriel. Suivant sa construction, on sait que, pour tel voltage au primaire, il donne telle différence de potentiel au secondaire, et ces indications sont nécessairement toujours exactes, si l'appareil est en bon état, puisqu'il fonctionne sans interrupteur.

Du reste, ces données n'auraient pas grande importance, au point de vue de la quantité de rayons produits. 11 faut en effet considérer les différences inhérentes aux tubes de Crook es eux-mêmes. Pour s'en convaincre, il suffit de changer l'ampoule dans une installation pour voir que les mesures établies précédemment ne sont plus exactes, même si l'ampoule est de même modèle.

Enfin l'indication des constantes électriques des bobines ne permet pas la comparaison entre ces appareils et les machines statiques. Ce sont cependant deux sources à haut potentiel, qui sont indifféremment employées pour la production des rayons de Rôntgen.

Les machines statiques elles-mêmes ne sont pas comparables entre elles. Leur rendement dépend du mode de construction, de la vitesse de rotation, de l'isolement, de l'état de l'ébonite des plateaux, de la température ambiante, de l'état hygrométrique de la pièce où elles fonctionnent, etc., etc.

Le nombre d'interruptions par seconde au primaire de la bobine semble être aussi un facteur important. Quelques expérimentateurs l'ont fixé à 20. On a dit que le rendement d'une am-

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