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rentes causes. D'abord, les connaissances techniques d'un agent nouveau, découvert à Vienne, devaient être plus parfaites chez
spécialistes, qui avaient la faculté de profiter des expériences de Rôntgen lui-même.
En plus, eette méthode touchait à la physique et au?: sciences pures : peut-être la majorité de uns praticiens sont-ils sur
iioint moins bien renseigné* que leurs collègues étrangers ?
« Enfin, dit M. Oudin, ce retard tient probablement, en grande partie, à la jurisprudence spéciale existant chez nous, qui assimile le médecin a un industriel, les accidents que peut causer
intervention à des accident» du travail, et qui a frappé rudement des opérateurs ayant eu à regretter des r&d iode mûtes, plus fcéquenti** i l'étranger que chez nous, et qu'il était presque impossible d'éviter, il y a quelques mois encore (1901), alors qu'on ignorait complètement les causes vraies de ces accidents. » Il suffit de feuilleter la Gazette des Tribunaux, pour y air les condamnations qui frappèrent certains médecins,
ittra involontaires de rnd indemnités graves. Cette crainte, Jointe au manque de données techniques sur les radiations de IWmigen, sur leur production et sur leurs effets, empêcha les mettre en pratique la méthode nouvelle et rendit plus timorés ceux qui s'en étaient déjà servi* La radiothérapie d vint chez nous une curiosité de laboratoire. Du reste, en 190 1, M Oudin lui-même condamnait cette science par cette phrase : i Tant qu'on ne sera pas certain des agents de la radiodermite, tint qu'on ne saura pas avec précision Péviter ou la produire, il sera imprudent de faire de la radiothérapie, parce que les
identa n'éclatent que longtemps après Faction novice, alors qu'ils sont irréparables, »
Lorsque l'on jette un coup d'œil d'ensemble sur révolution
4*lti* méthode* on peut distinguer deux périodes principales: Tune empirique, l'autre scientifique.
1 l6 APERÇU HISTORIQUE DE LA RADIOTHÉRAPIE
La première s'étend de la découverte du professeur Rôntgen jusqu'en 1900-1901.
On s'aperçut qu'à la suite de radiographies, il se produisait certaines modifications des tissus irradiés, la chute des poils, de la rougeur, etc. C'est ainsi que Marcuse Daniel* et Delorme publièrent en 1896 des cas de ce genre. Souvent à l'alopécie se oignait une certaine dermatite, qui revêtait soit une allure chronique chez les expérimentateurs (Richer et Londe), soit une allure aiguë, à la suite d'expériences faites par les médecins sur eux-mêmes (Thomson) ou sur des individus examinés. C'était la naissance de la radiothérapie. Mais, ceux qui les premiers appliquèrent systématiquement les rayons X comme moyen thérapeutique furent Schiff et Freund. Us publièrent des résultats curieux, des guérisons étonnantes, obtenues par la nouvelle méthode. Dans leur clinique de Vienne, ils débutèrent par l'épilation, soit pour l'hypertrichose, soit pour les teignes et autres affections parasitaires du système pileux.
Puis peu à peu ils tentèrent d'autres essais ; passant ainsi en revue un certain nombre de dermatoses, avec des résultats très variables. A leur suite, grand nombre de dermatologistes allemands, anglais, américains, quelques français, mirent en pratique leur méthode et publièrent des observations souvent contradictoires.
Le caractère propre de cette première époque est l'empirisme absolu.
On ignore totalement l'agent actif; les uns veulent que ce soient les décharges électriques (Schiff, Freund, Oudin) : ils emploient des ampoules dures ; les autres attribuent les effets aux radiations elles-mêmes. Les différents états des ampoules sont à peine connus ; on travaille avec le même appareil jusqu'à ce qu'il se brise, et on est étonné d'avoir des résultats différents suivant que les malades ont été traités au début de son emploi ou vers la fin de son fonctionnement. Un tube qui ne donnait pas