‹ Traite de radiotherapieChapitre 28 sur 128 · ACTION DES RAYONS X SLR LA PEAU · texte numérisé non relu

ACTION DES RAYONS X SLR LA PEAU

S 2. —Étude des modifications* objectives* subies par la peau consécutivement à bod exposition aux rayons X»

Tout le monde sait quels méfaits ont accompli les rayons X depuis leur découverte, Si nous voulions relater les accidents qu'ils ont occasionnes et ceux qu'on leur a attribués, nous remplirions un volume, et nous serions certainement incomplets. Cependant, il est intéressant de remarquer que la plupart des lésions graves, qui ont été signalées, remontent à quelques années, c'est-à-dire au début des expériences radiograpbiques OH radiothérapiques.

De nos jours, on voit rarement ces vastes radîodermites à marche lente, mais progressive, dont le terme ultime était Tescliare et dont la guérison demandait des mois, quelquefois môme une année. Ce que Ton peut constater sur les malades en traitement, ce sont des modifications superficielles, parfois un peu d'érosion légère, phénomènes morbides voulus par l'opérateur pour le plus grand bien de l'opéré,

lie*! nécessaire d'étudier les modifications objectives qu'est susceptible de subir la peau traitée par la nouvelle méthode, Ce chapitre comprendra forcément les accidents dus aux rayons X, Eu effet, la réaction cherchée n'est le plus souvent que Tenseotblfi des phénomènes appelés jadis par les auteurs : accidents légers, et que nous appellerons d'un nom plus juste ; odermîfe curative. Si, par hasard, la peau est d'une sensibilité spéciale, si les quantités absorbées par elle sont plus considérables» la réaction sera plus marquée, et on arrivera ainsi progressivement a l'ulcération et même à feschare superficielle, ainsi que le font quelques auteurs, pour la cure de certaines tumeurs malignes*

Et d'abord il faut bien dire que l'exposition aux radiations

de Rôntgen est tout à fait indolore. Le malade ne ressent absolument rien. Tout an plus, accuse-t-il quelquefois une légère sensation de chaleur due, soit à la chaleur modérée dégagée par l'ampoule (lorsque celle-ci est très près), soit à une mauvaise interprétation de la gène que lui occasionne la plaque protectrice en plomb. Quant aux phénomènes gastriques, aux céphalées, palpitations, cardialgies, signalés par M. Oudin dans le Traité de radiologie de Bouchard, confirmés par Walsh, par Seguy et Quenisset, nous ne les avons jamais constatés. Il est vrai que nous ne nous mettons pas dans les mêmes conditions.

Quelquefois, nos malades se plaignent bien de lourdeur de tète et d'étourdissement, lorsque la séance est finie, mais nous croyons qu'il faut attribuer ces phénomènes à la position déclive que nous leur faisons prendre. Nous les couchons en effet sur un lit, la tète ordinairement très basse, dans une salle chaude, où se fait entendre le bruit fatigant de l'interrupteur mécanique.,, ensemble de faits qui suffisent amplement à expliquer ces malaises passagers, sans avoir besoin de faire appel aux radiations elles-mêmes.

Les modifications objectives subies par les tissus exposés aux rayons X ont été étudiées par différents auteurs, particulièrement par Oudin et Kienbôck ; nous ferons à ces auteurs de larges emprunts,

Stade de latence. — Un premier point est de déterminer à quel moment commence à apparaître la réaction. Autrement dit, existe-t-il un stade de latence entre l'exposition aux rayons X et F apparition de la radiodermite consécutive.

Pour M. Oudin, la réaction commencerait "24 à 36 heures après L'application, par l'apparition d'un erythème léger à marche progressive, Scholtz et Kienbôck croient que la durée de la période de latence est plus longue,

« Dans la règle» dit Kienbôck, l'irradiation est suivie d une latence complète de longue durée ; le plus souvent, c'est après

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