‹ Traite de radiotherapieChapitre 44 sur 128 · FACTEURS PROPRE · texte numérisé non relu

FACTEURS PROPRE

ALX HAYONS X

En radiothérapie, le problème est absolument i dentique.

Il faut faire absorber le plus vite possible la quantité nécessaire à la guérison, mais comme cette quantité dépasse le plus souvent la dose normale (c'est-à-dire celle qui m* produit pas la radiodermite), il faut espacer les séances. On donne alors, a chaque application, la dose nécessaire pour provoquer le degré de réaction que Ton désire obtenir et' compatible néanmoins avec l'intégrité relative de» téguments, On met entre chaque application l'intervalle de temps minimum compatible avec les mêmes facteurs. »

Cea règles n'ont, du reste, rien d'absolu et doivent être modifiées suivant les facteurs individuels et surtout suivant l'état de la lésion et le résultat désiré. Dans certains cas même, il y aura intérêt à ne pas atteindre la dose maxima, des résultats meilleurs pouvant être obtenus avec des applications légères, répétées à intervalles plus ou moins longs.

Le docteur Guido Holzknecht, en livrant au monde médical son précieux instrument de mesure, a fixé la dose maxima on était susceptible d'absorber la peau saine en une seule séance, sans risque pour son intégrité. Nous allons reproduire ces précieuses indications.

Pour obtenir une réaction du premier degré (épilation simple, presque sans apparence de réaction), il faut pour la peau normale du visage, chez les jeunes sujets, faire absorber une quantité de rayons équivalente à 3 unités H, tandis qu'il faudra h H chez les sujets plus âgés. Pour provoquer une réaction du second érosion superficielle sans exulcération, guérison sans i triée), il faudra employer 5 a 7 unités.

Pour les surfaces de flexion des jointures : au premier degré, 4 à 6 H ; au second degré, 6à8 H. Pour les surfaces d'extension des jointures, le tronc, le cuir chevelu, la paume des mains et la plante des pieds, au premier degré, 5 à 7 H ; au second degré, 7 à i!\ H.

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Pour la peau qui est le siège de phénomènes inflammatoires du fait d'un processus pathologique, au voisinage d'un processus de ce genre, ou à la suite d'une intervention radiothérapique de ce genre, et suivant le degré de l'inflammation, 1 à 2 H de moins que pour la peau normale au cas où celle-ci demanderait seulement 4 à 6 H, et 2 à 3 H de moins au cas où la peau normale demanderait plus de 6 H. Pour les bactéries ensemencées sur plaques, 20 H en moyenne par séance.

Dose maxima (provisoirement au moins), qu'on doit dépasser seulement en pleine connaissance de cause, avec la prévision d'une ulcération consécutive de plusieurs semaines de durée : 10 H par mois.

Mais, ajoute Holzknecht, ces données ont besoin d'être complétées par des recherches ultérieures, dont un seul observateur ne peut venir à bout.

Ces doses sont prévues pour être absorbées en une seule séance. Les techniciens qui emploient la méthode des doses fractionnées, c'est-à-dire qui, au lieu de faire absorber une dose déterminée en une seule séance, la répartissent en une dizaine de séances consécutives, espacées par un ou deux jours d'intervalle, devront augmenter légèrement cette quantité. En effet, entre chaque application, les tissus ont le temps de se réparer, et ce qui confirme cette hypothèse, c'est que le résultat n'est pas du tout le môme, en faisant absorber 10 H en dix séances, séparées chacune par deux jours d'intervalle, et en donnant la même quantité en une seule séance massive.

A l'hôpital Broca, nous faisons absorber en deux séances consécutives ou en une seule, suivant les cas, la dose jugée convenable. Voici à peu près les chiffres auxquels notre expérience nous a permis de nous arrêter :

Pour l'épilation du cuir chevelu, dans les cas de teigne, par exemple, nous faisons absorber 4 à 5 H en une ou deux séances ; pour la face, nous ne dépassons pas ?3 ou 4 H et attendons le

I iCTEUPS PftQPHES AUX BAYONS X

iltat, décidé, du reste, à augmenter la dose si le résultat cherché nfapparall pas.

Toutes les fois que nous cherchons à obtenir une modification superficielle sur un tissu relativement sain, nous donnons de 4 à 6 H suivant les régions (prurit, épilation du corps, etc.).

Quand la modification désirée est plus sérieuse, plus profonde et que les tissus sont peu enflammés, la dose eat augmentée.

I>jins les séborrliéï<h>s, rezcma, acné, etc., nous ne dépassons pas 5 à 6 H ; dans le psoriasis, 4 à 5 H suffisent.

