ACTION DES HAYONS X SUR L €E1L
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d'autres qu'il ne réagit presque pas aux expositions même intemj.r>iîves.
Chalupecky, après avoir exposé l'œil d'un lapin aux rayons X, constata une grave inflammation, qui se termina par de la suppuration, À son avis, l'œil s'était modifié, comme s'il eût été brûlé avec de l'ammoniaque. D'autres auteurs ont publié des observations analogues.
En général, les lésions auraient une grande analn-^i^ avec eelles produites par les rayons ultra-violets, et bien étudiées par Widmark dans ses expériences sur le feu des glaciers et Tare électrique.
iioltz n'a pu arriver à produire expérimentalement ni inflammation interne de l'oeil, ni troublés visuels, Tout au plus survint-il une légère conjonctivite. Cependant, l'irradiation avait été faite sur l'œil eutr'ouvert, et la quantité absorbée fut telle que la nécrose des paupières se produisit.
Dans une discussion qui eut lieu devant l'American Electro- Lherepeuticfl Association, plusieurs observateurs ont signalé l'action néfaste des rayons X sur leurs yeux. Pour l'un d'eux même, cette action est allée jusqu'à produire la cécité presque complète.
Il faut remarquer que, dans ces cas, ce sont les opérateurs eux-mêmes qui ont été atteints, et non pas les sujets en traitement. Cela s'explique par la quantité considérable de rayons X que les praticiens spécialistes peuvent finir par accumuler, surtout quand ils pratiquent des examens radioscopiques. Dans ce dernier cas, un carreau de cristal, placé entre l'écran et l'observateur, arrête les rayons de Rôntgen sans modifier les rayons lumineux.
Le praticien pourra, d'une façon générale, porter des lunettes avec Verres larges et épais, en verre lourd (flint, silicate de plomb).
Les localisateurs préconisés et utilisés actuellement permettent d'éviter l'apparition de ces lésions.
l52 PROPRIÉTÉS BIOLOGIQUES DES RAYONS DE RÔNTGEN
Dans nos essais thérapeutiques, nous n'avons jamais constaté la moindre action novice sur les organes internes ni sur le système nerveux. Cependant, dans certains cas, nous avons fait absorber des doses considérables de rayons X. Des auteurs étrangers, Scholtz entre autres, n'ont pas remarqué de lésions intestinales à la suite d'ulcérations de la peau de l'abdomen.
Nous avons de même fait un certain nombre d'irradiations sur les paupières, sans jamais voir apparaître la moindre réaction désagréable du côté de l'œil. Dans un cas d'épithélioma de la paupière et du pourtour de l'œil (que nous traitons en ce moment), la lésion s'est considérablement améliorée à la suite de doses mensuelles d'environ 7 à 8 unités H, sans la moindre altération des organes de la vision, de l'avis même de l'oculiste.
On pourra nous objecter que les rayons dont nous nous servons ont une très faible pénétration; ils sont arrêtés dans le derme, et par conséquent les plans sous-jacents ne peuvent être influencés. On pourrait répondre, en faisant abstraction de l'électivité, que les rayons capables d'atteindre les organes internes doivent les traverser sans y produire d'effet bien marqué, et que ceux qui pourraient y être absorbés seraient déjà arrêtés en grande partie par les tissus superficiels.
En tout cas, ce qu'il est important de savoir pour le radiothérapeute, c'est que, daos les conditions habituelles, il n'a pas à redouter un effet nuisible sur les organes internes.
Les rayons X semblent surtout agir sur la peau ou sur ses annexes, et c'est là principalement que se feront les modifications et les réactions, proportionnellement à la quantité de rayons absorbée.