JO LES RAYONS X COMME ANALGÉSIQUE
Mais cette; propriété analgésique a été aussi utilisée avec succès contre d'autres phénomènes douloureux.
Freund raconte que Grunmach, en 1899, eut des résultats encourageants dans plusieurs cas de névralgie et de rhumatisme articulaire.
Stembo, sur 28 cas de névralgie traités par cette méthode, obtint 21 guérisons. La durée des séances varia de 3 à 10 minutes, ot leur nombre de 3 à 10.
Freund vit survenir une notable diminution de la douleur chez un homme atteint d'une grave névralgie du trijumeau ; il n'était pas soulagé par les piqûres de morphine. Un autre cas fut réfractaire-
V. Allen et Bondurflnt ont obtenu de bons résultats ainsi que Hildebrand. Ce dernier préfère les tubes durs.
Dans un cas de névralgie du trijumeau traité par Gocht> l'amélioration fut rapide, mais au bout d'un certain temps la douleur reparut.
William Sweet, de Philadelphie, a constaté une action spé* ciale des rayons X sur les éléments nerveux. D'après lui, la peau qui a été exposée pendant un certain temps à une puissante ampoule perd une partie de sa sensibilité, au point qu'on peut faire des interventions superficielles sans que le malade ressente de fortes douleurs. Dans nos expériences, nous n'avons jamais remarqué ce phénomène.
Il parait démontre que faction analgésiante des rayons X existe en dehors du traitement du cancer et qu'elle peut rendre des services dans certaines affections. Nous nous souvenons d\m tabotique, qui présentait, sur le dos, une plaque d'hypeivsthesie cutanée. Quelques légères irradiations amenèrent une diminution notable de la douleur.
Nous awns vu des cas de névralgie faciale et intercostale céder rapidement au traitement . et Bisserie a signalé des faits analogues à une des dernières séances de la Société de derma-
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LES HAYONS X COMME ANAI.GÉS1QU E 3nl
Dû tûôme, certaines douleurs (dites rhumatismales) ont disparu à la suite du traitement.
Les résultats obtenus, chez les tabétiques, par Darier, Ziramern et d'autres avec le radium confirment tout à fait ce que nous venons de dire: les phénomènes devant être probablement de même ordre.
S*agit-il là d'un phénomène d'ordre psychique, ainsi que l'ont prétendu quelques auteurs ? Celte opinion ne parait guère soutenable. Dans les cas de cancer, se produit-il un peu de décompression des filets nerveux, ou ceux-ci sont-Us directement influencés?
Il faut cependant savoir que cette action sédative sur la douleur n'est pas constante. Certains cas sont tout à fait rebelles, eiil est impossible de pouvoir dire, â priori, si tel malade sera soulagé.
Néanmoins, la radiothérapie constitue une méthode de trai- -t tement facile à essayer contre les phénomènes douloureux v rebelles ; si elle ne donne pas de résultat favorable, elle ne présente nucun danger.
L'ampoule devra être placée assez loin de la région doulou- 1 reuse, de façon à Tir radier complètement. La pi- né i ration des* rayons devra être proportionnée à la situation des points douloureux : il y a généralement intérêt à se servir de rayons 7 ou 8.
On peut faire absorber de 3 à 5 H suivant les.cas et suivant les régions : les séances pourront être reprises tous les 8 ou 10 jours.
Il semble qu'il y ait intérêt à ne pas rester au-dessous de 2 à 3 H par application : certains carcinomes irradiés très r légèrement (1 demi H à 1 H) paraissent avoir été plus douloureux à la suite de cette légère dose. Peut-être s'est-il produit une sorte de stimulation ?
L'avenir nous renseignera peut-être sur ce point; mais, pour le moment, il faut nous contenter d'enregistrer les résultats,; sans pouvoir en établir la pathogène