A\»v s :i 9 11, la réaction est très vive dans le cas de lupus . l vtliémateux du nez; la guérison survient difficilement et demande beaucoup de temps. Il en est de même pour le lupus vulgaire* La dose de \ II ne devra pas être dépassée si on veut

ter toute réaction vive ; dans le cas contraire, il faut s'arrêter a S ou 1* H* Cette dose détermine ordinairement une ulcération plus ou moins profonde, Quand il s'agît d'épîthétiotta cutané, on peut souvent atteindre 7 à H H. La réaction est quelquefois vive, rarement désagréable, et la tumeur se modifie rapidement, Cette dose pourra même, sans inconvénient, être dépassée de quelq&es unités, si la lésion est ulcérée j mais il faudra préserver avec une lame de plomb la peau avoisinante.

Dans les cas de récidive cutanée post-opératoire et de tumeurmalignes du sein ou d'ailleurs, accompagnées ou non d'adénites, il faut agir le plus énergiquement possible, tout en évitant, h* possible, l'ulcération superficielle. La dose devra varier de 7 â 10 H suivant les cas et suivant 1 état du tégument.

Mais dans certaines formes graves, a marche très rapide, il peut y avoir intérêt à dépasser ces c M tires, car quelle importance peut avoir une radioderrnite légère à coté de la gravité du mal que Ton veut arrêter 1 II faut chercher à circonscrire i arrêter révolution, môme au prix dune réaction marquée* Bien entendu, il ne faudra jamais dépasser Térosion superficielle.

Du reste, nous donnerons des indications plus précises lorsque

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nous étudierons en détail les affections dans lesquelles la radiothérapie nous a donné des résultats favorables. Disons, pour le moment, qu'il ne faudra ordinairement pas dépasser 9 à 10 H par application chez l'adulte, et que cette dose ne devra être atteinte que lorsque la gravité de la lésion nécessitera une puissante intervention.

Mais ce qui est important, c'est le laps de temps qui doit séparer l'absorption de chaque dose, dans les cas où la quantité totale nécessaire est telle, qu'elle doit être donnée en plusieurs applications.

Béclère s'exprime ainsi sur ce point : « L'expérience m'a montré qu'en général il convient de mettre entre deux séances consécutives un intervalle de 7 jours. »

Tout dépend évidemment de la dose que Ton fait absorber par séance. Si l'on se contente comme réaction d'un érythème modéré, et si, par suite, la quantité de rayons X absorbée a été légère, l'intervalle pourra avoir peu de durée. Il nous semble que le chiffre de 7 jours donné par Béclère est un peu faible. En effet, la réaction n'atteint souvent son maximum qu'au bout de 10 à 20 jours ; elle est parfois à peine marquée au septième jour, surtout si la quantité absorbée a été peu considérable. Dans ce cas, l'aspect objectif delà lésion ne peut servir de guide pour les applications qui vont suivre.

En général, nous séparons chaque application ou chaque série d'applications par un laps de temps de 10 à 15 jours environ. Si la dose absorbée a été considérable (épithélioma, cancer du sein, etc.), cet intervalle est porté à 20 jours. A ce moment, nous ne donnons une dose analogue que si la réaction est légère ou en partie calmée. Mais nous empiétons sur la méthode qui fera l'objet du chapitre suivant.

Tels sont les deux facteurs capitaux en radiothérapie : qualité et quantité. Ils sont suffisants, parce qu'ils permettent à un boservateur quelconque de se replacer dans les mêmes condi-

F.urrEun* PROPRES aix hayons x

Je produire Lee mêmes effets, partant, d'obtenir les mêmes résultats ; ils sont parfaits parce qu'ils s'appliquent aux rayons X riix-iii» un m et qu'ils ne font pas intervenir les appareils qui les produisent. Ed possession d'une formule thérapeutique comme celle-ci : r il faut, pour nettoyer une plaque rebelle de psoriasis du genou, lui faire absorber 4 à 5 unités H de l'échelle de Holzknecht, les rayons ayant une pénétration correspondant au n°5 ou 6 du radiochromomètre de Benoist 0 ; te médecin peut employer une ampoule quelconque ; il peut l'alimenter avec une bobine ou avec une machine statique ; il peut prendre une machine statique puissante ou une petite machine à 4 plateaux ; il peut placer l'ampoule loin ou près de la surface h traiter; il peut, en un mot, changer a son gré les conditions instrumentales ; l'effet sera toujours le même, s'il a soin de rendre équivalents les deux facteurs capitaux : la qualité des rayons et la quantité absorbée.

Les facteurs d'ordre biologique viendront ensuite ; ils feront modifier légèrement quantité et qualité, suivant les régions, le sexe, l'âge du malade et la nature de son affection,

Loin de nous cependant l'idée de vouloir blâmer ceux qui, croyant bien faire, indiquent leurs constantes électriques et les différentes mesures se rapportant à la distance ou à la consommation. Ces données sont intéressantes, elles permettent de se rendre compte des conditions expérimentales dans lesquelles un observateur s'est placé, mais elles n'ont aucune valeur pour la comparaison des résultats. Elles sont précieuses pour Fexpérimcntateur lui-même, pour son installation; elles ne fournissent aucune indication au lecteur.

Seules, ta qUûntUi et la qualité sont des facteurs capitaux.

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